OU
par mètre courant.
Deux poutres semblables, disposées à droite et à gauche du pont, reliées, de distance en distance, par des traverses inférieures, et renforcées contre les poussées latérales par de larges cornières, offriraient donc un moyen à la fois élégant et économique de construire les ponts de chemins de fer.
4 fis. Comparaison cé^b^ale des pokts en fer et des PONTS EN FONTE. — A Foccasion d'importantes constructions que la compagnie du chemin de fer du Nord avait à exécuter pour remplacer seize ponfs en bois, de la ligne d'Erquelines à Charieroi, il a été établi une comparaison intéressante entre l'emploi du fer et celui de la fonte, au point cte vue de la dépense et des facifiiés d'exécution.
Les études détaillées des projets de ponts en fer, pour ces seize passages de la Sambre, dont les portées étaient toutes comprises entre 14°». 80 et 22".80, et en moyenne de 19". 70, ont montré que le poids moyen de métal employé devait être de 1670 kilogr. par mètre courant de pont. Dans ce poids le fer entrait pour 0.88 et )a fonte pour 0. 12.
D'autres ponts en fer avaient été construits antérieurement sur la Sambre, pour la ligne de Samt-Quentin à Erquelines : l'un, à Aulnoye, de 22^.50 de portée, pesait 1840 kilogr. par mètre ; l'autre, de Haumont à Maubeuge, de 32m.50 de portée, pesait 2100 kilogr. par mètre.
De cet ensemUe d'étudiés l'oUi peut donc déduire que, dans les coBâitions de ces noui?dles constructions, un pont de 20 à 22 mètres de portée pèserait environ 1750 kilogr. par mèlre courasit, et un pont de 30 à 35 mètres, 2000 kilogr. par mètre courant.
52 QUATRIElfE PARTIE.
D'une autre part, l'expérience montre que, pour des portées de 24 à 30 mètres, des ponts en fonte exigent un poids de métal d'au moins 4000 kilogr.
Ainsi le pont de Montereau, de 24 mètres de portée, pèse par travée 96 000 kilogr., soit 4000 kilogr. par mètre courant. Une étude de pont en fonte de 30 mètres de portée, pour traverser la Sambre, sur la ligne de Saint-Quentin à Erquelines, faisait prévoir un poids de 4160 kilogr. par mètre courant.
Des ponts en fonte, établis par la compagnie de l'Ouest sur la Seine, ont employé les poids suivants :
Travées de 30 mètres, par mètre courant. . . . 4100 kil. — de 40 — — — 6000 —
L'on voit donc qu'en général, un pont en fonte pèse le double d'un pont en fer. Pour qu'il y eût égalité de prix, il faudrait que le prix de la construction en fonte fût la moitié de celui de la construction en fer, ce qui n'est pas.
Outre le prix de la matière elle-même, la construction des ponts en fonte destinés aux chemins de fer, qui sont presque toujours obliques à des inclinaisons différentes, exige la confection de modèles spéciaux pour chacun d'eux, ce qui occasionne une dépense considérable; celle des ponts en fer n'oblige qu'à des dépenses d'exécution.
Le montage et la pose des ponts en fer, composés de pièces d'un poids relativement moindre, sont incomparablement plus faciles que les opérations analogues des ponts en fonte, et peuvent, avec le fer, s'exécuter môme sans interrompre le service sur les ponts en bois que l'on remplace, ce qui ne saurait se faire avec les pièces de fonte.
Enfin la sécurité qu'offre l'usage du fer, dont toutes les pièces, faciles à examiner, ne peuvent avoir de défauts graves que l'on ne reconnaisse pendant le travail, tandis que ceux de la fonte sont presque toujours cachés et invisibles, justifie encore, à ce point de vue, la préférence que les ingénieurs accordent aujourd'hui généralement à l'emploi du fer forgé ou laminé pour toutes les grandes constructions.
APPLICATIONS ET RÉSULTATS D'EXPÉRIE^XES. 53
Planehers en fer*
416. L'emploi du fer dans les constructions, et en particulier pour l'établissement des planchers, a pris, depuis une quinzaine d'années, un très-grand développement, et l'étude des proportions qu'il convient d'adopter a acquis une importance assez grande pour qu'il ait paru nécessaire d'en faire l'objet d'une élude spéciale et d'expériences directes. Mais avant de faire connaîlrb les résultais qui ont été observés au Conservatoire, dans les expériences que j'y ai organisées, il ne sera pas inutile de rappeler d'autres essais faits, il y a déjà une douzaine d'années, sur des planchers en fer d'une construction fort simple.
417. Disposition des planchers en fers rectangulaires. — Ces planchers sont composés de barres de fer méplat, posées de champ, qui, engagées d'environ 0°».30 dans les murs, forment les solives principales, que l'on écarte habituellement de 0".75. Sur ces solives on pose, en les accrochant, des pièces appelées entretoises ^ en fer carré, de 16 millimètres ordinairement, que l'on place les unes à côté des autres, et dont le dessous affleure à peu près celui des solives. Ces entretoises sont placées à 0".75 l'une de l'autre environ.
Sur ces entretoises on place de petits fers carrés de 0".011, parallèlement aux solives , et engagés dans le mur, où ils se terminent par des crochets : ces petits fers sont écartés de
Cette charpente en fer supporte un hourdis en plâtras et plâtre, ou mieux en pots et en plâtre ou mortier, qui relie tout le système, et sur lequel on pose le plancher ordinaire. Le dessous pouvant immédiatement recevoir le plâtre des plafonds, on est dispensé du lattis.
Les dimensions d'usage sont les suivantes pour :
PORTÉES
des planchers
Mo H «0