KILOGRAMMES
kil.
mill.
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APPLICATIONS ET RÉSULTATS D'eXPERIENCES. 7
On remarquera que la flexion , pour 500 kiiogr., va en diminuant à mesure que la chargée augmente; mais cette différence s'explique par Timpossibilité dans laquelle on s'est trouvé d'obtenir, pour les 500 premiers kilogr., une flexion aussi peu considérable que pour les charges suivantes. Cet eflet ne peut s'expliquer qu'en admettant que le contact avec les appuis n'est pas assez intime lorsque la poutre n'est pas chargée, et cependant on n'a pu se mettre à l'ahri de cette circonstance , môme en chargeant par avance, et en dehors de la portée, les extrémités de la poutre d'un poids égal à celui qui devait être ensuite uniformément réparti sur sa longueur. Peut-être aussi les assemblages cédaient-ils un peu sous le premier effort; mais, quoi qu'il en soit à cet égard, toujours est-il que si nous retranchons des flexions totales la flexion /; = 2*^^580, et si nous cherchons après ce retranchement quelle est la flexion par 500 kilogr.^ nous trouvons successivement, à l'aide des chiffres du tableau précédent, 2»»».305, 2'»»».305, 2™«».260, 2miii 290^ et ces chiffres offrent certainement une concordance aussi exacte qu'il est permis de l'espérer dans de semblables expériences.
Nous admettrons donc, conformément à ces considérations, que la poutre construite par M. Kaulek, et soumise aux expériences faites au Conservatoire des arts et métiers, fléchit de 2™''".30 pour une charge uniformément répartie de 500 kilogr., et que la proportionnalité entre les charges et les flexions existe au moins jusqu'à une flexion totale de 11'"'".642 ou ^ delà portée, qui ne doit jamais être atteinte dans la pratique, et qui correspond à une charge totale de 2500 kilogr. Cette valeur de la flexion produite par une charge de 500 kilogr., introduite en même temps que celle de I dans la formule
C»XtpC donne
d'où l'on tire
pour la valeur dii coefficient d'élasticité. La faiblesse de la va-
leur du coefficient d'élasticité fournie par les poutres montre qi|e l'épaisseur donnée aux tôles qui réunissaient les deux fers à T simple , n*était pas suffisante pour assurer au solide une rigidité comparable à celle des solides d'uno seule pièce. C'est un inconvénient que Ton reproche en général aux poutres en tôle, et qui oblige à employer plus de métal qu'il ne serait sans cela nécessaire, tant pour s'opposer au plissement des tôles que pour assurer leur parfait assemblage à Taide de rivets.
Quant à la vérification de la conséquence théorique relative à la charge unique placée au milieu de la portée, elle n'a été faite que pour 315 et 630 kilogr., qui ont respectivement fourni des flexions identiques à celles de 500 et de 1000 kilogr. uniformément répartis. Or, on a fi^ = 0.630 et ^i^ = 0.630, tandis que la théorie indique, pour le rapport des charges, la valeur § = 0.625. Cette loi, déjà vérifiée sur les bois par M. Dupin, l'est donc aussi» par nos expériences, pour les poutres en fer.
581. Des poutres en bois avec armature en fer. — On a quelquefois essayé d'augmenter la solidité des poutres en bois en les garnissant extérieurement ou intérieurement de feuilles épaisses de tôle. Une expérience de M. Fairbairn montre que la différence de flexibilité des deux substances doit rendre les constructeurs circonspects dans l'emploi de ce système d'armature.
Une poutre en bois, de deux pièces de 0".305 de largeur et d'épaisseur, et de 6"\70 de portée, ayant à Tintérieur une feuille de tôle de 0".305 de hauteur, et de 0".0095 d'épaisseur, fortement serrée par des boulons, a été successivement chargée en son milieu, et l'on a mesuré les flexions-
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CHARGES