TOTALES
par
1000 KTLOGB.
de charge.
TOTALRi^.
par
1000 KiLOas.
de charge.
mill.
mm.
mill.
mill.
7500 Wl.
rupture*
rupture.
Les flexions observées dans ces expériences avant la rupture ont atteint, comme on le voit, les proportions suivantes :
1*' Exemple. — ~-^^ — = 7^7 de la portée.
2* Exemple. — --^ — =5io "^ ^^ portée.
Or nous sarons par toutes les expériences précédentes que de telles flexions dépassent celles qu'il convient d'admettre dans la pratique, et qui ne doivent guère, pour des constructions permanentes, être supérieures à ^ ou même à ^ de la portée.
L'on remarquera de plus que ces deux poutres se sont rompues sous des charges qui dépassaient fort peu celles qui avaient commencé à altérer l'élasticité, ce qui indique que les fers employés étaient durs et peu extensibles, et par conséquent très* exposés à se rompre , dès que les allongements proportionnels avaient dépassé les limites de l'élasticité» Il est donc nécessaire, pour nous rendre compte des effets qui se {Hrodaisent^dans la
flexion de ces poudres, de déterminer les allongemenfs qa*oiit pu sufatr les fibres les plus éloignées de leur axe de figure lon«gîtudinale.
Or la formule
du n'' 314 nous permet de calculer l'allongement proportionnel de ces fibres en y faisant
6 = 1" et C = 2"'.915.
Elle nou& donne pour la
, r. 1 ' ' 2 0"\01542X1" ^^^„^ l'^ Expérience . t = | . ,, — = 0^.0027i.
2« Expérience. i = |. ^^ ^,^^ — = 0".00368.
Mais» d'après les résultats généraux des expérienees connues, l'élasticité des fers ductiles s'altère dès que l'allongement proportionnel atteint la valeur i=0". 00080, et celle des bons fers en barre l'allongement i= 0"*. 00066. Par conséquent, dans ces expériences, le fer de la cornière inférieure des poutres a subi un allongement proportionnel plus que triple dans la preniière, et plus que quadruple dans la seconde » de celai par lequel l'élasticité des bons fers commence à s'altérer.
L'on a fait remarquer plus haut que les fers de ces cœmières, en se rompant presque aussitôt que les flexions» et par conséquent les allongements avaient atteint les limites dé l'élasticité , s'étaient comportés comme des fers durs , et cet ensemble de circonstances explique comment ces poutres se sont roni/piies sous des charges inférieures à celles que les règles^ ordinaires auraient indiquées
Observattons. — Ces résultats et ces réflexions nous montrent :
1*" Que les solides de ce genre, par suite de la flexibSité de leurs assemblages» ne peuvent être assûnités , quant à la réais-
tance à la flexion et à la rupture , à des solides continus comme une poutre en tôle ou une poutre à double T, dont toutes les parties sont solidaires et participent aux efforts développés par les réactions moléculaires pendant la flexion ;
2"" Que les considérations statiques de décompositions des efforts, suffisamment exactes pour des solides simples tels que les charpentes ordinaires, le sont beaucoup moins peut-être quand on les applique à des pièces compliquées, offrant de nombreux assemblages, dont le jeu peut modifier beaucoup la transmission des efforts ;
3"* Qu'enfin les pièces de ce genre ne sont pas susceptibles de supporter des efforts aussi considérables, à beaucoup près, que ceux que Ton déduit de ces considérations statiques.
481. Influence de la multiplicité des assemblages. — Les poutres dont nous venons de nous occuper étaient d'une construction aussi simple que possible , qui a été adoptée dans beaucoup de cas pour les poutres armées et pour les arcs de certaines charpentes. Cette forme a offert les avantages de la légèreté et de l'économie , et comme dans des cas pareils les charges sont estimées notablement au-dessusNde leur valeur réelle, Ton a été généralement satisfait de son emploi.
Mais pour les grandes constructions, telles que les ponts de chemins de fer, les ingénieurs ont compris que la multiplicité des assemblages pourrait avoir pour effet de rapprocher davantage les poutres en treillis des solides continus, et sous ce rapport je crois qu'ils ont eu raison.
Cependant l'étude de ce genre de construction ne me paraît pas encore complète, et je ne suis pas, pour ma part, suffisamment édifié sur le mérite qu'on lui attribué. Je crois donc qu'il serait fort utile que des expériences méthodiques fussent exécutées sur des poutres en treillis de divers dispositifs, et c'est ce que je me propose de faire dès que j'en aurai l'occasion et le temps.
482. Poutre en treillis formée d'armatures entre-croisées. — Passons à un troisième dispositif qui n'est qu'une mo-
dification du premier, et qui consiste en des armatures en nombre double et disposées symétriquement à celle du premier dispositif, de telle façon que fss sommets des triangles du second se trouvent placés au-dessus du milieu des bases des triangles du premier, eivice versa ^ ainsi que le représente la
figure ci-dessous.
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