‹ Résistance des matériauxChapitre 67 sur 123 · EN FRACTIONS · texte numérisé non relu

EN FRACTIONS

décimales.

Acier non trempé

Acier trempé jaune, recuit à 65^

Fer doux forgé

Fer rond ^assé à la filière

Or de départ

Or au titre de Paris , recuit ....

Or d° non recuit

Cuivre

Cuivre jaune ou laiton

Argent au titre de Paris

Argent de Coupelle

Etain des Indes ou de Malacca . .

Plomb

ordinaires.

ïïëT

5ÎÏÏ

Nous avons appris à calculer la tension qu'il convient de donner à un tirant pour qu'il maintienne les extrémités des pièces qu'il réunit à la distance convenable, et nous avons vu que, pour la stabilité de la construction, il ne fallait pas que cette tension normale dépassât 6^^.102, par exemple, pour le fer doux, dont la limite d'allongement élastique est de 0'".00066 par mètre, et correspond à une tension 12^^.205.

Or, si Ton suppose que la charpente ait été mise en place à une température f, et que par un refroidissement la température devienne t\ l'abaissement sera de t — t'.

D'après MM. Laplace et Lavoisier, les dilatations et raccourcissements qu'éprouvent les corps solides entre certaines limites sont proportionnels aux variations de température dans un rapport qui, pour le fer, est de 0«".00122 pour une différence de température de 100 degrés. Par conséquent, pour la différence de température t—f^le racccgircissemenl serait

et comme on sait que le fer doux, étiré comme celui dont on fabrique ces tirants, s'allonge de 0°'.0008 par mètre sous un effort de 14^.75 par millimètre carré de section, il s'ensuit que l'accroissement de tension correspondant à la variation de longueur 0°^. 0000 122 (f— par mètre sera donné par la proporlion*;

o^^.ooos : 14^.75 :: 0".ooooi22(ï— ï*) : a? =0^.225 {«—0,

ou, pour un mètre carré,

Lors donc que l'on aura déterminé la tension T d'un tirant

quelconque en fer employé dans les charpentes, l'effort corres-

T pondant supporté par chaque mètre carré de sa section sera j,

et il faudra que cet effort, augmenté de celui qui correspond à la variation de température, soit au plus égal à la tension qui correspond à la limite d'élasticité, et qui est de 12000 000 kil. On devrait donc avoir la relation

M. Ardant pense que l'on peut admettre pour limite supérieure de la tension, momentanée, il est vrai, qu'éprouve, lors du refroidissement, un tirant en fer, la valeur de 12 000 000 kil. par mètre carré ou 1 2 kîlogr. par millimètre carré ; mais il serait plus prudent de n'aller que jusqu'à 10 kilogr. par miUimètre.

On voit, du reste, qu'il conviendrait de monter ces chai'pentes à des époques de l'année où la température serait basse, plutôt que dans l'été.

Page 1