‹ Résistance des matériauxChapitre 9 sur 123 · AR=A'R · texte numérisé non relu

AR=A'R

ce qfû rééaiï la préeédenie à

PC=ARd fi + ±=JN = AR6= A'R'&.

Cette formule revient à celle que l'on obtiendrait en supposant que la rotation se fit alternativement autour du sommet et du fond, ce qui est la méthode de calcul indiquée par M. Clark.

Si, au lieu de supposer le tube chargé en son milieu d'un

poids 2P, on considérait une charge uniformément répartie

pu 2pC, il faudrait remplacer, comme on le sait, P par ^y ^

l'on aurait

ipG«=AR6=A'R'6.

592. Valeurs des constantes R et R'. — Dans celte formule, R et R' sont les valeurs des charges directes qui, par compression ou par extension, produiraient la rupture, et la grandeur de ces quantités pour chaque substance conduit au choix qu'il convient d'en faire selon la position où l'on doit les placer.

Ainsi, d'après des expériences diverses, les ingénieurs anglais ont admis que la résistance de la tôle des tubes à la rupture par extension était 18*"""«,6 par pouce carré, ou 28^'^ 68 par millimètre carré, ce qui revient à

par mètre carré, et que sa résistance à la rupture par compression n'était que de 14**'""".8 par pouce carré, ou 23^.29 par millimètre carré, ce qui donne

par mètre carré, et conduit à

593. Observation sur l'emploi de la fonte. — D'une autre part, la résistance de la fonte étant de Z5 à 80 kilogr. par millimètre carré pour la compression, et de 10 à 11 kilogr. seulement pour l'extension, quelques ingénieur*, se plaçant toujours au point de vue de la rupture, en ont conclu qu'il <;onvenait d'employer la fonte pour le sommet des ponts tubulaîres et la tôle pour le fond.

Mais si l'on se reporte aux expériences sur la compression comparative de la fonte et du fer, rapportées au n° 166, on reconnaîtra sans peine que, dans les limites où l'élasticité n'est

*M. Hodgkinson dit môme, page 178 de renquêle, que, au delà de 15 tonnes par pouce carré, ou 23''".61 par millimètre carré, pour Textension, et 12 tonnes par pouce carré, ou IS^^ÔS par millimètre carré, pour la compression, la ténacité du fer est altérée, ce qui établit le rapport

pas altérée, le fer étant moins compressible que la fonte» et les flexions devant être aussi restreintes que possible, il convient, au contraire, de préférer le fer à la fonte, comme Ta fait M. Fairbairn dans les tubes qu'il a construits.

594. Application des données du n' 588 au tube du pont DE- Gonway. — Si l'on appliquait la formule

pG AR6 __ A^R^6 2 ■" G "" G

au tube du pont de Gonway, en y supposant

et, successivement,

'A = 0"-^.432I5 et A' = 0'"-^.33346,

on trouverait, pour le coefficient pratique de résistance de la tôle à la compression,

gg^ 13841X6? ^,4,3800.1, 2A6 2X0.43215X7.78 '

ou environ le tiers du coefficient de rupture, égal à

23 290 OOO»'»,

valeur admise par les ingénieurs anglais (n** 59S).

Pour le coefficient pratique de résistance de la tôle à l'extension, on trouverait

ou environ le tiers de la valeur

que les mêmes ingénieurs admettent pour la résistance de la tôle à la rupture par extension.

Ges valeurs dépassent de beaucoup, comme on le voit, celle de

que nous avons adoptée.

De cette comparaison, et de la complète sécurité que paraissent offrir les ponts tabulaires de Conway et du détroit de Menay, nous croyons pouvoir déduire une nouvelle confirmation de la confiance que Ton pourra avoir dans des constructions où Ton adopterait pour coefficient pratique de résistance à la compression et à l'extension *"

comme nous Tavons fait jusqu'ici*

On doit, en effet, se rappeler que les considérations relatives à la rupture, et les conséquences qui en sont la suite, sont loin de présenter la même exactitude, le même accord avec l'expérience, et par suite la même sécurité, que celles qui sont basées sur les compressions, les extensions et les flexions renfermées dans les limites où l'élasticité n'est pas sensiblement altérée.

Or on a vu^ malgré de légères différences, que, entre ces limites, la i^istance du fer, ou, ce qui revient au même, son coefficient d'élasticité E, a sensiblement la même valeur pour la compression que pour l'extension, et qu'il convient, en général, pour rester dans ces mêmes limites, de ne pas donner à la constante R une valeur plus grande que 6 kiiogr. par millimètre carré, oa 6 000 000 kiiogr. par mètre carré.

Dans leurs calculs, les ingénieurs anglais parassent indiquer que la valeur de R, pour la tension, ne doit être, par millimètre

carré, que de 7*^.77

et pour la compression de 3^.90

quantités dont la moyenne 5^'^81

s'éloigne peu de celles que nous venons d'indiquer; mais on vient de voir que, dans la^onstruction des ponts tubulaires, ils se sont beaucoup écartés de ces limites.

395. Charge admise dans les calculs des ponts de chemins DE fer, par les ingénieurs ANGLAIS. — Lcs ingénieurs anglais, dans leurs calculs de ponts de chemins de fer, paraissent admettre qu'un train pèse une tonne anglaise par pied de longueur, ce qui revient à 3330 kiiogr. par mètre, et nous sem-

Ue excessif, surtout pour des ponts tatmlahies à une seule voie^ où Ton est sûr qu'3 n'y aura jamais qa'nn seul train dans le tube. Au pont de Conway, le poids d*nn tube était de 1 320800 kil., répartis sur une longueur totale de 125". 66, ce qui revient à 10511 kilogr. par mètre; de sorte qu'au moment du passage d'un train, la charge par mètre courant, qui se compose de deux élémei^ts, 10511 kilogr. par mètre pour le poids propre du tube, et 3330 kilogr. pour la charge du train, devrait être estimée à

Celte estimation était alors exagérée, car une locomotive des plus grandes dimensions ne pesait, à cetteépoque, que 24 000 kil., et avait environ 10 mètres de longueur, ce qui ne revenait qu*à 2400 kilogr. par mètre courant, même en supposant un train entièrement composé de locomotives.

Dans les premiers chemins de fer français, les v^agons Yides ne pesaient guère que 3000 kilogr. ; mais leurs dûnensions, leur solidité ayant été successivement accrues, leur poids a atteint, dans ces derniers temps, les valeurs suivantes sur le che* min de Paris à Lyon :

DÉSIGNATION

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