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LA RESPIRATION ET LES COLLAPSUS DANS LE TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE

Appliquées aux collapsus, les données que nous venons de voir se compliquent du mode d’action de chacun d’eux.

Le pneumothorax réduit le volume du poumon. Il supprime la solidarité de cet organe avec la paroi, conséquence du vide pleural, et le propre poids du poumon s’exerce en faveur de son pouvoir rétractile. Cette détente ne donne pas l’immobilité totale, mais une restriction de la fonction physiologique. Les sections de brides lèvent l’obstacle qui minimisait l’action de la pesanteur sur le parenchyme. Remarquons que pour Paropr (Mécanique pulmonaire - Masson 1935), la compression aboutirait à la création de forces nouvelles et opposantes.

L'effet maximum se retrouve dans la thoracoplastie ou par désossement la rigidité thoracique disparaît, la résection se pratiquant jusqu’à la septième côte au moins, de manière à libérer en avant le massif scapulaire qui achève l’affaissement du poumon. Alors, contre les troubles de la statique un nouvel équilibre s’établit (Indications et résultats de la thoracoplastie, LeurEer et CAUSsIMoN, Congrès de Marseille, 1935).

L'action de la pneumolyse extra-pleurale est la même, bien que limitée en étendue et en profondeur (Leurer et CAUSSIMON).

Dans la phrénicectomie, le diaphragme remonte et supprime une partie plus ou moins vaste du champ respiratoire.

PVO

Les relations entre la circulation, la respiration et les collapsus, ont été étudiées dans deux articles de CoBer (München médical, Septembre 1933 et Novembre 1933; Respiration dans la tuberculose pulmonaire, signification comme indication pour la collapsothérapie).

I1 déclare notamment qu'il faut une plus grande amplitude respiratoire pour arriver à une hématose égale au cours d’un effort chez un tuberculeux, et qu’il reviendra plus lentement au repos. Passant dans des régions congestives, le sang ne s’artériolise pas, d’où « superventilation des parties restées saines ». C’est l’explication de l’emphysème vicariant, compensateur du côté opposé, si fréquemment observé à l’écran radioscopique et constaté par tous les auteurs. Ayant montré la corrélation de la respiration et de la circulation, CoBer se préoccupe des désordres que le pneumothorax cause à la circulation. Il défend la pratique du collapsus de détente, surtout à droite, par crainte de gêne circulatoire au niveau du foie et de la veine cave. Le pneumothorax comprimerait les parois minces du système veineux qui résiste mal et aménerait des œdèmes. Pratiquement, cette hypothèse ne se vérifie pas. La diminution du territoire respiratoire soulagerait le travail du cœur. Le diaphragme, pressant sur la base, aiderait la circulation dans la phrénicectomie. Seul, un médiastin rigide autorise la thoracoplastie, d’après CoBerT, en évitant le danger du désiquilibre médiastino-cardiaque. D'accord avec Jesse, il pense que l’intoxication tuberculeuse progresse chaque année et qu’au bout de dix ans, le cœur est trop fatigué pour tenter un collapsus chirurgical. Pour FrerMax, les troubles consécutifs à cette mé. thode sont beaucoup moins importants.

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