VALEUR DE LA CAPACITÉ VITALE TIRÉE DE LA THEORIE
Des études approfondies ont prouvé qu’il n’y a aucun parallélisme entre l’étendue des lésions tuberculeuses et la C. V. (BzaumonT - Antony). Les multiples causes de variations envisagées le laissaient prévoir. La valeur de la méthode n’est pas absolue. Ce serait rendre mauvais service à cette manière de procéder que de lui donner une signification à laquelle son essence même s’oppose. Personnellement, nous croyons qu’il faut être très prudent si l’on fixe par des chiffres de la C. V. les raisons d’intervention et de pronostic. Nous ne partageons pas l’avis des auteurs qui déduisent de règles trop immuables leurs conclusions à ce sujet.
LIEBERMEISTER, par exemple, ne fait pas de pneumothorax si la capacité vitale est au-dessous de 1.500 cc. A. LanDpau, B. Grass, A. Pruszczyxski se contentent de 2.000 ce. Dans le pneumothorax, l’abaissement de la C. V. peut arriver à 800 ce. ou 600 ce. pour LIEBERMEISTER. SEHLEM- MER, GELERA considèrent qu’il y a proportionnalité entre la quantité d’air de la C. V. et des pneumothorax. Hawaniski, LIEBERMEISTER, Moro, estiment que le pneumothorax fait baisser la C. V. plus que le comporterait la quantité d’air introduite dans la plèvre. Cette réduction exagérée, provient :
1° — De la distension de l’air insufflé, consécutive à
son échauffement par la température du corps;
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2 __ De l’inhibition respiratoire sous l’influence de la douleur et du réfiexe pleural.
Bonnin rapporte des chiffres bas de la capacité vitaie dans la collapsothérapie (de 800 cc. à 1.900 ce.).
Un bon pronostic résulte d’une €. V. dépassant l’ancienne, après traitement (Hawaniski). CavazzurTri fait aussi un bon pronostic d’un accroissement de la C.V. après phréniceetomie. Kocxs observe une réduction du tiers, à la suite de la thoracoplastie. Prery et BoissEau, dans une étude très détaillée et claire, donnent à la C. V. sa vraie valeur.
La capacité vitale doit donc s’ajouter aux autres moyens d'investigation. Une division des formes de tuberculose, une classification en groupes bien définis, basée sur la C. V., ne nous paraît pas souhaitable. Il faut, au contraire, la rechercher dans chaque cas, la confronter avec les divers symptômes, qui compléteront le faisceau de preuves donnant l’image la plus fidèle de la maladie. Acquisition supplémentaire physiopathologique, elle a pu figurer comme le seul facteur conduisant au diagnostic, dans une série de cas où les examens cliniques, radiologiques et de laboratoire, étaient identiques (Laxpo, B. GLass et A. Pruzc- ZYNSKI).
En définitive, là comme partout ailleurs dans la médecine, le dernier mot revient au clinicien. Muni des matériaux que son esprit groupe, son jugement décide. C’est dans cette idée que nous allons aborder le côté expérimental de ce travail.