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A Taide de cette égalité, si Ton connaît la pente-limite en un point du torrent, on pourra, par la simple comparaison du débit et du périmètre mouillé dans chaque section normale soumise au même état torrentiel, déterminer le profil complet de la compensation.
Si Ton considère, dans un tronçon à débit constant, deux sections MN et M'N' (fig. 10) dont les périmètres mouillés sont C et C, on obtiendra le rapport dos pentes de compensation dans ces deux sections par la relation :
tg a c ^ ^
Donc, dans un tronçon à débit constant, la pente de componsatioii varie en raison directe du périmètre mouillé.
Si maintenant l'on considère doux sections M'.N' et M'N" de mônic périmètre mouillé dans deux tronçons soumis au mi'-me état de torrctitialité, et dont les débits sont <J et Q' , on aura :
tg" "
Par consc'quent, dana un torrent dont le péiiiiièlre mouillé serait à peu près le même, le profil de compciisalion serait formé de pentes variant en raison inverse du débit ; ce dernier allant toujours en augmcDtanl de la source à l'embonclinro, les penlf>s iraient on diminuant de l'ftmoDt vers l'aval, et par suite le profil de compensation serait concave vers le ciel.
Il est estrômemeut rare qu'un torrent ait la même section en chaque point de son profil en long ; le plus sonvent on rencontre, dans lu profil en travers, des allertialivcs de rétrécissements et d'élargissements; ordinairement une grande largeur est comprise entre deux étranglements. M, Costa de Bastelica, m constatant ce fait, montre, par un raisonnement qu'il serait trop long de reproduire ici, qu'entre deux rétrécissements la forme générale des dépAts est une courbe de la forme ABC. présentant nu point il'iiiilexion en B, concave vers le ciel en aval de ce point et convexe en amont.
On arrive au même résultat en appliquant l'équation (22). Le lit s'élargissant de a en b, la pente de compensation augmente avec le périmètre mouillé ; puis le Ut se rétrécissant de /' en c, les pentes diminuent; et l'on obtient, en déOnitivc, une concavité de A en B, et une couvoxité de B en C.
Fig. as.
Un résumé, la forme générale du prolil do compensation est
TRANSPORT ET DÉPÔT 9o
une courbe concave vers le ciel, puisque le débit augmente de Tamont vers Taval. Mais cette forme générale est modifiée dans chaque élargissement du lit, comme le moulre la figure 28.
Lorsque le lit d'un torrent n'est pas contenu entre deux berges déterminées, les eaux se dispersent et la hauteur II de la formule (16) devient très faible. Il en résulte une augmentation très considérable dans la valeur de la pente de compensation. M. Breton Ta désignée, dans ce cas, sous le nom de pente de divagation,
La pente d^ équilibre et la pente de divagation sont les deux valeurs extrêmes de la pente de compensation.