TORRENTS A CLAPPES KT TORRENTS GLACIAIRES
3 mëtres, et la réunion de ces deux paroments forme éperon ; c'est là qu'est le maximum de la hauleiir de l'ouvrage qui va en
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dimÏDuanl vers la base. Géométriquernenl c'est une sorlc de pyramide Iriangulairc dotit l'une des faces, très inclinée et longue
Fi g. 61.
de 8 m. au plus, s'appuie sur le versant et dont le sommet se ' dresse au-dessus d'une crête verticale, qui oppose son tranchant \ à l'éboulement de la neige.
Les lournes sont <^lablies par Igs montagnards pour proté^^ leurs habilatiotis. Ce d'l'SI pas \k qu'il faudrait les édifier, mais au-dessus du couloir. Elles son! iusufiisaotes pour arrêter une avalanche au milieu de sa course, à cause de la vitesse acquise. Mais elles peuvent résister au glissement initial, car si les oeiges se précipitent dans les couloirs, c'est que le lit supérieur sur lequel elles reposent est dépourvu d'aspérités.
11 faut une grande sùreië d'observation pour déterminer les emplacements de ces ouvrages; leur conservation et leur efi préventif dépendent du cboix de ces emplacements.
as. Plnees de «lép*«. — Quand on aura corrigé la ] inférieure de la gorge d'un torrent au moyen de barrage:
TORREMS A CLAPPES ET TORRENTS fiLACIAIRES
consolidation ; quand on aura relcnu dans les parlics supérieures les ëboulis des moraines, des clappes et des avalanches, tout n'est pas Eïni dans la lutlc contre le torrent. Quelques matériaux peuvent être entraînés encore sur le lit de déjection. Si l'on veut retenir ces derniers sur ce lit, on les arrêtera au moyen de placea de dépAt (voir l'ouvrage de M. Demontzey).
En dessous du dernier barrage de consolidation d (lig. 62), on établira, à cet effet, un perré A destiné h diriger le courant vers l'emplacement choisi A disposé en hexagone et entouré de digues a formées de terre et de pierrailles prises sur le cône, avec revêtement inlérieur en pierres si>ches. Au tiers et aux deux tiers environ du grand axe s'élèveront deux petites digues no de m^^me hauteur que celle du périmJitre ; cette disposition a pour effet de forcer les dépôts à se faire horizontalement et non en forme de cône. A l'extrémité inférieure, la place de dépôt se rétrécit pour aboutir à un canal / destiné à conduire à la rivière les eaux débarrassées de matières étrangères. En amont de ce chenal se trouve un triple grillage c composé de forts pieux et destini? a retenir les matériaux qui ne se seraient pas déposés, puis au-dessous un perluis / avec une vanne pour ne laisser passer quo des eaux parfaitement décantées.
Une fois cette place remplie jusqu'à la hauteur voulue, on en établit une seconde et on reboise la première pour lîxer délînîtU vement le sol, sauf à la rendre à l'agriculture quand les conditions de stabilité seront suffisanles.
cBÀPrTBE xn
cussinuTiDN m bauigis
On ronolruit, rlaa» tes torrcnls, trots espèces de barrages : les barrages en pierres, les barrages en bois et les barrages vivants.
BARUAfiES EN PIERRES
ftA. >•»«(«■ reetlllfiies et barmireii carvllicnea. —
Od distingue trois types principaux de barrages en maçonnerie, suivaul la forme des parements.
Le premier type comprend les ouvrages dont les deux parements sont des surfaces planes; on les appelle barrages rectilignes.
Le deuxième type renferme les ouvrages dont le parement amont est une surface plane perpendiculaire à l'axe du torrent, et dont le parement aval est disposé en voûte horizonlale.
Le troisième type comprend les barrages dont les dt'ux parements sont disposés en voûtes.
Les ouvrages renfermés dans ces deux dernières catégories prennent le nom de barrages curvilignes.
Si les berges sont inafrouiliablcs et formées de rochers qui ne peuvent être ébranlés, il est évident que le barrage appuyé sur ces rochers aura plus de solidité s'il a la forme d'une voùle horizontale dont la concavité est tournée vers l'aval ; l'ouvrage résistant par ses points d'appui à tout elFet de glissement et de ren-
CLASSIFICATION DKS BARRAGES
Tersement, devra seulement pouvoirs'oppoHer» récrnacmont, et encore, comme on le verra plus tard, la force do compression csl considi^rabloment diminuée quand le mur n'n pfts mio grande longueur.
Mais il faudra bien se garder, quand un barrage devra être élabli entre des berges en mouvement, de lui donner cette forme de voûte. La poussée de ces berges est, en effet, considérable; elle agît généralenfent suivant la corde de la voûte, et dans ces circonstances une voûte n'est pas susceptible d'une bien grande résistance. La forme recliligne est, dans ce cas, bien plus favorable, parce qu'alors le barrage résiste à une poussée dirigée suivant su longueur, c'cst-à-diri' suivant sa plus grande dimension.
&3. Fruit deii bnrrnge*. — Les barrages étant des ouvrages destinés à résister à une pression venant de l'amont, il est nécessaire de donner un fruit au pan-menl d'aval. Dans ces conditions, le parement d'aval d'un barrage cuiviligne devient une surface conique, ayant pour génératrice une ligne inclinée suivant le ■ fruit aiioplé.
Ordinairement on fait vertical !e parement d'amont ; quelquefois, mais irîîs rarement, on lui donne aussi un fruit.
M. Vaultrin, inspecteur des forêts, dans un article qu'il a publié en 1881 dans la Revue des eaux et forêts, indique le moyen de calculer le fruil7tà donner au parement d'aval, pour qu'aucune pierre ne puisse atteindre le mur de clmte, le radier étant destiné à en supporter seul le choc.
On sait qu'un mobile animé d'une vitesse initiale v et tombant d'une hauteur y décrit, sous l'inlluence de la pesanteur, une Ira-
jectoiro parabolique qui a pour équation : «*'= — y, g étant l'accélération,
Cela étant, je considère le filet inférieur d'une masse liquide passant sur le couronnement BC d'un barrage CBID; ce filet décrira une parabole B«, et si je désigne par Il (lig. 0.")) la liaateur de ce mur au-dessus du lil du torrent, j'aurai, en vertu do lêqualion
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Or, la qiianlitiS AI psI égale à nh ; (?t pour que les matériaux qui 4 tombent du couronnement ilu bai'ragc ne puissent atteindre Je j parement d'aval, il faudra satisfaire à l'inégalité :
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C'est avec intention que j'ai appliqué le calcul au filet inférieur ; car si les matériaux entraînés par celui-ci ne louchent pas la paroi d'aval, il en sera de même, àfortiori, des autres.
On aura une limite supérieure de la valeur de n en écrivant :
M. VauJtriu pense que, pour trouver cette limite supéi'ieure, il faut metire à la place de i* la vitesse moyenne des eaux, à partir de laquelle le fond du canal commence â être dégradé par l'enlraînemonl des matériaux qui le constituent, et il adopte les chiffres déterminés expérimentalement par Dubuat.
Or, il ne s'agit pas ici d'une dégradation du lit, mais d'un simple entraînement de matériaux. Il est clair qu'il faudra une vitesse moins grande pour entraîner dos pierres reposant sur le lit que pour enlever celles qui constituent le lit lui-même. Dts loi-s, nous pensons qu'il vaut mienx mettre, à la place de i\ la vitesselimite d'entraînement des pierres les plus petites qui pourraient dégrader le parement d'aval. Lorsque u atteindra la valeur de cette vitesse-limite, les matériaux entraînés tomberont au pied du barrage sans toucher au parement. Lorsque v dépassera cette valeur, les matériaux seront projetés au-delàdu pied du mur, et celui-ci ne sera pas atteint,
Nous avons montré, dans l'article 22, que la vitesse-limite d'entrainemenl d'une pierre de 0,30, dont le poids spécifique est de 2,4, est égale à environ 2 m. Si noua voulons que les matériaux de cette dimension no touchent pas le parement d'aval d'un barrage de 5 m. de hauteur, il faudra que le fruit de ce parement soit inférieur à :