BARRAGES VIVANTS
On distingue, parmi les barrages vivants, les clayonnagei les fascinages.
On divise, suivant leur importance, les clayonnages en clay nages de premier ordre et clayonnages de deuxième ordre, même division s'applique aux fascinages.
5V. Clayounai^es. — Les clayoïmages de premier ordre p< vent atteindre 20 à 30 m. de longueur, mais on leur donne ra ment une hauteur supérieure à 1 m. 50.
Ils se composent de piquets enfoncés profondément on te dans une direction perpendiculaire à Taxe du torrent et en lesquels sont entrelacées des branches de saule (fig. 70}. Ces quets sont de deux sortes : les uns, les plus gros, sont en bois t tel que le mélèze ; les autres sont des plançons de saule appe à végéter. Les premiers sont disposés généralement à 1 m. d'i en axe, et les autres à m. 33 ; il y a donc doux piquets de sa dans l'intervalle de deux piquets de mélèze.
Les létes de tous ces piquets sont reliées entre elles par Ir pièces appelées longrines, dont l'une est horizontale et les Ai autres inclinées. Cette disposition a pour but de donner à la p tio supérieure de l'ouvrage la forme d'une cuvette analos^Ui celle des barrages en maçonnerie.
CLASSlGATKJiN DES UAKItAr.ES 119
Le troBsago vsi formé au moyen de branches de saule disposées alleriitilivemeul on avant et en arrière doa piqueta.
Pour augmenter la résistance de ces ouvrages, on les incline quelquefois vers l'amont en leur donnant par ce fait un fruit varîaul de 3 à 10 p. 0/0. Mais il semble plus avanlageus de les faire presque verticiiux, afin de soustraire le tressage à l'action des matériaux cliarriés par les eaux.
Les clavonnages de deuxième ordre se distinguent des premiers par les trois caractères suivants : {" leur hauteur ne dépasse pas généralemeutO m. 50 à m. 60; 2° les piquets de mélèze sont partout remplacés par des piquets de saule placés à m, 33 l'un de l'autre; 3" vu le peu d'importance des ouvrages, les piquets ne sont pas reliés par des lougrines.
as. FnneiuMgeii. — Les fascinages de premier ordre se composent de piquets de bois dur espacés de i m. d'axe en axe, disposés de manièi'e à présenter une légère courbe convexe vers l'amont (fig. 7t ), cl devant lescjucls on place généralement trois fascines assez longues pour que leurs extrémités puissent être encastrées dans les berges; ces fascines sont faites avec des branches de saule, elles sont attachées aux piqiiels,et elles ont ) m. lie circonférence, de sorte que l'ouvrage a une liauteur de I m. qui se réduit à m. 80 par le tassement. Quelquefois ou met cinqfas-
cines l'une au-dessus de l'autre, ce qui donne au barrage, t le tassement, une hauteur d'environ 1 m. 50.
Flg.71.
Les fascioages de deuxième ordre sont également encaslrès dans les berges : mais ils ne reufermenL généralement qu'un oa deuJi rangs de fascines ; les piquets sont toujours en saule, et on les enfonce quelquefois au milieu des fascines au lieu de le$ mettre en avant.
CHAL'ITBE Xill
ETUDE IIU TORRENT il) POINT DE VUE DE U CORRECTION
S». Lever* et pl«nii (o|>o|irnpliiqu«>H. — l'ii commencera d'abord par lever, dans cliatiiiL- torrent :
1' Le plan du lil et des berges dans toutes les parties qu'il y aura lieu de corriger ;
2° Le profil en long correspondant ;
3" Lue série de prolils en travers pris à chaque changement important dans les conditions des berges.
A cet effet (lig. T2), on trace, suivant l'axe du torrent, el ii partir du point le plus bas, une série d'alignements droits ; puis l'on place des piquets à chaque changement de direction (3, 5...}. et k chaque changement soit dans l'inclinaison de Vaxc, soit dans les conditions des sections normales a cet axe (2, 4 ..).
Les instruments les plus commodes pour les levers sont la boussole Goulieret le tachéomètre.
)\ ^ï"] -^ laide de l'un ou de l'autre de ces instruments. Il I on pourra, en effet, obtenir tous les éléments né- ' cessaires h. la construction du plan el du profil
en long, savoir :
1" Les orienlements magnétiques ou conventionnels des lignes 1-3, 3-5, 5-li.... qui permettront de délerminer.sans accumulation d'erreurs, les angles 1.3.3, 3.5.6....
2° Les différences de niveau des points successifs 1, 2, 3, 4, S, 6..., soil que l'on emploie le nivellement indirect avec la fiole fi.ve, soit que l'on fasse usage du nivellement direct avec la fiole mobile.
iSÈ
3* Les distances avec le secours de lasladiaou de l'euthymëtre. U est à remarquer que les chaînages seraient très diFGciles sur ces pfiili's f\L'us-ivvs l't linninTaiciil ilc miiins lions résultais que les procéiliis stadiniélriiiucs'.
Quant aux levers des prolild en travors, on pMit faire usa^ de deux règles graduées, d'un fit à plomb et d'un niveau de maçon ou d'un niveau à bulle d'air.
Tous lea piquets doivent ètro repérés avec Bold, ABtl qu'on puisse les rétablir au besoin.
Lo lever terminé, on fait le rapport dos plans, en y traçant les cbcmiits, tes carrières, lesdiiïérenli^s natures de sol, lesemplacements paraissant propres lï la coiistrui^linn des barrages (voir art. 61). en un mol louto» le» donnéM nécessaire* pour obtenir la topographie du lorrent el guidi^r l'agent ebarjA de lll râdacUoQ des projets.
Le plan doit renfermer le lit du torrent, ainsi qoe sel bfli^es tout cnlièrt-'s, jusqu'à l'arèlB vive qui les sèparf dts vetTsAtita proprement dits. Il n'nsi pas iiéressaîre d'alh^r Jusqu'au point le plus élevé, mais jusqu'au point le plus liaut de la paflte à corri-
r. Lb Ht de déjcclioii doit aussi figurer sur le plan.
Fig. 78.
Si sur certains points l'on rencontre des glissements, on en déterminera les limites en traçant, sur le lerruiii qui Iravailli". un axe rattaché à 2 piquets A et B tout à fait on (ioliors <Iu mou-
1. Voir mi notice sur les Itutrumenli itadiméiriqaex. vrault cl O", éditeurs, 5, rue des lleauxArts.
, Berger-Le-