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ÉTUDE EN VUE DE LA CORRECTION

vemeiU. Sui- cel Ase on lèvera un certain nombre de profils en travers dont (ous les piquitls seront repérés, par un chaînage aijricux, à la ligne AB ; les télés de ces piquets seront aussi nivelées (fig. 73). Au bout il'uti certain temps, pendant lequel ou a laissé travailler le terrain, on rclablil l'axe AB el les proKls en travers, puis un étudie les variations des piqueta lanl en pian qu'en altitude. On voit ainsi quels sont les abaissements, les boursouQcmenls du terrain, et quelle est la direction du mouvomenl. Les piquets extrêmes qui n'ont pas bougie indiquent les limites cherchées.

On a l'habitude, pour éviterla confusion, de donner une teinte spéciale à chaque nature de sol el de roche.

L'analogie complète qui esisle entre les épures à dresser et celles dos roules (plan terrier, prolil en long, profils en travers) me dispense d'entrer dans de plus longs détails à oc sujel.

Pour les ravins, on lèvera, comme dans les torrents, le profil on long; mais on pourra se contenter d'un plus petit nombre de prollls en travers, el cela pour plusieurs raisons : Et d'abord, comme il no s'agit que de barrages de peu d'importance, il n'est pas iicSccssairc de faire, pour cliBcun d'eux, uti projet spécial ; ea second lieu, les modiflcations dans le^i profils eu travers sont beaucoup moins nombreuses el beaucoup moins importantes que dans les gorges ; enlin il n'y a aucun intérêt h ne pas donner la mAme hauteur à tous les ouvrages.

Pour chaque projet important de drainage, il faudra prendre, sur le terrain, tous les éléments nécessaires au tracé des courbes de niveau. Quand le sol sera complètement nu, on aura avantage à employer les méthodes directes. Enfin il sera bon de faire, dans chaque nature de terrain, des expériences ayant pour but la détermination de la pente d'assèchement.

•O. Beeberplie, nurle terrain, dea élément» néce«Haires na pnicul do In penle deit atterrlsiicmentii- — H est extrêmement important, dans le travail de correction dos torrents, de savoir déterminer la pente de compensation suivant laquelle les matériaux se déposeront derrière les grands barrages en constrncliun, parce que celte pente esl précisément celle qui maintiendra la permanence du lit, au moins lanl que ne changeront pas les conditions de lorrcnlialîté.

r.riAPITRK THEIZIKMR

Si l'on voulait appliquer, pour la reclierche direclp delà pentelimili;, la formule 17 do l'arlicli? 28, il serait nécessaire de déterminer, aussi exactoraont que possible, les valeurs du poids moyen d d'un mi-tre cube de matériaux charriés, de la dimension b de ces matériaux suivant l'axe du courant, du facletir B de la vitesse et de la hauteur H de l'eau qui existera, dans la section considérée, au moment où se formeront les derniers dépi'its qui linniteronl la surface di; l'atlcrrissement.

Le facteur </ se calculera sans la moindre difficulté. Les atlerrissemenls des barrages sont généralemenl formés de pierres de diverses §;rosseurs. Mais les explications qui précèdent la délinilion de la penle de compensalion (voir chapitre V) démoulront clairement que l'exhaussement ne prendra ?in qu'au moment où la penle sera sufiisante pour que les plus gros matériaux puissent (Mrc entraînés. Ce sont donc ces derniers qui caractérisent la pente-limite, et c'est leur dimension dans le sens de l'axe qui devra Être introduite dans la formule- En ce qui concerne la détermination de la hauteur II, supposons d'abord que, dans la dernière crue sans laves, la pente de compensation se soit établie dans une section donnée ; on pourra dire, à. coup sur, que les plus gros matériaux des derniers dépôts qui se sont formés ont été abandonnés au moment dn maximum de la crue. Si, en effet, ces gros matériaux s'étaient déposés pendant la période croissante, ils auraient été repris sur les atterrissements par les courants plus violents de la période du maxi> mum ; et, d'autre pari, les matériaux qui ont été déposés pendant cette dernière période n'ont pu être entraînés par les eaux moins fortes de ta période décroissante.

Ou a constaté, d'un autre côté, que, tant qu'il ne se manifeste pas de modilicalions dans l'étal torrentiel, les crues sans laves se reproduisent toujours à peu près de la même manière. Si donc on veut connaître approximativement la hauteur d'eau H qui existera, dans une section déterminée, au moment où se formeront les derniers dépôts qui correspondent k ta pente-limile, on pourra se baser sur les indications fournies par la moyenne des crues précédentes.

Quant au facteur B, nous avons indiqué dans l'article 26 la manière dont on pourrait le déterminer. Nons pensons que les opérations à eiïecluer ne présenteraient pas de bien grandes dîflicullés ; la période croissanlc de la crue sera généralement assez

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long^uD pour que des gardes et des ouvriers, bien slylés à l'avance, aient 1c temps de se rendre, avant la période du maximum, sur des poinis fixés préalablement par les agents forestiers chargés de la direction des travaux de correction.

D'autre part, nous avons montré, dans l'arlicle S, comment on pourrait déduire te facteur B de la proportion qui existe, au moment des depuis, entre le volume des matières charriées el celui de l'eau qui les entraîne.

On a déjit fait, dans les Alpes, des observations qui se rattachent plus ou moins directement à la question qui nous occupe. M. Demontzey, dans la monographie du périmfetre du Faucon, rapporte (2" édition, page 501) que l'on a tracé, sur le couronnement du plus grand barrage du torrent du Bourget, une échelle limnimétrique permettant de mesurer la hauteur des crues sur une section parfaitement déterminée. L'auteurajoute qu'on relève certaines observations importantes faciles à noter pour chaque torrent ; au moment de chaque orage, on observe la durée de la crue, son intensité, sa nature, ses eiïets sur le canal d'écoulement et sur le cfine de déjection, et le volume approximatif de la masse des fflatéi'iftu.\.

Nous sommes donc convaincu que l'on pourrait, à l'aide d'une série d'observations bien combinées, déterminer, au moins approximativement, la valeur de la pente sur laquelle se déposeront des pierres d'une dimension donnée.

Exemph : On a trouvé, dans la partie moyenne d'un torrent, un tronçon de 100 m. de longueur dans lequel on peut appliquer les équations du mouvement uniforme ; dans ce tronçon la pente du fond du lit est de 0,12;j. Des Qotteurs ont été jetés en amont, à l'époque du maximum do la crue ; el l'on a reconnu que celui de ces Rotteurs qui a marché le plus vite a mis 12 secondes pour franchir la distance de 100 m.; le rayon moyen correspondant à la hauteur maximum de l'eau a été trouvé égal ù 2 m. On demande sur quelle pente se déposeront, dans le torrent, des pierres de 0,2S de côté el de 2,8 de poids spécifique, sachant que le rayon moyen sera de i m. aux points où se fera le dépôt.

La vitesse maximum à la surface, dans le tronçon d'expérience,

a été de — ^^ 8m. 33 et la vitesse niovenne correspondante de 0,80x8,33^6m.70.

IM CIIAI'miE TRKIZIKMF.

En ilùNignnnl par II |i> faclour ilo la vitesse, on » doH

BXv'2xO, 125=6,70 (loù lï = !3,iCl.

Dès lors, en appolanl ig a la peiile cliorclii'e, on a :

Ig. 0^ = 18 X

apilri" XVI. la manii>tt 1 ci'lui il'utio autre s.;^

Nola. — 'INoua iniliquL'roris, tiaits le r de passer du rayon moyen d'une soclioii tion du même torrent.

Remarque. — Les cliiiïrns que nous avons clioisis dans notre csomple stinl des cliilTres moyens, qui ne sont osagL^rés ni dui un sens ni dans l'antre. Or. M.Surell (2" édition, page 39) dit qiu les pierres de 0,SK se disposent sur dos pentes de 0,025.

Nous croyons néanmoins i^u'il y a lieu de surseoir à l'application directe de celle formule jusqu'à ce qu'elle ait ôlé pleincmuit coniirmée par l'expérience, et jusqu'à ce que l'on ail pu faiiv,(ti cliaqUo torrent, des observalioiis assez nombreuses pour âlre droit d'employer, avec sécurité, les cliifTrefl moyens trouvés poar la valeur du facteur B.

Eu allcndanl, nous nous servirons des indicallnna de la ture, et nousagirous par comparaison.

En remontant le cours d'un torrent, on rencontre toujours ao Ou plusieurs points sur lesquels la pente de compensalioii s'ost établie ; ou utilisera ces indications pour déterminer la peote des alterrissemenls qui se formeront derrière les barrages projetés. A ce propos, nous distinguerons deux cas, suivant que l'on am alTaire à un torrent simple ou à un torrent composi^

Dans le cas d'un torrent simple (fig. 7V), si Ton connatl pente de compensation Ig. k qui s'est établie derrière duc sectioo normale MN, ainsi que la moyenne II des hauteurs miucima auxquelles l'eau s'ost élevée dans ctille section pendant les demièrtïs crues sans laves, on déterminera facilement le périmètre mouUléi correspondant en menant une hurizontale QP à une distança de la ligne de fond. Dès lors, pour calculer la pente de compei /y. oc' qui se formera en arrière d'un profil en travers RT,

ÈTUllE KN VUK HK 1,A CORRECTION

il fluffir» do lîoniiaitro la hauteur maximum fl' qu'alleindra l'oiiu dans ce profil ppndanl la crue qui HuniiDra lieu aux derniers députa, en admellmit que cclln-ci se coniporlora de la rafimti maaittra qito la moyenne des préct'denles ; en etT(!t, si l'un trace h une dislance H' de la ligne de fond RT, une parallèle VU, on Irouvera facilement le périmëlre mouillé correspondant C, et la relation :

Fie- 74.

permettrra de calculer Ig.

Or, nous avons démontré, dans l'arliclo JO, que los surfaces mouillées MNPQ cl RTUV sonl proportionnelles aux dt'bils, c'esl-à-dire égales dans le cas particulier, puifique l'on suppose le débil constant. Des lors, pour avoir la valeur de H', il suffira de résoudre le problème suivant : Déterminer la hauteur d'un Irapfezo dont on connail la surface cl Tune des bases.

Nous montrerons d'ailleurs, par un exemple, que, dans la généralité des cas do la pratique, c'est-^-diie chaque fois que la largeur de la section sera grande par rapport à la hauteur de l'eau, une dlfTéreace même assex sensible dauit les valeurs appliquées à 11 et à H', n'n pas une grande influence sur la valeur corrospondanle de tg «' (voir le chapitre XVI).

Si le torrent esl composé, ou le divisera en autant de tronçons qu'il y a de valeurs particulières du débil.

11 peut se faire que l'on trouve, dans chaque tron(;on. un point sur lequel s'est établie la pente de compensation; on retombera alorssur lu premier cas. 8inun, il faudraappliquer la formule :

tK.»

avec la condition :

On remarquera, et c'est un point essentiel, que pour la résolution de ce second problème, il suffit de connaître le rapport des débits afférents à chaque tron(;on. Pour arriver à la détermination de ce rapport, on pourra relever, aprt-s la crue, la hauteur ma.\imum alleinlc par l'eau dans un profil en travers de chaque

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