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CONSTRUCTION DES OUVRAGES DE DÉFENSE

lion. — Pour modifier l'élat superficiol de ces ravins, M. Jenny s'est appliqué k retenir dans leur soin les matériaux détachés des berges par les orages, cl il y a parfailement réussi.

Fig. 115.

Des barrages en pierres ont été élablis aux points de jonction des grandes ramiRcations avec la branche principale du torrent. Les alterrissemenls ayant ainsi une base solide, on a construit dans le fond des ravins, vn commem-anl par le haut, des clayonnages courbes, la concavilé en araonl (voir fig, H'6) ; celle forme

Fig. 116.

leur pcrmeltail d'accumuler les matériaux au milieu des ravinements, où ils jouaient le rôle de petits barrages. — l,eiir hauteur est de Om.iO à Om.SO et leur espacement de 1 ù 2 m., suivant la rapidité de la pente.

Le premier orage suflisail queltiuefois pour allen-îr les clayonnag'es ; le profil du ravin se Irouvaîl ainsi modifié el se dîspusaîl en escalier. Ce résullal oblenu, do nouveaux ouvrages étaient établis sur les alteriissemcnls des premiers, et ainsi de suite. Le fond du lit 8û trouvait ainsi relevé k chaque orage (voir iig. 1 16). la pcnle des berges diminuée, et le ravin profond et étroit èlail à la IJii remplacé par une simple ondulation du sol, dont on pouvait alors facilement entreprendre le reboisement.

Comme on le voit, ce système est extrêmement ingénieux, puisqu'il emploie à la roconslilution des montagnes les forces mêmes qui tendaient à les ruiner cl à les détruire.

Il est malheureusement onéreux, parce que d'une pari il nécessite l'emploi d'une grande (juantîté de branches qu'il faut transporter à dos de mulet, el que d'autre pari il nécessite des frais de surveillance cl d'entretien continuels. Mais il permet d'arriver sûrement au but que l'on s'est proposé, à ia condition toutefois qu'on ail la cerlitudo de pouvoir, une fois les derniers ouvrages construits, exécuter un pavage en forme de rigole, pour empi cher l'alTouilicnient lougiludinal.

FASCINAGES

On construit les fascinages comme les clayonnages ; mais l'e

cuLion en est plus simple cl plus facile. Une fois que les piqui

sonl plantés, on nivelle le fond du ravin sur lequel on étend un premier lit de boutures dans la direction de l'axe. Sur l'exlrémité de ces boutures on pose la première fascine, on achève de les recouvrir par une couciie de terre qui s'élève jusqu'au sommet de la fascine, puis on étend un deuxième lit de boutures qu'on recouvre de la même manière, et ainsi de suite.

Les intervalles qui séparent deux fascinages sont pli furet à mesure de l'exécution. Ou ne construit pas de pavage réj lier comme dans les clayonnages, mais on rassemble à l'aval tl fascinages toutes les pierres qu'on trouve à porlée.

Les fascinages dont nous venons de parler s'appliquent a

IJÛNSTUCCTIUN DES OUVHAGKS DK DKKKNSi; -J73

ravins d'une ceiloino imporlaiicc, dans lesquels il faut consacrer plusleufs années ii la correction.

Dans les petits ravins, oii la végétation se fixe plus rapidement, on ne s'astrcinl pas toujours à employer des fascines formées esclu&ivcment de brandies de saules. On réalise une grande économie en réservant ces dernières pour la confection de la cape extérieure de la fascine, que l'on remplit avec des branches provenant des arbres et des broussailles cxislnnt à la portée des travaux.

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