‹ Restauration des montagnes, correction des torrents, reboisementChapitre 68 sur 94 · TRAVAUX D ASSAINISSEMENT · texte numérisé non relu

TRAVAUX D ASSAINISSEMENT

us. Pierréra. — On donne aus pierrées une épaisseur de 1 à 2 m., suivant lu profondeur à laquelle elles doivent descendre. L'essentiel est que leurs bases se trouvent toujours on coiitrebas du banc de suintement. Ce banc étant presque toujours incliné, le fond dû la picrréc sera généralonient disposé en gradins (fig. 117).

Fig. 117.

L'espacement des pierrées est très variable ; il peut iltre de !fl ou de 20 m., suivant la nature du terrain. Il faut se préoccuper, dans l'établissenienl de ces travaux, de l'écoulement des eaux sorties des terres, et construire, si c'est micessaire, des rigoles pour cet écoulement,

Pour éviter des déblais inutiles, on dressera la fouille aussi verticalement que possible. On se servira pour cela d'c^ais et de boisages analogues à ceux que l'ou emploie dans les travau?: urrlinaires.

L'aqueduc n'a pas besoin générulenaent d'avoir plus de Dm. 20 <le calé. Les pierres que l'on met par dessus doivent avoir leurs parois dressées bien verticalement, alin que celte sorte de ma-

CHAIMTHIC QUINZIEME

çonaerie sbche se soutienne par elle-même el remplisse sM de conlreforl. Pour arriver k ce résiillat, 11 faut veiller à ce les ouvriers nejeltenl pas les pierres pi^le mêle dans la foi et qu'ils fassent un véritable enimélra^e en arrangeant avec caution les pierres à la main.

Les élais el les boii^agcs ijui maintiennent les p&roîs ( fouille s'enlèvent successivement, ol l'on remplit, avec des di (le pierres ou de gravier, l'inlcrvalle qui existe entre ces p) et le mur.

II faut avoir soin de pilonner les terres rapport(*es, afin dp donner h peu près la collusion qu'elles avaient auparavant.

Ml. Ornins. — Nous allons donner la description des vaux de drainage effectués dans le torrent du Sécheron et do a été parlé dans le chapitre X.

On a employé des drains de premier ordre cl dos draiu deuxième ordre.

. J?«M,ij'*'^r^£.

Fig. IIB.

Flg. lia bit

Los drains de premier ordre (fig. H8) ont été ouverts k ■ profondeur moyenne de 2 m. avec une largeur de 0m.7O à la b et de !m.50 en gueule. Le fond a éU^ pav(5 en cuvelte ; sur ce vage el à une distance de Om.tO de chaque côté de l'axe, o placé des pierres ayant au moins Om.-'tO de longueur, Om.SO largeur et Om. 20 d'épaisseur, lesquelles sont appuyées le» u contre les autres par leur sommet, afin de ménager un pass suffisant au.\ eaux. Puis, après les avoir fortement calées, g

CONSTllLlCTION Di:s OUVHAtlES DR OtlFENSE jTS

rempli le rcsle du fossé avec îles pierres dont les plus grosses ont élé placées dans le fond afin de prévenir, en cas d'éboulement accidentel so produisant sur uu drain, l'obstniclion du passage réservé aux eaux.

Ces drain» ont tons lUé tracés suivant la ligne de plus grande pente. Celle disposition assure le rapide écoulement des eaux ainsi que l'entraînement immédiat des petits graviers et du sable, et empêche complèlemonl les infiilralions qui se produisent si fréquemment dans les canau\ ouverts laléralemcnl sur le flanc des montagnes. En outre, les pierres remplissant les fossés do nage assurent la slabilité des berges, tout en permettant une facile infiltration des eaux à Iravers leurs interslices.

Les drains de deuxième ordre (ftg. 118 bis] ont élé construits suivant les mêmes principes, mais avec des dimensions moindres; on ne leur a donné qu'un mètre de profondeur moyenne, Om.40 de largeur à la base et Um.80 en gueule. Les dimensions des pierres formant voùle pour le passage des eaux ont élé réduites à 0m.20 de longueur et 0m.l5 de largeur et d'épaisseur.

Fig, 1J9.

On adisposé, de dislance en distance, etnolaniroenl aux points de jonction des lignes de premier et de deuxième ordre, dos regards destinés a la surveillance du fonctionnement des drains (fig. 119). Les 'inalre faces verticales constituant les parois de ees ouvrages oui élé faites on maçonnerie de pierres sîtchos et disposées de manière à mi^nager un vide central de Om. 30 de CÔlii, que l'on recouvre au moyen d'une dalle.

L'issue du grand drain cuilecleur est en deliors des terrains instables ; pour éviter qu'il no soit alTouillé à sa base et pour lui

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doimcr un poiiil d'appui solide, nn a prévu ta con»(riicfioii iruri seuil en nia(;oiitieric qui en assure la slabilitiî.

L'écarlemeul à donner aux drains ilépend de la profondeur H do CCS drains, de la proTondeur minimum h k laquelle devra iMre maiulcnue la nappe d'eau au-dessous de la surface du sol, ul de la pente p d'assèchement, c'esl-à-dire de la pente nécessaire, par mëtre courant, à la nappe d'eau souterraine pour vaincre la résistance de l'action capillaire qui tend fi élever le liquide vers b, surface du terrain (fig. 120).

Fig. lao.

Dans toutes tes opérations de drainage, ou a remarqué, eD eirel, que le sol le mieux assaini est celui qui se trouve immédïa* tcment au-dessus de chaque tranchée et que celui qui proiito le moins de l'opération est situé en E à égale dislance des deux drains A et B.

Dés lors si la pente nécessaire à l'eau pour vaincre la résistance capillaire est égale k p, il est clair qu'efl menant, par les milieux a ci b des fonds des drains, des lignes aG, bC inclinées sur l'horizontale d'un angle a dont la tangente trigon orné trique est égale kp, le point de rencontre C de ces deux lignes limitera l'abaissement /' de la nappe souterraine; et en désignant par d l'écartement des drains, on aura évidemment :

équation qui permettra de déterminer d en fonction de H, ou il versement, étant données les quantités h et p.

On a fait un certain nombre d'expériences pour déterminer ju, et l'on a trouvé que la pente d'assèchement varie de Om.015 à 0m.020 dans une terre crayeuse ;

de Dm. 025 fi 0m.03() tlans la terre vi-gétalc et dans les sols perméables:

de Om.y7 à Uni '"' ' les IcrrOs argileuses ordinaires

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constiut:t[on des ouvrages de défense

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et qu'elle est. de Om 09 dans les terres compactes.

Si les terrains à assainir ne rentrent pas directement dans Tune des catégories que nous vepons d'examiner, on pourra faire précéder les travaux d'expériences préalables ayant pour but de fixer la pente d'assèchement dans les terrains que Ton veut drainer; il suffira d'ouvrir deux tranchées A et B et un certain nombre de trous R,S,T,U que Ton recouvrira avec beaucoup de soin et dans lesquels on pourra constater, après chaque pluie, la hauteur de l'eau.

Exemple : On veut que la nappe d*eau souterraine soit abaissée à i m. au moins au-dessous du sol ; les drains doivent avoir 2 m. de profondeur, et la pente d'assèchement a été trouvée égale à 0m.06; quel devra être Técartement des fossés d'assainissement?

On a immédiatement :

2 — 1=^X0,06 d'où rf=— -===33m.

O.Ob

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