AV
Diibuat a. cherché «déterminer expérimentalement les valeurs des deux coefficients K et K'. Il a pris trois parallélipipèdes rectangles dont la face verticale, perpendiculaire à la direction du mouvement, était un carré de 0m.32o de côté, la dimension parallèle au courant étant 0m.009 pour le premier. Oui. 325 pour le deuxième, Om.975 pour le troisième. Il les à fixés dans un courant dont la vitesse était de Om.975 à l'endroit où ils étaient placés. Il a cherché ensuite à déterminer les pressions supportées aux divers points des deux faces d'amont et d'aval, et il a trouvé, pour les trois prismes K = 1,19 ; mais le coefficient K' relatif k la non-pression a varié et a été 0,67 pour la plaque, 0,27 pour le cube et 0,15 pour le prisme d'une longueur triple. Ainsi le coefficient (K + K') de pression résultante a été, dans les trois cas : 1,86, 1,46,1,34.
Los explications qui précèdent montrent bien que la non-pression doit diminuer quand augmente la dimension du prisme dans le sens de Taxe, puisque l'excès de vitesse conservé par les filets, lorqu'ils viennent converger devant laface d'aval, valui-mème en diminuant.
H. C'Iassifleatlon des cours d'eau de» montayneM al* liestren. — Los cours d'eau des montagnes alpestres se répartissent, d*aprës M. Surell, en quatre classes : les rivières, les rivières torrentielles, les torrents et les niisseaux.
'i Les rivières coulent dans des vall(5es larges, ont un assez fort volume d'eau et des cviics prolomjées \ leur pente, constante sur de grandes longueurs, n'excède pas lîî millimètres par mètre; leur trait saillant est de divaguer sur un lit très large et dentelles n'occupent jamais qu'une très petite portion. — Exemples : lia Durance, TUbaye, le Drac, et une partie du cours de risère.
(c Les rivières torrentielles forment les affluents principaux des rivières ; leurs vallées sont moins longues et plus resserrées; les variations de leur pente sont plus rapides ; leur volume d'eau est moins considérable ; elles divaguent peu ou point, parce que leurs berges sont plus solides et mieux encaissées, et leur pente n'excède pas 6 centimètres par mètre. Exemple : la Romanche.
« Les torrents coulent dans des vallées très courtes, parfois même dans de simples dépressions; leurs crues sont coxirles ^i presque toujours subites ; leur pente excède 6 centimètres par mètre sur la plus grande longueur de leur cours ; elle varie très vile et ne s'abaisse pas au-dessous de 2 centimètres par mètre ; ils ont une propriété tout à fait spécifique ; ils affouillent dans la montagne, ils déposent dans la vallée et divaguent ensuite, par suite de ces dépôts ; celte propriété, formée par un triple fait, no se retrouve dans aucune dos doux classes |)récédeiitos et fournil un caractère bien tranché.
•• L«:»s ruisseaux ont un petit volume croau, \\\\ parcours pou
prolongé ; soil qu'ils coulenl sur des pentes douces, soil que leurs berges et leur lit soient solides, ils n*a(Touillent pas, ne charrient pas de matériaux, et dès lors ne déposent pas ; ils fournissent la plupart des cascades.
€ Cette classilîcalion n'a rien d'absolu : L'on conçoit facilement qu'il peut y avoir des cours d'eau qui n'appartiennent rigoureusement à aucune de ces quutre classes et qui, dans l'étendue de leurs cours, ne manifestent que des caractères mixtes, résultat de la fusion de deux classes voisines.
« Il y a plus, le même cours d'eau, observé en différents points de sa longueur, ne présente pas partout les mêmes caractères et peut passer d'une classe à l'autre selon les cas et les parties de son coui^ que l'on considère. »
En ce qui concerne les torrents, la définition de M. Surell ne semble pas suffisamment générale; elle est inapplicable, en effet, à certains cours d'eau coulant sur des rochers très solides et grossissant très rapidement à la suite d'un orage, cours d'eau auxquels on ne peut cependant pas refuser, quoiqu'ils ne donnent lieu à aucun affouillement, la qualification de torrents.
Je préfère la définition suivante due & M. ScîpionGras :
Un torrent est un cours d'eau dont les crues sont subites ci violentes, les pentes considérables et irrégulières, et qui le plus $ouvent exhausse certaines parties de son lit par suite du dépAt des matières charriées, ce qui fait divaguer les eaux au moment des crues.
I.'éminenl insrénieur, comme on le voit, n'attribue aux torrenls que deux caractères spécifiques : l" La brusque apparition et la violence des crues ; 2' la ^rrandeur et l'irrégularité des pentes, laissant entendre que le transport et le déoiM des matières ne sont que des conséquences, non forcées, des propriétés précédemment définies.
Du reste peut-on dire que les lorrenis seuls charrient et déposent? El qu'est-ce donc que le delta dun tleuve. sinon un dépôt de malièivs qui ont été irausporlees par le courant ? Et si ce delta ne se rencontra* pas à l'embouchure de lous les lieu vos, ne serait-ce pas, connue le fait remarquer spirUueilvMuent M. Philippe Breton, (>aixe que le monde n'esi pas encore assiv \ieux?' Ce
' ^%liKta:» v>\ôtfcre* *,-.:^. s >-.u '< :v.> ,ies mers
n est pas ici le lieu do traiter à fond cette question ; et je n'ai fait ceUe remarque que pour appeler lattention sur ce fait que le phénomè:io du transport et du dépôt des matii'res n'est pas, comme l'affirme M. Surcll, un caractère essentiel des torrents ; ce phénomène est plus apparent ici qu'ailleurs, voilà tout. La définition de M. Scipion Gras est muette sur Torigino des matières charriées, origine que M. Surell attribue au seul aiïouillement du lit. Or, comme le fait remarquer M. Dcmontzey, les matériaux de transport des torrents ne proviennent pas exclusivement de leur action afTouillante, mais encore de deux autres causes : l*" De la chute de débris de rochers situés à des altitudes supérieures à celles de la végétation et entraînés soit par le simple effet de la pesanteur, soit par des avalanches de neige ; 2^ dos glaciers qui deviennent à leur point de fusion des cours d'eau capables d'entraîner une partie dos moraines.
Si Ton remarque enfin que M. Scipion (Iras lU'. spécifie pas les parties du lit sur lesquelles se font plus particulièrement les dépôts de matières, on sera amené, pour avoir une définition générale, à appeler torrent un cours d'eau dont les crues sont subites et violentes, les pentes considérables et irrégulic'res, et qui Icplus souvent transporte et dépose, dans la plaine, des matériaux arrachés aux flancs des montagnes ou tomI)és de leurs crêtes, ce qui fait divaguer les eaux au moment des crues.
Aux quatre classes de cours d'eau que nous venons de définir, nous ajouterons avec M. Demontzey le ravhi^ qui n'est qu'un diminutif du torrent et fonctionne d'une manière idi'nlique. A Tétat isolé, il représente généralement le début d'un torrent; à l'état d'affluent, il devient Pauxiliaire de ragrandissemonldu torrent*.
9. Particii «oniititutiveN d*uii torrent. — Tn torrent complet présente dans son cours quatre parties distinctes : le bassin de réception, le canal d'écoulement, le lit de déjection et le lit d'écoulement.
1. Signalons, en passant, les ln*s curieux ravins des terrains primitifs, ravins secs la plupart du temps et parfois ninme toute l'année. Kxceptiounellement le ravin devient une vallée à rivière par l'arrivée de sources. (îomme par exemple ia valléedu Kobec où la viliede Hunen prend son eau d'alimentation. .Au-dessus des sources la vallée n'est qu'un ravin sec qui rèjrne sur une ;^rande lonf^ueur, et ne présente un filet d'eau sur quelques parties que dans le cas exceptionnel de brusque fonte de neige ou de fort orage.
U ' CHAPITDE DEUXIÈME
Le bassin de réception est la rtîgion supérieure du torrent, celle d'nCi proviennent les eaux et les mat(^naux charriés par le torrent. Cette région a souvent lu forme d'un vaste entonnoir, de telle sorte que la masse d'eau qui tombe sur cette surface se trouve très rapidement concentrée en un même point. En aval de ce point se trouve souvent une gorge étroite appelée goulot, dans laquelle les berges sont généralement abruptes et traversées par un grand nombre de pclils ravins. Ces berges minées par te pied s'éboulent dans le lit du torrent et lui fournissent une grande quantité de maliëres, boucs, galets et blocB de toute grosseur.
Le canal d'écoulement !>e trouve situé k la suite du goulot ; c'est, d'après M. Surell, la région oCi il n'y a plus d'afTouilIcmenL et où il n'y a pas encore de dép6t.
Le lit de déjection est la région où se forment les dépôts ; il est situé à l'issue de la gorge par la<]ucllc le torrent débouche dans la plaine.
Le lit d'écoulement est la région comprise entre l'exlrémité inférieure du lit de déjection el ta rivière dans laquelle se jette le torrent.
guiiTid il 11 y a pas ili' lit du di'ijwlion, le lit découlemenl deiciil le pT'rtli)ngeniiiit du raiial d'i-eoulcinonl. Au contraire.
DÊnMTlON ET CLASSIFICATION DKS TORHKNTS io
quand le Hl de déjection exisle, il n'est pas rare qifil n'y ail poinl do lit d'écoulement, surtout quand la vallée est très étroite.
La figure li représente le torrent du Bresson (Isère).
Toute la partie ravinée qui se trouve au-dessus du point A constitue le bassin de réception ; le canal d'écoulement va de A en B ; le lit de déjection, qui commence en B, se termine en (]. Avant d'arriver jusqu'à Tlsère, les eaux, après avoir abandonné leurs matières de transport, se divisent en 2 branches C.D et CK qui représentent le lit d'écoulement.
Ces définitions établies, nous allons examiner les caractères de chacune de ces parties constitutives d'un torrent.
Bassins de réception. — Les bassins de réception présentent une grande variété de forme et d'étendue. D'après M. Scipion Gras, on peut les ranger tous en 4 types principaux.
Ceux du 1" type se composent d'un rocher escarpé, à surface irrégulièrement creusée par les agents atmosphériques, et dont la hauteur est quelquefois de plusieurs centaines de mètres. Quoique ce rocher n'occupe en projection horizontale qu'une surface relativement faible, il donne presque toujours naissance à un torrent dangereux, et cela pour deux motifs : le premier, c'est que les parois de ce bassin étant presque verticales, les eaux arrivent très rapidement à la base de rescarpemenl ; le second, c'est que les rochers qui le conslilueul, étant pres([ue euti«'rement dénudés, se décomposent trî's facilement sous l'influence des agents atmosphériques ; il en résulte des amas de pierres dont le transport dans les vallées est, conmie nous le verrons plus loin, une grande cause de perturbation (lig. 1.'}).
Les bassins du 2*^ type sont creusés dans des terrains faciles à désagréger ; ils offrent toujours la forme d'un entonnoir terminé par un goulot (fig. l(î). Quand ces bassins sont dénudés, ils tendent constamment à s'agrandir par Téboulement de leurs parois.
Les bassins du .T type réunissent les caractères des deux précédents. Ils se composent d'un banc de rochers nus, à la base «lesquels les eaux ont creusé une excavation en forme d'entonnoir semblable à la précédente. La décomposition des rochers fournit de nombreux débris qui s'accumulent dans l'excavation inférieure, et les eaux qui arrivent en grande quantité par les
M CIIM'ITHU DEUXIËHK
temps d'orages ou après los fontes de neige enlralticnt avec el
FIB. 1(1.
de grandes masses de cailloux. Les lorrciiU qui out de semb! » blés bussiud t>uut géiiuraleiiieiU très daugcreux.
DÉFINITION ET CLASSIFK^ATION DES TOHHENTS 47
Le torrent du Brcsson, reprdsenlé parla fig. 14, offre un bassin de réception du «S*" type.
Enfin les bassins du !• type se composent d'une haute vallée partant généralement d*un col, et recevant les eaux de torrents secondaires, (^es derniers ont chacun un bassin distinct appartenant à un des types précédents et sont reliés par un tronc commun.
Canal d'écoulement, — Le canal d'écoulement est généralement encaissé entre des berges abruptes ; on y observe le plus souvent des débris de rochers qui proviennent, soit directement des berges, soit des régions supérieures. Ces amas de pierres n'ont pas jusqu'alors été entraînés par les simples courants d'eau plu\ialc ; mais quand arrivera soit un orage, soit une fonte de neige, ils seront transportés vers les plaines.
La longueur du canal d'écoulement est très variable ; elle peut être de plusieurs lieues quand les bassins de réception appartiennent au 4* type ; d'autres fois celle longueur est très faible et elle peut mcVnie se réduire à un point, nolumment quand les bassins de réception sont du 1" ou du 2* type.
M, Demonlzey fait remarquer que le canal d'écoulement répond rarement à la stabilité qui sert de basi^ à la définition précédente imaginée par M. Surell, et il désigne sous le nom de gorye le canal qui se trouve entre le goulot et le point où cessent les berges. Nous emploierons plus particulièrement celte expression, qui est devenue classique.
Lit de déjection, — Les dépols dans le lit de déjection ont une forme caractéristique qu'où a comparée à un cône dont |«î sommet est à la sorlie de la gorge et dont la base, demicirculaire ou demi-ellipsoïdale, s'appuie sur la plaine ; c'est ce qui lui a fait donner le nom de cône de déjeclion généralement adopté. L'inclinaison des arêtes de ce cône dépend de la oonliguration du lit du torrent, de la grosseur des matières charriées et surtout de leur proportion relalivcîmeut au volume de Teau. Si les matières sont abondantes et grosses, s'il existe à la sortie de la L'orgc un brusque changem(»nl de penle,rinclinaison des arêtes est Irirs forte. Si au contraire la pcnle ost à peu près régulière, si les matières sont d*uu petit volume, comme le sable et les ga-
48 GHAPITHE DEUXlKMt:
Icls, si le volume d'eau qui les charrie esl considérable par rapport au volume des matières, le cône est très aplati.
La séparation entre le lit de déjection et la partie inférieure de la gorge n'est quelquefois pas bien nette ; au moment des crues modérées, les dépôts se font quelquefois dans celte gorge ; par de fortes crues, au contraire, les matières sont poussées plus bas sur le lit de déjection ; mais si la séparation n'est pas toujours bien définie au point de vue des matériaux charriés, elle est toujours parfaitement déterminée par la configuration physique des lieux.
Lit d'écoulement. — Lorsqu'un torrent, après être sorti des montagnes, a devant lui une grande plaine à traverser, il arrive toujours qu'après s'être débarrassé dans le lit de déjection des matières de transport en excès, il s'encaisse de lui-même et coule tranquillement jusqu'à la rivière. C'est cette dernière partie que nous avons appelée lit d'écoulement; dans celte région, le torrent s'est presque transformé en ruisseau ; quand il grossit, il entraine encore quelques matériaux, mais il n'y a plus d'encombrement. Il se produit, entre le lit d'écoulement et le lit de déjection, une transition insensible comme entre ce dernier et la gorge.
Dans les vallées étroites comme celles des Basses et des Hautes- Alpes, il n'y a presque jamais de lits d'écoulement ; mais il en existe dans la vallée de l'Isère, principalement en amont de Grenoble (vallée du Graisivaudan). Le torrent du Bresson présente un lit d'écoulement (fig. ii^
!•. f laMiileailon die» iorreut». — M. Surell a proposé pour les torrents une classification basée sur la position que leurs bassins de réception occupent dans les montagnes et les a répartis en trois genres :
Le premier comprend ceux qui parlent d'un col et coulent dans une vérilable vallée ;
Le deuxième, ceux qui descendent d'un faite en suivaul la ligne de plus grande pente :
Le Iroisièino enfin, ceux donl la source esl au-dessous du faîte ol sur les flaiios mêmes de la monUiiiiie.
M. Scipion Gras a fail une classiticalion fondée sur Tétenduc ol la contiuuralion physique du bassin de rccopliou.
Il appelle petits torrents ceux dont les bassins de réception appartiennent au premier type précédemment décrit ; ces bassins de réception n'ayant généralement que quelques hectares en surface horizontale, les ravages des torrents qui en résultent, et qui sont nombreux dans les Alpes, ne s'étendent pas très loin ; mais ils sont très nuisibles par leur multiplicité.
Il nomme torrents moyens ceux dont les bassins de réception appartiennent au deuxième et au troisième type et comprennent une superficie de plusieurs centaines d'hectares ; ce sont les torrents alpins pj^oprement dits, ceux qui frappent le plus les yeux du voyageur; en lemps normal ils sont généralement à sec ou ne renferment qu'un très mince filet d'eau.
Enfin il désigne sous le nom de grands torrents ceux dont le bassin de réception appartient au quatrième type et peut embrasser une superficie de plusieurs milliers d'hectares.
Enfin M. Costa de Baslelica a proposé une classification reposant sur la forme générale des torrents.
Il les divise en deux genres :
!• Les torrents simples, c'est-à-dire ceux qui n'ont qu'une gorge à laquelle aboutissent des ravins en plus ou en moins grand nombre.
2" Les torrents composés, c'est-à-dire ceux qui sont formés par plusieurs torrents simples se réunissant dans une môme gorge.
, M. Demontzey, fout en adoptant cette classification, la complète en ajoutant la combe qui se présente sous la forme d'une large échancrure entamant la base ou le flanc d'un versant, profondément rongée par une multitude de petits ravins qui se réunissent presque au même point, sont toujours à sec, et ne reçoivent en temps de pluie que Teau qui tombe sur leur champ d'érosion ; dans la combe, la gorge n'existe qu'à l'état rudimenlaire.
Si l'on compare les classifications de M. Surell et de M. Costa, on peut dire que presque tous les torrents du 2* genre de M. Surell sont des torrents simples, et que les torrents du 1" genre sont des torrents composés. Quant à la combe, c'est un torrent du 3® genre.
Les grands torrents de M. Scipion Gras sont les torrents composés de M. Costa et les torrents du premier genre de M. Surell. Les torrents moyens ont une certaine analogie avec les torrents
SO CHAPITRE niîl'XiflMr
du (leusiëme genre; c'est dans ces lorrents qu'on observe le mieux la furmo en entonnoir du bassin de réception. Enfin les petits torrents ressemblent à ceux du troisième genre.
■ La figure 17, qui représente l'ensemble du périmètre de Saint- Poiis (Basses- Alpes), donne plusieurs exemples de chaque cspèco de torrents.
PLAlf DU PÉfUMÈTftB DE S -PONS [vALLEE DE UXCILONKEnÊ) Fig. 17.
Lo Riou-Bourdous est un torrent du premier genre de M. Surell, un torrent composé do M. Costa, un grand torrent de M. Scipion Gras.
Le torrent do la Valette est un torrent du troisième genre de M. Surell, un torrent composé de M. Costa.
Le torrent de la Bérarde est un torrent du deuxième genre, un'torrent simple ou un torrent moyen. Il en est de même du torrent de Saint-Pons.
Toutes ces classificalions ne fixent point par une simple désignation l'importance d'un torrent donné. Tel torrent simple, par exemple, peut èlre plus dangereux que tel torrent composé; et il peut arriver qu'une simple combe présente des dangers bien plus sérieux qu'un torrent dos deux autres genres. Nous donnerons plus loin une classification ayant pour but principal d'indiquer le mode de formation d'un torrent et les causes des dévastations qu'il produit.
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