‹ Restauration françaiseChapitre 196 sur 197 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

La réaction a-t-elle commencé?

Les livres tomberont; ils ont perdu la Société. Les événements seront tels qu’ils instruiront pour longtemps les hommes !

On jugera d’une philosophie qui veut se séparer de Dieu ! Les rationalistes honnêtes viendront eux-mêmes lu condamner1 et remettre la Société aux mains de la religion. Car ils verront ce que c’est que le peuple : et c’est là qu’ils rendront la grande leçon sur l’homme! Si Dieu se décide à nous sauver, on ne pourra plus se tromper. Nous assistons à la démolition de ce que le christianisme avait construit. La Société n’avait point discerné sa première assise. La base de l’édifice restait invisible : mais qdand on en verra emporter les pierres une à une, on saura comment la Société se tenait debout !

La réaction sera définitive chez les esprits élevés. La démarcation s’achèvera entre les natures honnêtes et les natures scélérates. Alors, un grand conflit s’élèvera. Si la Révolution se fut poursuivie sans délai , les hommes étaient si peu en mesure, que la civilisation eût été écrasée sans recours.

1 ) Ou ceux chez qui la conscience dépasse encore l'urgueil. Les autres se perdront dans l'envie, avec les classes inférieures. Ils seront peut-être pires que les Proudhonistes ; car l’erreur rie vienUra plus de leur esprit, mais de leur cœur.

appendice. 473

La réaction chez tous les doctrinaires ne peut se faire par la raison, mais par les événements!

Ceux-ci seront la dernière parole de Dieu. L’orgueil a atteint des proportions trop monstrueuses pour que l’esprit de l’homme, hors de la Foi, y puisse résister. Renaissance, protestantisme, libéralisme, rationalisme, industrialisme, socialisme, tous les confluents arrivent à la fois dans le fleuve qui nous roule à l’abime.

Comme la grande épreuve de l’homme du christianisme était là, nous avons porté la plus terrible des difficultés,, et Dieu peut-être usera d’une grande pitié envers nous. On se sent comme porté à croire qu’il viendra un jour ostensiblement sauver la Société, dont le salut dès aujourd’hui ne peut venir des hommes.

Notre nature même est faussée par l’orgueil, prenant chez nous le nom de liberté. Vous surprendrez un jour ces paroles aux lèvres des hommes : « Les Catholiques » finiront par avoir raison ; il n’y a qu’eux qui aient une » doctrine! Nos idées notaient pas prêtes; Ihomme n’a » pas eu assez de génie pour s’échapper des langes de » la foi chrétienne et parcourir ses propres destinées... »

Eh! pourqttoi l’homme n’a-t-il pas eu assez de génie? Voilà six mille ans qu’on l’attend : durant ce temps le monde passe...

Que ceux qui ont à se rendre au bien se pressent. Ils pourraient être pris et broyés sur les derniers ressorts de la logique humaine. Tout se précipite vers la dernière crise. D’heure en heure, la démarcation s’opère entre les hommes de bien et les hommes d’orgueil. Le nombre de ces derniers sera la mesure de la révolution, c’est-à-dire de la dissolution définitive !

Que la France ne s’étonne pas des épreuves par les-

APPENDICE

quelles elle va passer... Les paroles s’arrêtent., pendant qu’il est temps encore, ô hommes! retournez à Dieu...

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