‹ Restauration françaiseChapitre 78 sur 197 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Le Socialisme occupe la place de la Foi.

Le Socialisme est bien nommé. 11 porte dans son nom propre toute l’erreur qui l’a fait. Nécessité, au reste, à laquelle l’erreur n’échappa jamais. Le Socialisme signifie l’homme se substituant à Dieu, et la Société se substituant à l’homme1.

La Société aurait tous les devoirs, laissant à l’homme tous les droits, mettant l’institution à la place de la conscience, remplaçant la nature humaine par les prévisions de la loi, comme si c’était la Société, et non l’homme, qui dût gagner le ciel ! O hommes ad servitutem natos !

Le socialisme est l’erreur la plus complète qu’il y ait.

(IJ Certes, l'individu doit tout & la Société. Mais si la Société l'a élevé, ce n'est pas pour se mettre & sa place I La Société est laite pour l’homme, et non l'homme pour la Société, comme nous l'insinue doucement le dogme hypocrite de la Terreur...

L ORDRE SOCIAL

C’est le contraire exact du Christianisme. Aussi, le socialismè a-t-il accès dans les esprits en proportion de la retraite de la Foi : il en occupe les mêmes points...

11 n’en sortira que lorsqu’elle y rentrera ! Chercher à le combattre par la police, par les institutions, par les journaux et par les lois, autant vaudrait battre l’eau. On sait comment il faut le combattre : pour le moment, avec les armes, et pour toujours, avec le Dogme.

Aujourd’hui il n'y a que deux choses claires (c’est-àdire complètes) : toute la vérité, ou toute l’erreur. La nature humaine elle-même pose la question totale. Ou par cupidité elle prend tout son moi pour elle, ou par amour elle le porte vers Dieu. Le socialisme donne l’erreur la plus tôt faite. II ne faut que redescendre un à un les degrés, de dogme en dogme tomber dans l’homme. Et de là au Néant la route n’est pas longue.

Aussi trouvons-nous des logiciens parfaits : ils repassent par les mêmes chemins.. Il y a là une chose tout à la fois profonde et simple qu’il faut savoir.

On verra le socialisme partout où se détruit la Foi. On sait donc la seule force capable de l’écarter.

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