‹ Résultats Cliniques de la Prostatectomie PérinéaleChapitre 26 sur 33 · PR T · texte numérisé non relu

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tion des lobes. Ce procédé a un avantage, c'est de donner presque à coup sûr un bon plan de clivage.

Or, justement, c’est le plan de clivage qui dans l’opération, de Wilms est difficile à trouver. Après ouverture de la capsule on n'est pas toujours directement sur l’adénome et, la place étant restreinte, c'est avec beaucoup de peine, en causant des délabrements trop considérables, qu’on arrive enfin à le trouver. Notre maître le D'° Marion ayant bien voulu nous autoriser à pratiquer plusieurs prostatectomies transvésicales lorsque nons étions son interne, il nous à paru que le plan de clivage était plus facile à trouver dans l'opération de Freyer que dans celle de Wilms. Aussi faut-il, après avoir déchiré la capsule, faire pénétrer un doigt dans cette ouverture et explorer la région; si le décollement paraît facile, on est dans le bon plan; sinon, plutôt que de forcer, il vaut mieux glisser les ciseaux sur le doigt resté en place et sectionner en plein parenchyme. On peut alors trouver la limite de l’adénome et l’énucléer.

La libération du lobe gauche se fait en général facilement. Pour le lobe droit, il faut, comme le dit Wilms, passer en avant, mais de plus il nous a paru souvent commode de changer de main et de libérer ce lobe droit avec la main gauche.

Idéalement, l’ablation de la prostate par cette voie devrait se faire sans ouverture de la vessie. Mais, et Wilms insiste avec raison sur ce point, un des temps difficiles est justement la séparation de la prostate du fond vésical. Aussi, en règle générale, la vessie se déchiret-elle en arrière de l'orifice urétral, plus ou moins du reste, suivant l’adhérence et le volume de la prostate. A ce moment on est toujours à bout de doigts; aussi est-il commode, plutôt que de se servir du désenclaveur, d’at-

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tirer la glande en bas au moyen d’une pince à traction.

Une fois la prostate complètement libérée on l'amène au dehors, mais elle tient encore par son sommet à l'urètre membraneux. Souvent celui-ci s'est déchiré au cours de l'intervention; mais une fois (obs. IT), une portion de la muqueuse urétrale était appendue à la prostate. Aussi vaut-il mieux couper aux ciseaux le canal le plus haut possible.

Enfin, dans trois cas, les malades avaient en outre de leur hypertrophie des calculs vésicaux, deux fois un calcul unique (obs. IT et III), une fois 60 petits cailloux (obs. VIF). Chaque fois l’ablation des calculs a été très facile une fois la prostate enlevée, car la voie d’abord est suffisamment large pour passer une tenette.

L'opération terminée on fait un lavage de la vessie et de la plaie avec de l’eau bouillie chaude, ou avec une solution de nitrate d'argent quand il y avait encore infection au moment de l'opération.

Quant au tube, c'est un drain non perforé n° 40 qu'on fixe aux lèvres de l’incision cutanée par deux crins. Il faut avoir soin de l'introduire suffisamment dans la vessie pour qu'il ne puisse sortir dans les mouvements du malade au moment du réveil.

Le tamponnement, qui a été pratiqué dans tous les cas, est fait au moyen de mèches de gaze à l’ektogan qui sont introduites autour du drain et mollement tassées.

Enfin le malade, reporté dans son lit, est couché sur un matelas perforé qui permet à une rallonge de eaoutchouc mise à l'extrémité du tube vésical de venir déverser les urines dans un bassin placé sous le lit.

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