‹ Résultats Cliniques de la Prostatectomie PérinéaleChapitre 4 sur 33 · RES · texte numérisé non relu

RES

Urètre : Une sonde 25 passe facilement. Longueur du canal, 20 centimètres.

Vessie : On évacue un résidu de 100 centimètres cubes environ, d'urines troubles. Le malade venait d’uriner immédiatement avant l'examen.

L’exploration métallique ne permet pas de sentir de calcul.

Cystoscopie : Difficile à cause de la longueur du canal. On aperçoit un calcul à droite, blanchâtre, mobile, de la grosseur approximative d'une noix.

Prostate ;: Au toucher rectal n'est pas douloureuse. On la sent volumineuse, lisse, dure, bien limitée, inégalement hypertrophiée, le lobe droit à lui seul atteignant le volume d’une mandarine.

Épreuve du bleu de méthylène. Elimination normale comme intensité et comme durée.

OPÉRATION. — 18 juin 1910. M. Cunéo.

Prostatectomie périnéale par voie latérale suivant la technique de Wilms.

La prostate est enlevée d'une pièce, un peu de la muqueuse urétrale est arrachée à sa suite. Poids, 104 grammes. Hémorragie peu abondante. Ablation facile du calcul.

RÉSULTATS ImMÉDIATS. —— Le soir de l'opération huile camphrée et sérum.

19 juin. Température 38°4. Pouls 96. Le tube fonctionne mal. A peine 400 centimètres cubes d'urines sanguinolentes dans les vingtquatre heures.

20 juin. Le malade se plaint d’envies d'uriner avec tension hypogastrique douloureuse.

La vessie est distendue. Ablation des mèches et projection à distance d'une volumineuse rétention d’urine mélée de caillots. Température 38°6. Pouls 92. Un peu de congestion des bases, ventouses sèches.

22 juin. Température 37 degrés. Pouls 86. Ablation du tube et mise en place d'une sonde à demeure. ;

Les jours suivants, température normale. Le malade s’alimente. Urines claires, variant de 800 à 1.200 centimètres cubes. Une petite quantité d'urine passe par la plaie, mouillant le pansement, mais sans incommoder le malade. On le fait lever à partir du 2 juillet.

10 Juillet. L'urine ne passe plus par la plaie périnéale.

12 Juillet. Ablation de la sonde à demeure. Le malade urine par la verge.

RÉSULTATS ÉLOIGNÉS. — 1°" août, Le malade quitte l'hôpital. Bien portant. Plaie cicatrisée. Urines claires. Mais incontinence légère

PR ETS

Jour et nuit. Quand il est debout et surtout qu'il marche, il est mouillé par quelques gouttes d'urine qui s'écoulent de temps à autre. Cependant il a 5 ou 6 mictions volontaires par vingt-quatre heures avec Jet fort et qu'il arrêle facilement au commandement.

Revu le 4 novembre 1910. Incontinence complète jour et nuit. Le malade a dû s'acheter un appareil de réserve, et la nuit il garde un urinal à demeure, il n’a pas de mictions volontaires. La plaie périnéale est complètement cicatrisée et présente à sa partie supérieure un petit nodule rouge, mais jamais aucun suintement par là. Une sonde béquille n° 20 passe facilement, et un peu d'urine trouble s'écoule, mais on a nettement la sensation de ne pas être dans la vessie. La sonde butte au fond d'une cavité urétrale, sous-vésicale. On injecte 140 centimètres cubes d’eau, et la sonde est retirée. Le sumtement goutte à goutte s'établit aussitôt. On prie alors le malade d'uriner. Le jet est fort et va assez loin. Nouveau cathétérisme avec une sonde molle qui pénètre dans la vessie ; pas de résidu. Bon état général. Pas d’érections.

Revu le 15 juin 1911 (un an après l'opération). État général excellent. Mais le malade doit encore porter un appareil de réserve, car le jour, à l'occasion de la marche, des efforts, il perd involontairement une partie de ses urines. La nuit, au repos, continence complète. Pius il urine souvent, moins il a d'incontinence.

Cicatrice souple. Le cathétérisme tenté avec une bougie n° 16 est impossible. On essaie une sonde molle qui est arrêtée au niveau de la région prostatique. On peut enfin passer avec une filiforme qu'on laisse en place et le long du laquelle on introduit successivement des bougies n° 7, 12, 16 et 17. On introduit alors une sonde bougie n° 16 qui pénètre facilement dans la vessie. On injecte 280 grammes d'eau jusqu’à ce que le malade éprouve l'envie d'uriner On retire la sonde et on prie le malade d’uriner. Un peu de paresse au début, puis jet fort. La sonde est réintroduite ; pas de résidu. Au toucher rectal, tissus souples, rien de particulier. Le malade doit revenir se faire dilater.

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