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de la première série décroissent rapidement à mesure que s'accroît le nombre des accouchements, en d'autres termes que les femmes qui ont eu 2 enfants sont moins nombreuses que celles qui n'en ont eu que 1, celles qui ont eu 3 enfants sont moins nombreuses que celles qui en ont eu 2, celles qui ont eu 4, 5, 6 enfants moins nombreuses que celles qui en ont eu 3, 4 et 5.
S'il était démontré que, chez les femmes atteintes de hernies, la proportion pour 1000 des bi-, tri-, quadri- ou multipares fut plus considéiable que celle des femmes quelconques ayant eu le même nombre d'enfants, on en pourrait conclure raisonnablement que les grossesses multiples sont plus nombreuses chez les femmes qui ont des hernies que chez les autres, ou ce qui revient au même que le nombre des grossesses est en relation avec le développement des hernies.
Mais si le second ordre de données (la proportion sur 1000 femmes atteintes de hernies, de celles qui ont eu un nombre déterminé de grossesses) est fourni avec la plus grande exactitude par ma statistique, le premier élément du problème est beaucoup plus difficile à déterminer. Je dois heureusement à l'obligeance extrême de M. le D'" Jacques Bertillon un important document qui me permettra tout au moins d'arriver à une approximation assez exacte. Voici les termes mêmes dans lesquels il me l'a communiqué :
« Au moment où un mariage se dissout par la mort d'un des époux, le médecin de l'état civil doit demander combien d'enfants sont survenus pendant le mariage qui vient de se rompre et combien sont encore vivants au jour du décès. De ces questions la seconde est celle à laquelle on répond le mieux; souvent on oublie les morts, souvent on compte parmi eux les mortsnés et souvent aussi on ne les compte pas; quoi qu'il en soit, voici les chiffres pour l'année 1889 que j'ai en ce moment sous la main :
Nombre de ménages ayant n enfants vivants, au jour de la dissolution du mariage.
Nombre de ménages a enfants vivants au dissolution du maria
yant eu n |our de la ge.
ENFANTS
E.NFANTS
1 et plus.
Total..
7 et plus..
Tolal..
Les premières colonnes de chaque tableau, a et c, indiquent le chifTre absolu des familles correspondant à un nombre déterminé d'enfants; les deuxièmes colonnes, b et d, indiquent la proportion pour 1000 de ces familles.
« La seconde objection à faire à ces chiffres, dit M. Bertillon, est la proportion énorme des familles pour lesquelles on n'a pas ce renseignement. Ce nombre s'est élevé en 1889 à 6411, c'està-dire au tiers. » — Mais ces nombres sont passibles d'une autre objection bien plus grave au point de vue qui nous occupe : ils ne représentent que les ménages, c'est-à-dire le nombre des femmes mariées, tandis que mes relevés portent sur toutes les femmes nubiles, de quinze ans aux limites extrêmes de la vieillesse. Parmi ces femmes il en est 314 0/00 (recensement de 1886' qui sont restées filles et dont les unes ont eu, les autres n'ont pas eu d'enfants.
Or si l'on considère qu'à Paris, dans une année moyenne, la proportion des naissances illégitimes pour 10(¥) femmes mariables de quinze à soixante ans est à la proportion des naissances légitimes pour 1000 femmes mariées comme 44,9 est à 115, on pourra conclure que 39 0/0 seulement des femmes non mariées ont des enfants, que (JO 0/0 environ n'en ont pas; quant à savoir quelle est la proportion des femmes non mariées qui ont eu un ou plusieurs enfants, il n'y faut pas songer, mais on peut dire que, dans les classes pauvres, le nombre considérable des gens qui vivent maritalement sans être mariés doit rendre les conditions de la procréation des enfants à peu près les mêmes dans les unions libres que dans les ménages. — En résumant ce que l'on peut considérer comme le mieux établi sur ce point, je dirai donc que la proportion des nulli-, uni-, bi- ou multipares pour 1000 femmes quelconques, mariées ou non mariées, ne différera sensiblement de la proportion des femmes mariées ayant eu le même nombre d'enfants que par le chiffre beaucoup plus considérable des nullipares, peut-être encore par l'abaissement plus rapide encore du chiffre des multipares à mesure que s'accroit le nombre des grossesses, les femmes non mariées ayant maintes raisons de plus que les femmes mariées pour en craindre et en éviter le retour.
Voyons maintenant quelle est la répartition des femmes nubiles, âgées de plus de quinze ans, atteintes de hernies suivant le nombre de leurs grossesses.
NOMBRE DES FEMMES atteintes de hernies et ayant ew » enfants vivants au jour où elles se sont présentées an Bureau central :
ENFANTS
cniFFIlE ABSOLU