SEXE FÉ.MIIN'IN
IIEHMES
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ig
TOTAL
T. "ji
Opérées
jj
Réduites par taxis avec cliloroforme
Réduites par taxis sans chloroforme
Réduites par le malade, inversion, glace, etc-
Ainsi je trouve l'indication de deux hernies crurales, étranglées avec vomissements, pour lesquelles l'opération fut proposée et refusée par les malades, qui néanmoins guérirent; celle d'une hernie scrotale gauche qui se réduisit spontanément le -48^ jour des accidents, au moment où le chirui^gien prenait le bistouri pour opérer. Il est certain également que le plus grand nombre des hernies étranglées traitées par le taxis avec ou sans chloroforme, en 1881, 1882 ou 1883, seraient aujourd'hui soumises à l'opération d'emblée, et nous verrons tout à l'heure quelle importance a cette circonstance au point de vue du pronostic actuel de l'opération.
Prenant actuellement ces chiffres pour ce qu'ils sont, nous arrivons aux constatations suivantes, pour ce qui est des diverses espèces de hernies :
A. Ban& le sexe masculin.
a. Hernies inguinales. — Dans les accidents des hernies inguinales, prises en bloc, congénitales et autres, l'opération a été
pratiquée dans 20,30/0 des cas; — le taxis avec chloroforme dans 14,6 0/0, sans chloroforme dans 35 0/0 des cas. — Si au contraire nous n'envisageons que les hernies inguinales congénitales prises en elles-mêmes, le taxis avec chloroforme n'a réussi que dans un peu moins du 1/4, sans chloroforme, dans 1/7 des cas; 1/3 des accidents se sont dissipés sans taxis, enfin dans 28,6 0/0 des cas l'opération a été nécessaire.
h. Hernies crurales. — La proportion des cas où il a fallu recourir à l'opération est à peu près la même (27,2 0/0) que pour les hernies congénitales ; la proportion de ceux où le taxis, même sans chloroforme, a réussi est néanmoins beaucoup plus forte (45,4 0/0).
B. Dans le sexe féminin.
a. Les hernies inguinales étranglées se sont en grande majorité réduites par le taxis sans chloroforme (50 0/0 des cas) ou même sans aucun secours (26,3 0/0); l'opération n'a été pratiquée que dans 10,5 0/0, le taxis avec chloroforme dans 13 0/0 des cas.
b. Dans les hernies ombilicales étranglées, le taxis sans chloroforme compte le même nombre de succès que l'opération.
c. Dans les hernies crurales de la femme, l'opération a été mise à contribution dans beaucoup plus de la moitié des accidents (55 0/0); le Iaxis sans chloroforme n'a abouti à la réduction que dans 30,3 0/0 de ces cas.
On voit donc que les accidents qui se développent dans les hernies chez la fem,me exigent plus souvent (41,5 0/0) V opération que ceux qui surviennent dans le sexe mascidin (20,7 0/0). — Ainsi la femme, qui est, proportionnellement au nombre de ces hernies, plus exposée aux accidents que l'homme, est en même temps exposée à des accidents plus graves et qui, dans un nombre de cas bien plus considérable, contraignent de recourir à l'opération .
Parmi les hernies de la femme, il faut placer au premier rang, au point de vue de la gravité des accidents et de l'intervention chirurgicale que ces accidents entraînent, d'abord les hernies crurales, puis les ombilicales, puis les inguinales, quoique celles-ci soient les plus communes.
Chez l'homme, ce sont les hernies inguinales congénitales et les hernies crurales, presque sur le même rang, qui présentent les accidents les plus graves et fournissent la plus grande proportion à l'opération. Les hernies inguinales ordinaires, infiniment plus fréquentes que les autres, présentent un chiffre absolu d'accidents plus considérable; mais ceux-ci sont en général moins sérieux et nécessitent bien moins souvent l'opération, si
l'on se rapporte au nombre de ces hernies et à la fréquence des accidents qu'on y observe.
Ainsi nous pouvons conclure que si riiomme est beaucoup plus fréquemment atteint de hernies que la femme, celle-ci est beaucoup plus exposée q^ie lui aux accidents et aux complications des hernies etcjue ces accidents revêtent chez elle une gravité incontestablement plus grande.
6° Évaluation des dangers auxquels exposent les hernies et de la mortalité qu'elles déterminent. — En acceptant l'hypothèse que la plupart des individus qui meurent par le fait d'une hernie succombent à la suite d'un étranglement lierniaire, on pourrait arriver à une estimation approximative des risques que les hernies font courir à ceux qui en sont porteurs : en effet, à Paris du moins, il est peu d'étranglements qui déterminent la mort sans que l'opération ait été tentée : connaissant donc, sur un chiffre déterminé de hernieux, la proportion des accidents qui entraînent l'opération, on pourrait en déduire la proportion des individus succombant, si l'on savait d'autre part quelle est la mortalité qui résulte de l'opération.
J'ai exposé ailleurs * les difficultés que l'on éprouve à fixer le chiffre de mortalité correspondant à l'opération de la hernie étranglée.
Voici les résultats de l'opération tels qu'ils sont fournis par la Statistique des hôpitaux de Paris, recueillie par les soins de M. Husson pour les années 1861, 1862, 1863 et 1864 : on peut voir l'énorme proportion de mortalité qu'entraînait à cette époque l'opération.
Opérations de hernies ôiranglées en 1861 . 1862^ '1863, i86i
OPlili.A