‹ Résultats de la Vaccination antigonococcique dans le traitement des orchites blennorrhagiquesChapitre 7 sur 11 · SUR LES · texte numérisé non relu

SUR LES

BONS RÉSULTATS OBTENUS PAR LA VACCINOTHÉRAPIE ANTIGONOCOCCIQUE DANS LES ORCHITES BLENNORRHAGIQUES

Dans les archives de médecine et de pharmacie navales de juin 17, Laurent Moreau, médecin de .r'"° classe de la Marine, publie quatre observations :

L'observation VII : Orchi-épididymite aiguë d’origine blennorrhagique -— Guérison après 8 inoculations.

L'observation VIII : Orchi-épididymite blennorrhagique traitée au troisième jour par la vaccinothérapie, guérison complète en cinq jours. |

L'observation IX : Orchi-épididymite aiguë d’origine blennorrhagique — Guérison après deux séances de vaccinothérapie.

L'observation X : Epididymite bacillaire — Aucun résultat par la vaccinothérapie.

Et voici ce qu’écrit l’auteur : « Les bénéfices de la vaccinothérapie furent ici remarquables, on sait combien est longue à se faire la résolution des épididymites blennorrhagiques (trois, quatre, cinq'semaines, sans tenir compte de la persistance du noyau caudal) combien sont pénibles les douleurs du début. La guérison des trois cas, dont nous avons donné l’observation, s’est produite dans des délais très courts : cinq jours dans un cas (après trois inoculations) 10 jours dans

un autre (après deux inoculations) vingt jours dans un troisième (après 8 inoculations). La restitutio ad integrum était complète : il ne persistait au niveau de la queue de l’'épididyme aucun empâtement.

Dès la première injection les douleurs se calment, et l’on peut facilement palper les parties malades.

La vaccinothérapie peut donc devenir quelquefois un moyen de diagnostic quand l’épididymite coexiste avec un écoulement gonococcique.

Voyons maintenant ce qu'écrit le Docteur Henri Dubois (chef d’un service de maladies vénériennes à l’hôpital complémentaire n° 71 à Jouarre) dans sa petite brochure « Simples réflexions sur la prophylaxie et le traitement des-affections blennorrhagiques dans l’armée ».

« Depuis quatre mois, nous avons poursuivi l'emploi du Dmégon dans la mesure où nous avons pu nous le procurer. Les premiers résultats obtenus se sont confirmés, et à l'heure actuelle, après avoir pratiqué plus de six cents inoculations, nous croyons en avoir une expérience assez complète, pour considérer la période des essais comme terminée. Les nombreux cas traités et observés personnellement dans notre service, ont présenté une immense majorité de résultats favorables. Ceci nous permet d'affirmer en toute conscience, que nous sommes bien en présence d’un agent thérapeutique sérieux, recommandable et sans danger ».

Le Docteur Dubois fait allusion aux échecs du Dmégon dans certaines orchites, lesquelles d’après lui, seraient probablement d’origine bacillaire.

« On.est actuellement d'accord, dit-il, pour admettre que les lésions tuberculeuses de l’épididyme sont excessivement lentes à se développer, torpides et indolores. Il peut donc arriver, qu'elles restent latentes pendant plusieurs années, sans que l’individu qui en est porteur soit autrement incommodé et s’aperçoive même de leur existence. Si donc un malade, ainsi atteint, contracte fortuitement une blen-

norrhagie, l’inflammation apportée par cette affection surajoutée, agira en rendant apparentes, ces lésions jusqu'alors ignorées, et en favorisant l’évolution morbide ultérieure,

[Il s’agit d'une épididymite mixte.

À coté des cas suraigus et rescents, nous avons également à soigner une autre forme d’orchite à symptômes moins bruyants, mais non moins persistante et douloureuse. Ici encore le traitement présente une efficacité non douteuse, mais il est un peu plus long, parceque, d’une part, le gonocoque a eu le temps de s'installer plus profondément et que d’autre part, le processus phlegmasique ayant été abandonné à lui-même, la résolution des exsudats est beaucoup plus lente à sefaire…

Enfin l’auteur établit une comparaison entre la durée d'évolution d’une moyenne de cas non traités et celle d’une

moyenne de cas traités, ces derniers ayant une évolution sensiblement diminuée :

1°) — Cas non trailés par le Dmégon (moyenne de ro cas). Durée de la complication. . . . 30 jours.

Durée du séjour à l'hôpital. . . 5o jours.

2°) — Cas traités par le Dmégon (moyenne de 50 cas). Durée de la complication. , . . 16 jours.

Durée du séjour à l'hôpital. . . 35 jours 1/2. Nombre moyen d'inoculations. . 4,3.

IL publie en même temps 69 observations d’orchites blennorrhagiques unilatérales, et 5 d’orchites doubles où le traitement a eu une heureuse influence, ainsi que 6 observations d’orchite (dont une blennorrhagique à répétition, les autres probablement non gonococciques mais bacillaires) dans lesquelles le vaccin a eu un effet médiocre ou même nul.

. Non moins favorable est l'opinion qu'émet le Docteur Rob. Duhot (directeur de l'institut d’urologie et de dermatosyphiligraphie de Bruxelles) qui a eu l’occasion d’employer

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en particulier le vaccin de Nicolle. « .... On peut dire que le vaccin de Nicolle est atoxique, c’est à dire qu’il ne produit pas d'accidents ; sur un chiffre de 600 injections, il ne m'est pas survenu un seul accident digne d’être noté.

Il serait cependant inexact de dire que l’injection du Dmégon est absolument exempte de toute réaction. (Il est à noter que le Docteur Duhot utilise toujours la voie intraveineuse, qu’il suppose être plus rapide et absolument indolore). Assez souvent même, il se déclare de la céphalalgie, l’insomnie, des frissons et une légère poussée thermique, environ deux heures après son emploi. La poussée fébrile est presque toujours dé très courte durée. Chez deux malades l’abaissement a occasionné un repos forcé de deux jours. Les réactions disparaissent souvent après la troisième injection. Lorsqu'il y a association microbienne, l’action du vaccin de Nicolle est nulle sur ces infections associées. Au contraire son influence sur les épididymites pures est incontestablement surprenante.

Voici maintenant ce que nous relevons dans la thèse du Docteur Marconnet (Lyon 1917): « Dans l'orchi-épididymite, la tension si douloureuse du testicule cède en quelques heures. Souvent, dès la première inoculation, les malades peuvent se lever, marcher, vaquer à leurs occupations ; le testicule diminue rapidement de volume, et il ne demeure plus bientôt qu'un noyau induré insensible qui ne tarde pas lui-même à disparaître. Dans les cas que nous avons observés, deux et trois injections ont été suffisantes, pour obtenir une guérison parfaite. »

Suivent deux observations d’orchite :

L'observation XII: Uréthrite chronique datant d’un an, orchi-épididymite récente : guérison complète après 3 inoculations en huit jours. |

L'observation XIV : Uréthrite aiguë, survenue chez un malade atteint d’uréthrite chronique. Orchite aiguë. Les douleurs testiculaires disparaissent promptement.

D is

Dans un article de Paris Médical du 22 novembre 1913 le Docteur P, Remlinger médecin major de 1" classe, directeur de l'institut Pasteur marocain écrit ce qui suit : « La technique de la vaccinothérapie antigonococcique est extrêmement simple et à la portée de tous les praticiens. Quant aux résultats obtenus, ils ont, par leur rapidité et leur intégralité, dépassé toutes nos espérances. »

Deux observations d’orchite figurent dans cet article :

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