‹ Résultats éloignés de l'extirpation du cancer du Rectum par les méthodes basses et indications opératoiresChapitre 3 sur 13 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Le rectum, situé partie dans l’excavation pelvienne, partie dans le périnée postérieur, entre le sacro-coccyx et les organes génito-urinaires n’est pas très facilement abordable. Les chirurgiens empruntent actuellement quatre voies : périnéale, sacrée, abdominale et combinée; mais au siècle précédent, avant la période antiseptique, l'ouverture d’un ventre étant considérée, à juste titre du reste, comme une chose très grave, il était logique que les premiers essais d’extirpation du rectum cancéreux se fissent par la voie basse.

C’est Lisfranc, qui, en 1826, pratiqua pour la première fois l’amputation circulaire périnéale. Cette intervention ne devait pas être suivie de succès, en raison des complications septiques et des imperfections de la technique ; aussi l’ablation du cancer anorectal fut-elle considérée longtemps encore comme un simple exercice d’amphithéâtre. Les opérations palliatives conservèrent de ce fait leur vogue dans tous les pays.

Denonvilliers et Dolbeau reprirent cependant l’opération de Lisfranc en y ajoutant une incision postérieure remontant jusqu’au coccyx. Verneuil et Kocher proposèrent à leur tour la résection coccygienne pour donner plus de jour. Enfin, en 1897, Quenu et

Ces

Baudet, règlent d’une façon précise la technique de l'amputation coccy-périnéale large, encore appelée : opération de Lisfranc élargie. C’était un réel progrès et actuellement toute intervention est encore pratiquée avec la même technique.

Les Allemands, vers la même époque, plus audacieux que nous, -préconisent la résection d’une partie du sacrum. C’est la méthode de Kraske. Cette manœu-

vre est très suivie Outre-Rhin, en Angleterre et en

Amérique, mais soulève de nombreuses critiques de la part des chirurgiens français.

En citant les interventions pratiquées par les conduits naturels : résection trans-anale de Villard, transvaginale de Chalier et Perrin, nous en aurons fini avec l’histoire des voies basses.

Devant lés difficultés souvent insurmontables pour extirper une tumeur haut située — extrémité supérieure de l’ampoule, début du recto-sigmoïde — :ïl avait semblé nécessaire à quelques opérateurs d’ajouter une incision adbominale au temps périnéal. C’est ainsi qu’en 1882 Koenig, parce qu’il n’avait pas pu enlever une tumeur du rectum, déjà abordée par le périnée, termine en faisant une laparotomie.

Ce cas est suivi de quelques autres isolés, tout le monde considérant. jusqu'alors la voie abdominale comme une simple auxiliaire de la voie basse. Il faut arriver à Gaudier, puis Quenu, en 1896, pour trouver la première description de la première amputation combinée. Ces auteurs en donnent la technique” qui

peut se résumer ainsi : une phase abdominale com- .

prenant la libération du rectum jusqu’au plancher

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