‹ Résultats éloignés de l'extirpation du cancer du Rectum par les méthodes basses et indications opératoiresChapitre 4 sur 13 · SA RES · texte numérisé non relu

SA RES

pelvien, la ligature des pédicules vasculaires de l’hémorroidale supérieure en arrière, de l’hémorroidale moyenne sur les côtés, la section de l'intestin avec enfouissement du bout inférieur qu’on recouvre du péritoine, enfin l'établissement d’un anus iliaque définitif avec le bout supérieur. L'opération se termine par une deuxième phase périnéale consistant à extirper le segment rectal dégagé plus haut.

Hartmann, quelques années plus tard, précise les temps et les indications de la voie abdominale pour certains néoplasmes haut situés. Il fait en somme une résection par la voie abdominale seule, abouche le segment colique supérieur à la paroi en anus terminal et abandonne le bout inférieur après l’avoir refermé. Donc avant 1900 ce sont presque uniquement les voies basses qui sont utilisées ; depuis une dizaine d'années, la méthode combinée prend vraiment une place importante dans la chirurgie du cancer du rectum et tend à devenir prépondérante. Actuellement, les chirurgiens ont le choix entre les méthodes suivantes : d’abord les voies périnéales et périnéo-coccygiennes, les plus anciennes, qui permettent de pratiquer des amputations et des résections (on conserve le sphincter) ; le type de ces opérations est l'amputation de Lisfranc élargie. Suivant le sexe et l'extension du cancer, on peut y apporter quelques variantes :

amputation prostato-rectale amputation vagino-rectale

Puis, la voie sacrée, autorisant également les ampu-

tations et les résections. Enfin les voies naturelles peu

RTS

employées, trans-anales et trans-vaginales (résection seulement).

Parmi lés interventions combinées, la plus connue est l’amputation avec anus iliaque définitif de Quenu ; la résection est pratiquée beaucoup plus rarement. Reste la méthode d’Hartmann, réservée aux néo-

plasmes siègeant très haut, mais également excep-.

tionnelle.

Il est évident, que quelque soit la voie choisie, l’idéal serait de faire une résection, afin que le malade conserve les bénéfices d’un anus continent, mais la hauteur et l’extension du cancer ne permettent pas toujours à l’opérateur de faire comme il le désirerait

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