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quel cancer doit, en effet, être basé sur la connaissance exacte des Ilvmphatiques de la région, et des ganglions susceptibles d’être envahis par les cellules cancéreuses, À quoi servirait d'enlever largement la tumeur si on laissait dans la plaie des ganglions qui assureraient la continuité du mal ?
Tout chirurgien qui s’engage dans l’opération radicale du cancer rectum, doit donc savoir auparavant quels sont les ganglions qui ont des chances d’être envahis, pour aller systématiquement à leur recherche. Novyés dans le tissu cellulo-graisseux périrectal, on les sent mal au toucher, souvent pas du tout, et il ne faut guère compter être mieux renseigné pendant le cours de l’opération.
Nous ne rappellerons que très brièvement la topographie de ce système lymphatique du rectum uniquement du reste pour en tirer des conclusions sur la valeur des deux grandes méthodes d’exérèses que nous étudions.
On distingue trois groupes ganglionnaires qui sont alimentés par des collecteurs lymphatiques provenant des parois du rectum, et suivant à travers les tissus péri-rectaux le même trajet que les vaisseaux nourriciers de ce conduit, à savoir les vaisseaux hémorroïdaux. Le groupe des ganglions inguinaux, correspond à la portion sphinctérienne du rectum, et à l'anus. Mais on le trouverait envahi quelquefois dans des cancers plus haut situés, en raison des anastomoses qui existent entre les réseaux lymphatiques. Les ganglions hémorroïdaux moyens qui sont situés sur le trajet du pédicule hémorroïdal moyen, jusqu'au