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bout inférieur du cubital, on introduit avec précaution le bout inférieur du médian.
Après avoir fendu en deux le bout supérieur du médian, on glisse cette fourche dans l’autre bout inférieur du tronc que l’on vient de constituer avec les deux segments du cubital et qu’on a fendu à cet effet. On a réalisé une double anastomose par une implantation des deux segments du médian, séparés par une distance de 5 cm. avec le cubital, dont les deux points avaient pu être rapprochés. Suture de la peau en laissant comme soupape de sûreté l’ouverture faite aux téguments au cours de la dissection. Deux jours après l’intervention, hématome sous-cutané correspondant à une légère ascension thermique.
1% mars. — Mouvements du coude. — L’extension et la flexion du coude sont presque normales ; la pronation complète, la supination presque complète. Le pouce a gagné en adduction ; il s’oppose presque. La flexion commence à apparaître. La flexion des autres doigts est toujours impossible. Le malade peut étendre Findex indépendamment des autres doigts. Pas de modifications de la sensibilité.
24 mars. — Tous les mouvements de l’avant-bras sur le bras sont possibles ; le retour de la sensibilité accusé par le blessé n’est que la sensibilité déjà existante, sauf au niveau du cubital, où il y a un bénéfice certain.
13janvier 1923. — Examen du docteur Froment. Main froide et violacée ; griffe des 3°, 4° et 5° doigts avec enroulement des deuxièmes et troisièmes phalanges ; griffe irréductible, plutôt par raideur des petites articulations, que par rétractions tendineuses.
Signes indéniables de restauration du cubital, prouvée :
1° Par le relief normal de la masse hypothénar et par l’absence de gouttières intermétacarpiennes consécutives à l’atrophie des interosseux ;
2° Par la possibilité de flexion du poignet avec adduction de la main (action nette du cubital antérieur, sans aucune participation des deux palmaires) ; par la flexion des premitres phalanges des 3°, 4° et 5° doigts par le jeu des fléchis-
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seurs profonds où même par l’action normale des lombricaux et interosseux.
3° Hypoexeïtabilité faradique simplement au niveau du eubital antérieur, des muscles hypothénar, des intérosseux et de l’adducteur du pouce.
À noter, cependant, la persistance de paresthésie dans ’e domaine du cubital.
En revanche, régénération nulle dans la sphère du médian, si ce n’est une réduction de la zone d’anesthésie, qui se limite aux deuxième et troisième doigts et face externe du quatrième, à l’exception de la face dorsale des premières phalanges.
Par ailleurs, atrophie du thénar, abduction du pouce moins étendue qu’à l’autre main ; index enraidi en extension, aueune opposition.
Inexcitabilité faradique du médian.