SUD TRE
à côté de malades qui déclarent « pisser comme à 20 ans», il y en a d’autres qui se montrent moins satisfaits. Clarence Martin, cité par le Professeur Pousson, et qui a fait une enquête approfondie sur la force du jet, conclut que la prostatectomie transvésicale est encore, à ce point de vue, bien supérieure à la prostatectomie périnéale puisqu'il trouve, pour la première, un pourcentage de résultats bons de 52 %, contre 26 % pour la voie basse ; mais, à côté du fort pourcentage de bons résultats en faveur de la voie haute, il trouve 19 % de résultats variables et 28,5% de résultats médiocres.
À quoi peut-on attribuer ces résultats défavorables ? Il faut, tout d’abord, s'occuper des cas où la miction est toujours restée médiocre, même dans les premières semaines de la guérison. Parmi les six observations signalées par Rochet, et parmi les autres cas qui ont été publiés, nous relevons, comme causes susceptibles d'expliquer la faiblesse du jet, l'existence, chez certains de ces malades, d’une distension vésicale prolongée de longs mois avant l’opération ; il est évident que, dans ces cas là, ce n’est pas l'intervention elle-même qui est en cause, mais le retard qu’on a mis à y ” recourir. Une vessie distendue peut reprendre son rôle de ré- : servoir, mais elle peut également ne pas récu,xrer une force contractile suffisante à rétablir le jet dans sa perfection. Une autre cause, également fort importante, et que nous retrouverons souvent dans l'étude des insuccès de l'opération de Freyer, réside dans les difficultés de l’intervention : plan de clivage difficile à trouver et à suivre, adénome petit, adhérent, qui laisse les parois de l’entonnoir vésico-prostatique dilacérées et anfractueuses ; toutes les