‹ Résultats éloignés de la prostate supra-pubienneChapitre 16 sur 45 · PRO · texte numérisé non relu

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prostatectomies, n’en déplaise à certains chirurgiens, ne sont pas des opérations simples et faciles.

Une autre catégorie de malades se plaint de voir le jet, qui les ennorgueillissait les premières semaines, diminuer peu à peu de force et de volume, et certains voient, dans ce phénomène, un rappel de leurs souvenirs de jeunesse, de leurs blennorragies aboutissant, peu à peu, à la diminution de leur jet, et les obligeant à se faire dilater ou urétrotomiser.

Si le jet diminue en effet après avoir été normal, il est certain qu'il faut penser à la présence d’un obstacle sur le trajet de l’urine : tel que présence de calculs dans la vessie; certaines observations de Bernard Ward sont à ce sujet dé-

monstratives et la pierre enlevée, la miction se rétablit.

Dans d’autres cas, il faut envisager la possibilité d’une récidive, d'une déformation du canal, d’un rétrécissement, toutes complications que nous envisagerons quand nous étudierons l'évacuation de la vessie. Nous résumons, à ce propos, une observation du Professeur Hartmann publiée dans ses « Travaux de Chirurgie anatomo-clinique ».

I] s’agit d’un vieillard de 70 ans, atteint de rétention complète depuis le 25 avril 1905, et opéré par la méthode de Freyer, le 15 mai 1905. Enucléation d’un adéno-myone de 90 grammes, en forme de fer à cheval.

L'opération est normale. Le malade commence à uriner par la verge le 2 juin, et la convalescence ne présente qu'un incident : la persistance d’une fistule hypogastrique, nécessitant une cure par dédoublement le 28 juin, et définitivement fermée en janvier 1906. Ce malade, revu

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le 9 septembre 1906, disait bien uriner, bien que les mictions soient toujours un peu impérieuses.

La mise en tension de la vessie est obtenue par 230 centimètres cubes et le malade urine le liquide avec un jet assez fort, d’une portée de 20 à 25 centimètres, très déformé, en lames de ciseaux. Les sondes béquilles 21, 20, 19, sont arrêtées à 17 cm 5 du méat « par un obstacle dur, donnant la sensation d’une déformation de l’urètre sous-vésical, l'urine apparaît au pavillon de la sonde, mais sans s’écouler quelle que soit l’inclinaison donnée à la sonde. La sonde-bougie n° 17 passe sans difficulté ; pas de résidu ».

Le 6 juillet 1911, le malade écrit qu'il va bien et urine normalement.

Ce cas, heureux d’ailleurs, montre la grande importance, pour la perfection du résultat, d’essayer d’éviter toute déformation de l’urètre, et, si la cicatrisation se faisait quand même défectueuse, la nécessité de calibrer le canal, qu’il soit menacé de rétrécissements vrais ou faux, par une dilatation prolongée aux béniqués. Et nous commençons alors à entrevoir une notion fort importante, que nous reverrons souvent par la suite, c’est la nécessité, pour un certain nombre d’anciens opérés, de continuer à être surveillés de longs mois après l'intervention, s'ils ne veulent pas perdre une partie importante des bénéfices de l'opération et particulièrement « ce jet qui les remplit d’aise » (Marion). Ps DES | B. — FRÉQUENCE DES MICTIONS. — La pollakiurie diurne et surtout nocturne est une des grandes ennemies du

prostatique, de sa guérison dépend une partie du succès de l'opération de Freyer.

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