‹ Résultats éloignés de la prostate supra-pubienneChapitre 23 sur 45 · SE EUR · texte numérisé non relu

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le périnée. Malgré des accidents infectieux (orchite droite et vaginalité suppurée) et un mauvais état général, la guérison s’est maintenue constante, il n’y a pas eu de résidu, jusqu’à la mort, survenue en février 1908, à la suite d’accidents cardiaques.

Un autre prostatique, âgé de 69 ans, avec rétention incomplète chronique, grande distension vésicale et incontinence, urines troubles, est opéré le 2 mars 1907 ; revu le 20 décembre 1908 urinant parfaitement.

Un malade, âgé de 63 ans, opéré le 1” juillet 1907 pour rétention incomplète de 250 centimètres cubes d'urine infectée. Revu le 21 octobre 1911, « urine très bien, comme à 20 ans, pas de résidu vésical. L’adénome était volumineux, saïllant dans le rectum ».

Un autre malade, âgé de 72 ans, en rétention incomplète d’urine, opéré le 27 janvier 1908 d’un adénome pesant 175 grammes, est revu, le 3 novembre 1911, urinant librement, sans résidu.

Un prostatique, âgé de 59 ans, dysurique depuis 9 ans, atteint de rétention incomplète de 550 centimètres cubes, est opéré le 18 juin 1908 d’un adénome volumineux, pesant 98 grammes. Revu en janvier 1912. « Mictions normales ; jet fort et plein. Vide entièrement sa vessie, urines claires. Etat général très amélioré ».

On voit ainsi, par ces quelques exemples, que les cas heureux sont surtout ceux où l’on a enlevé un adénome volumineux, faisant plus ou moins saillie dans la vessie. Les tumeurs petites, sans projection, donnent par contre souvent des mécomptes.

Pour avoir, d’ailleurs, un pronostic plus précis, il faut,

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parmi les rétentionnistes incomplets chroniques, distinguer les non distendus et les distendus.

La première catégorie obtient en effet de l’opération le plus de bénéfices. Quant aux prostatiques distendus, Oreja, cité par Pousson, sur 102 malades opérés par l’hypogastre, a toujours trouvé une rétention persistante de 300 à 500 centimètres cubes ; Le Fur signale qu’il persiste presque toujours un certain résidu vésical de 100 à 150 centimètres cubes.

Le Fur aoute que, parmi les rétentionnistes prostatiques opérés, il a, dans 10 % des cas, eu à traiter des malades à voies urinaires en voie de distension, et 1l attribue les résultats défavorables obtenus, à un certain degré de paralysie vésicale par sclérose, plus ou moins liée à l'infection vésicale. Il a, par contre, même dans les cas mauvais, tou- Jours obtenu une amélioration de la fonction rénale, les malades évidemment restant toujours des néphrétiques.

Pauchet, également, signale la nécessité, chez les prostatectomisés atteints de rétention chronique avec distension, de pratiquer pendant longtemps des lavages vésicaux (1 à 2 par Jour). |

Un fait qui paraît certain, c’est que ces distendus ne semblent plus être aussi menacés par l'infection qu'ils l'étaient avant l'opération. Leur état n’est plus aussi instable et les sondages, bien que devant toujours être pratiqués sous le couvert de la plus stricte asepsie, ne paraissent pas être aussi périlleux qu'ils l’étaient avant l'opération de Freyer.

II faut enfin distinguer parmi les distendus : les distendus jeunes, sur l’état desquels l'opération donne souvent

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