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muqueuse de l’orifice séparant la vessie de la cavité prosta-
tique. Un curettage fut nécessaire.
Macdonald divise, à ce point de vue, ses opérés en plusieurs catégories : il a suivi ainsi, 28 prostatectomisés. Parmi ceux-ci, 22 avaient eu des calculs au moment de l'opération ou avant, et n’en présentaient plus, lors de leur deuxième examen fait de | à 5 ans après prostatectomie. Ces 22 calculeux n'ayant pas présenté de récidives, avaient eu, avant l'opération, soit des calculs uriques (7 cas) et une cystite concomitante (6 conservaient leur cystite), soit des calculs phosphatiques (15 cas, dont 13 atteints de cystite, guérie seulement dans 3 cas). Six prostatiques calculeux avant l'opération ont fait des récidives. (Un de ces malades avait eu, pendant les 10 années qui précédèrent sa prostatectomie, 16 lithotrities, 1l évacua, quelques mois après son opération et spontanément une petite pierre; mais, depuis 2 ans, 1l ne présenta plus de nouveaux calculs. Parmi les prostatectomisés qui n'avaient pas eu de calculs avant la prostatectomie, 4 malades présentèrent dans la suite des calculs dans la vessie. Deux autres opérés eurent des pierres dans la cavité prostatique. Ces 6 malades avaient une cystite alcaline et leurs calculs étaient phosphatiques.
Posner cite le cas d'un opéré, calculeux avant l’opération, qui fit une récidive deux ans après.
Heresco a également observé des calculs post-opératoires.
Bernard Ward, alors que 20 % de ses prostatiques étaient des calculeux, n’a observé que 2 récidives de calculs dans la vessie, et | dans la cavité prostatique. Ce dernier malade se plaignait, après l'opération, d’envies fréquentes
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d'uriner, de douleurs à l'extrémité du pénis après la miction: il avait un jet diminué comme force et comme débit. Le calcul fut trouvé à cheval, une partie dans la vessie, une autre dans la cavité prostatique. À
Le Professeur Legueu a observé également quelques cas de calculs secondaires, malgré la parfaite évacuation de la vessie.
Thévenot signale 6 récidives de calculs ; un de ses opérés dut subir une lithotritie 14 mois après l’opération, puis une deuxième lithotritie 5 mois plus tard. Enfin, 5 mois après, un nouveau gros calcul dans la loge prostatique fut enlevé par le périnée.
Pasquereau cite également un cas de récidive de calcul dans la loge prostatique : « homme de 58 ans, opéré en 1913 de 7 calculs vésicaux et d’un adénome. Au début de 1920, souffrait beaucoup, pissait du pus et du sang. Nouvelle taille hypogastrique et ablation d’un calcul en bouton de chemise dont une partie occupait l’ancienne loge, l’autre oblitérant le col vésical. Drainage par le Freyer. Sort guéri 24 jours après avec urines claires ».
Nous avons pu nous-même observer une récidive de
calculs chez un ancien prostatectomisé :
| B. A.…., âgé de 73 ans, n’a jamais eu de coliques néphréhques, souffre, depuis 1910, de prostatisme avec rétention incomplète et crises de rétention complète.
En avril 1918, taille hypogastrique et ablation de calculs ; amélioration des symptômes, puis, de nouveau aggravation ; les mictions sont fréquentes et hématuriques. En mars 1920, ablation par l’hypogastre, de calculs et d’un adénome. La convalescence est entravée par une gangrène partielle du gland, survenue 3 jours
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après l'opération et ayant nécessité une opération autoplastique. L’hypogastre est fermé en un mois. Le malade sort de l'hôpital 3 mois après l’intervention, 1il pisse bien, mais le jet est de travers. Pas d’incontinence. Il vient consulter, le 4 mai 1924, parce quil souffre depuis 6 mois en urinant. Les mictions sont sanglantes, fréquentes ; à certains moments, le malade est obligé de pisser
toutes les 10 minutes, et le jet est souvent brusquement interrompu.
: À l'examen, la cicatrice hypogastrique est bonne, malgré les deux interventions, et une mauvaise paroi. Pas d’éventration volumineuse hernie inguinale gauche. Le jet est de faible puissance, les urines sont troubles, légèrement sanglantes. On ne sent 1ien au toucher prostatique. Une sonde béquille 18 pénètre assez facilement dans la vessie, malgré un certain ressaut dans la cavité prostatique. Résidu insignifiant de 10 centimètres cubes. La capacité vésicale est de 375 centimètres cubes.
Le cystoscope pénètre assez facilement en ramenant la verge
vers le périnée et en inclinant légèrement le bec latéralement. La
vessie est à colonnes, il y a des lésions de cystite peu accentuée ; à droite, au-dessus de l’orifice urétéral, on voit l’orifice d’un diverticule. Les orifices urétéraux sont normaux ; dans la région du bas-fond, on voit un calcul blanchâtre assez gros, paraissant phosphatique. Rien de particulier au col vésical. J
Les diverses observations, que nous venons de citer, montrent que la prostatectomie ne met pas, dans tous les cas, à l’abri de récidives de calculs. En est-elle toujours responsable ?
Les calculs vésicaux post-opératoires peuvent être d’origine rénale et la prostatectomie, si elle assure une meilleure évacuation de la vessie et, par conséquent, retarde la croissance dans la vessie de ces calculs, ne peut évidemment exercer aucune influence sur la lithiase rénale ; elle