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4° HEMORRAGIES TARDIVES
Thomson Walker a observé un cas d’hémorragies sévères, répétées d’abord tous les 3 à 4 mois, puis toutes les 6 semaines, pendant 4 ans.
« Médecin retiré, âgé de 67 ans, vient consulter en mai 1909 pour hémorragies répétées. Il avait été opéré, en 1905, d’un adénome prostatique ; sa maladie prostatique avait débuté 10 ans auparavant, il présentait des signes d’endocardite depuis quelques années. La convalescence, après la prostatectomie, avait été normale, mais, quelques mois après, il présenta une hématurie avec pollakiurie qui dura 5 jours, suivie, 4 mois après, d’une nouvelle hématurie. Ces hématuries se renouvelèrent tous les 3 à 4 mois et duraient de 2 à 5 jours ; le sang rendu était très foncé, sans caillots ; entre les crises, les urines restaient troubles, purulentes. Les hématuries devenant plus fréquentes, toutes les 6 semaines, une cystoscopie fut faite en mai 1909 et montra, dans la partie postérieure de l'anneau prostatovésical, un petit nodule de la grosseur d’un pois paraissant le siège de l’hémorragie ; il y avait une cystite modérée, généralisée. En juillet 1909, ouverture de la vessie par l’hypogastre, l’orifice de communication de la cavité vésicale avec la cavité prostatique est ovalaire à grand axe antéro-postérieur. Postérieurement, les bords sont bien délimités, rigides ; à la partie antérieure, la vessie se continue directement avec la loge prostatique. La petite tumeur fut enlevée, la vessie fermée, une sonde à demeure mise dans l’urètre. La tumeur était formée de tissu fibreux avec nom-
breux néo-capillaires. Une semaine plus tard, nouvelle hémorragie très importante, le sang s'échappant par la verge et la vessie remplie de caillots. Réouverture de la vessie, et, le sang paraissant venir de la cavité prostatique, un tamponnement fut effectué et laissé en place pendant 48 heures. La convalescence fut lente, entrecoupée de syncopes. En septembre 1909, dilatation du cœur. Mort. »
Enfin, parmi les complications post-opératoires très rares, nous pouvons citer le développement d’un OSTÉOME CICATRICIEL dans la ligne d’incision hypogastrique s’accompagnant de vives douleurs (Bersnasconi-Pousson) ; l'existence d’un NODULE CICATRICIEL (Rafin) ; des TROU- BLES TROPHIQUES CUTANÉS autour de la plaie hypogastrique, à la suite de l’application de l'appareil d’Irving- Freyer, consistant en des escarres ayant mis plus d’un an à se cicatriser ; des DOULEURS LANCINANTES D’UNE JAMBE ou des deux, sans phlébite (Casper), paraissant dues à une névrite du plexus hypogastrique.