‹ Résultats éloignés de la prostate supra-pubienneChapitre 5 sur 45 · RE ES · texte numérisé non relu

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complètement l'obstacle, soit de le contourner, afin de résoudre d’une façon plus ou moins élégante, mais toujours très personnelle, le côté hydraulique de la question ; ce n’était en somme qu'à un problème de vases communi-

quants que les recherches restèrent circonscrites,

Quelques prédécesseurs de génie, pourtant, entrevirent la solution et, en cherchant à supprimer partiellement l'obstacle, cause de tous les maux, firent faire un grand pas à la question.

Enfin, en 1900, les travaux de Gosset et de Proust, venant après les publications de Goodfellow, de Carpenter, de Dittel révélèrent la possibilité anatomique de la prostatectomie par le périnée et Albarran vulgarisa en France la prostatectomie périnéale en perfectionnant la technique et en montrant les brillants résultats obtenus entre ses mains.

Le 21 juillet 1901, Freyer annonce qu’il énuclée la prostate avec le doigt par la voie hypogastrique, bien que précédé dans sa trouvaille par Mac Gill, qui, croyant faire une prostatectomie partielle à travers la vessie, enlevait cependant bel et bien tout l'obstacle, et par Fuller à qui revient la véritable paternité de l’opération. Mais Freyer en a si admirablement décrit la technique, a tellement contribué, par ses publications, à en étendre les indications et à en montrer les bienfaits que son nom est resté inséparable de celui de l'opération qu'il a décrite.

Actuellement, on a pu, depuis, perfectionner quelques détails de technique, mais la technique elle-même telle que Freyer l’a décrite, subsiste dans son intégrité.

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Chacune de ses opérations,prostatectomie périnéale, et prostatectomie hypogastrique, eut ses champions, ses succès, ses martyrs. La lutte fut pourtant courte. Déjà, en 1904, Escat écrivait dans son Rapport à la VIII session de l'Association française d’Urologie : « Si la technique de l’énucléation se perfectionnait et si le drainage postopératoire donnait plus de sécurité, la transvésicale détrônerait la périnéale, car ses résultats fonctionnels sont excellents » ; et, en 1911, Proust, dans son Rapport au 2 Congrès de l'Association internationale d'Urologie, à Londres, faisait à la prostatectomie périnéale un enterrement d’honneur en disant :

« Il faut bien reconnaître les mérites de la prostatectomie périnéale qui, grâce à sa faible mortalité du début entre les mains d’Albarran, a gagné la cause de la prostatectomie, comme, jadis, l’hystérectomie vaginale a préparé le terrain aux opérations abdominales d’aujourd'hui. »

Dans les discussions qui suivirent les divers rapports présentés à Londres, et dans une réunion plus récente à la XX" session de l'Association française d'Urologie, après un lumineux exposé de la question par le Professeur Pousson, l'immense majorité des chirurgiens présents affirmèrent leur préférence pour la voie transvésicale. Seuls, Young et Wildbolz demeuraient fidèles à la prostatectomie périnéale.

Dans l'étude qui nous préoccupe actuellement, nous ne songeons donc nullement à établir un parallèle entre la prostatectomie par voie basse et la prostatectomie par voie

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haute. Ce serait rouvrir un débat stérile, la question est, depuis longtemps, jugée et bien jugée, et notre intention n'est pas d’enfoncer une porte ouverte. Si, dans le courant de ce travail, nous sommes amené à parler de la prostatectomie périnéale, ce sera par politesse, par déférence, pourrions-nous dire, pour une aïeule jadis bien opulente, et nous considérerons surtout la prostatectomie hypogastrique, qui règne actuellement incontestée, en attendant, peut-être, d'aller à son tour rejoindre sa rivale dans l'oubli.

Lorsque Freyer eût fait connaître les premiers résultats de la prostatectomie transvésicale, le retentissement fut si grand que, dans tous les pays du monde, ce fut une vraie fièvre. |

Quand on envisage, sans parti pris, cependant, les conditions dans lesquelles la prostatectomie transvésicale doit son succès, on demeure étonné de voir une opération réussir là où, logiquement, elle aurait dû ne connaître que des désastres.

Elle avait, en effet, pour point de départ une donnée anatomo-pathologique fausse. Ce n’est pas, en effet, l: prostate qui est hypertrophiée dans ce qu’on est conven: d'appeler l’hypertrophie prostatique, ce n’est pas la prostate que l’on énuclée dans la prostatectomie transvésicale, mais bien un adénome ou un adéno-myome développé au dépens des glandes périurétrales qui entourent l’urètre prostatique ; ce n’est donc pas une prostatectomie que l’on exécute, mais une adénomectomie ; la prostate, comr: nous le verrons, est plutôt atrophiée, et reste en place après l'opération. De plus, comme deuxième conséquence, le

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