‹ Résultats éloignés des résections du poignet pour tuberculoseChapitre 21 sur 47 · DA DA · texte numérisé non relu

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On pratique ensuite « l’incision cubito-latérale ». On peut commencer aussi bien par l’une que par l’autre, suivant celui des 2 os qu’on veut explorer le premier. Elle: part de 3 centimètres au-dessus de: lapophyse styloide du cubitus et va en bas jusqu’à 2 centimètres au-dessus de l’extrémité inférieure du 5° métacarpien, laissant au-dessus d’elle le tendon du cubital postérieur. Prendre soin, en incisant, de ne pas sectionner un filet du nerf cubital qui croise souvent le tracé de l’incision, afin de ne pas insensibiliser le petit doigt. ;

On découvre alors, dans le fond de la plaie, le pyramidal et l’os crochu.

Enfin on pratique les « incisions de décharge » nécessaires, au niveau de l’apophyse styloïde du radius ou du tubercule du scaphoïde.

2% temps : Extraction des os du carpe.

Sur le vivant, et quand ils ont été touchés pathologiquement, on enlève les os du carpe plus facilement que sur le cadavre. os :

On peut commencer l’extirpation dans n'importe quel ordre : on commence en général par l’os qui est le plus dénudé, le plus mobile. Par cette brêche, on arrive plus facilement aux autres.

On prend chaque os avec un petit davier, on le soulève, et on le détache de ses adhérences périostiques et capsulaires avec un petit détache-tendon.

3%° temps : Résection des os de l’avant-bras ; abrasion ; évidement ; résection modelante ou résection rectiligne à la scie, selon le degré d’altération.

Maintenant que la loge carpienne est vide, on peut agir facilement sur les extrémités carpiennes radio-cubitales.

Selon les atteintes du mal on les excave ou on les resèque. On prolonge alors plus ou moins les incisions dans le sens indiqué et l’on détache les insertions capsulaires autour du

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cubitus et du radius (on commence par la dénudation du cubitus par l’incision cubitale, celle du radius est facilitée ensuite).

On fait en général une résection modelante chez les enfants et les adultes à os tendres. S’il faut couper une grande longueur des os, on les fait saillir et on les scie avec la scie ordinaire.

4° temps : Excision des extrémités des métacarpiens.

S’il faut en enlever beaucoup, on fait des incisions dorsales supplémentaires; généralement on en enlève 5 ou 6 millimètres : on les dépouille sur leurs faces dorsale et palmaire, er on les excise avec une petite cisaille. Il faut faire attention à l’arcade palmaire profonde qui est en rapport avec eux sur la face palmaire.

Remarque. — Ollier conseille de profiter du sommeil anesthésique pour rompre, dès le début de l’opération, les raideurs des phalanges ; ainsi les malades, dès qu’ils ne souffrent plus. peuvent-iis mobiliser leurs doigts. |

ll, LE TRAITEMENT POST-OPERATOIRE

Pour le poignet, plus encore que pour toutes les autres articulations, le traitement post-opératoire est d’une importance capitale — surtout pour les opérations tardives.

Ollier y apporte une grande minutie et c’est avec une technique des plus ordonnées qu’il en accomplit l’exécution.

Dès la fin de l’opération ii s’agit, tout d’abord, du PANSE- MENT de la plaie, et ici entre la grande question du draînage destiné à assurer l'écoulement, aussi complet que possible, des liquides septiques hors de la plaie :

1° Dans les cas d’ostéo-arthrite fongueuse OLLIER met

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