‹ Résultats éloignés du traitement d'attaque novarséno-bismuthique écourté et non consolidé dans la syphilis précoceChapitre 12 sur 40 · SENTE · texte numérisé non relu

SENTE

Elle avait déjà reçu une application dans la formule du sirop de Grsert ou dans l’ingestion d’une potion à l’iodure de potassium pendant un traitement mercuriel.

Ce traitement mixte arséno-mercuriel marquait une progression dans l'efficacité du traitement de la syphilis.

L'introduction du bismuth, en 1921, par SazerAc et Levaprri, dans la thérapeutique antisyphilitique, nous dota d’un nouveau produit d’une efficacité presque égale à celle du 914. Il a sur lui l’avantage d’être plus maniable et mieux toléré. Certains médecins proposèrent de le substituer au 914 dans le traitement d'attaque de la syphilis précoce.

Les observations cliniques montrèrent que sil est doué d’une activité égale à celui-ci dans la syphilis tardive, il ne peut pas le remplacer dans le traitement de la syphilis précoce, sauf chez les malades intolérants à l’arsenic ou arséno-résistants (SÉZARY, J. PERNET, GALLERAND).

C’est, par contre, un médicament beaucoup UE actif que le mercure.

Aussi, M. SÉzary a pensé qu’on pourrait l’associer au novarsénobenzol et que l’association de ces deux puissantes médications donnerait le maximum d’efficacité.

Après s'être assuré avec Pomarer de l’innocuité de cette association chez le lapin, il formula, en 1922, les règles d'application à l’homme.

Il faut bien noter que cette association doit cons-

AN ae

tituer un traitement mixte conjugué. « I] ne s’agit pas, dit M. Sézary, d’alterner l’arsenie ou le bismuth, ou bien de les employer simultanément en réduisant les doses de l’un d’eux. Autant vaudrait faire un traitement simple par l’une des deux médications. 5 Le traitement arséno-bismuthique n’a vraiment d’intérêt que s’il consiste dans l'administration simultanée de novarsénobenzol et de bismuth aux mêmes doses que si chacun de ces médicaments était employé seul. » Voici dans le tableau suivant (1) le schéma d’une cure novarséno-bismuthique telle qu’elle est appliquée par M. Sézary à un sujet corpulent, sans tare organique, ayant des gencives en bon état.

1e jour 15 cgr. de 914 et uneamp. « simple dose » de bismuth (2) 3e — 30 — — — — —

6e 45 — — -— 10€ 60 — « double dose » — 17e — 75 — — — — - 24e 90 —- -— = 31€ — 90 — - — — — 38e 90 —— — — 45e 90 —— — — 52e 90 — — —

Ce tableau montre que l’on injecte le même jour le bismuth et le novarsénobenzol afin d'éviter un déplacement supplémentaire au malade.

Au début du traitement, avec les petites doses

(1) A. Sézary. — Le Traitement de la syphilis, 3° édition, Masson et Cie, éditeurs.

(2) Il faut, de préférence, employer les sels de bismuth insolubles en suspension huileuse ; leur absorption est lente, aussi leur action se fait encore sentir, alors que celle du 914, qui s’élimine rapidement, est achevée.

de 914, le malade reçoit deux injections hebckomadaires de bismuth. ol sup À partir de 0 gr. 60 de novarsénobenzol, come il ne reçoit qu’une seule injection arsenicalgropat semaine, on injecte le même jour que celleoipune ampoule « double dose » de bismuth. U 0€ On injecte ainsi, par série, chez un sujet normal, 6 gr. 50 à 7 grammes de novarsénobenzoligt ty ampoules d’un sel insoluble de bismuth dgnt:trois ampoules « simple dose » et sept ampoules gäowble dose ». [ 29b ‘ue:

51 le sujet est de faible corpulence, ou s’iliest ihtoz lérant, les doses de 914et de bismuth seront modifiées en conséquence. PHOOVA C’est ainsi, par exemple, que l’on peut aanjeetat que des ampoules « simple dose » d’un sel,irisobible de bismuth. Dans ce cas, à partir de labdosesde O gr. 60 de novarsénobenzol, on fait trois j0ur4 après chaque injection arsenicale doublée.d'une 1nJection de bismuth, une injectionssupplémentairendé bismuth seul et le malade réçcoits alors péndantosa cure, dix-sept injections intramuAeulaines kbua-sel de bismuth insoluble. slsoiroess Comme l'avait montné: dexpénmemtationsshez l'animal, ce traitement rixte nonwaïsénoihismuthique est bien toléré et sa tasieité lifiest paNoplus grankle que celle de chacun de sescdnstitwants pris ivsalémients-2s Ïl est contre-indiqué en cas-ilinpufisanerménale ou hépatique. 9 enovob evo sup oflss tes) Si nous considétoñsimäintenapt spifactävihé faéra;

LEE eu

peutique, une expérience de seize années montre que l’on observe toujours :

10 Une disparition rapide des tréponèmes dans les lésions contagieuses avec épidermisation de celles-ci en quelques jours.

20 Une réduction constante des séro-réactions, après une seule série d’injections, dans la quinzaine qui suit la dernière injection, quand la syphilis a été traitée à son début.

30 Une action efficace, dans la syphilis tardive, sur des lésions où le novarsénobenzol ou le bismuth seuls sont impuissants. Signalons cependant, qu’il est inefficace dans la paralysie générale.

Avec ce traitement, on n’observe jamais de syphilis arséno ou bismutho-résistantes.

Ses inconvénients sont les mêmes que ceux de chacun de ses composants: ils ne sont pas plus nombreux.

La présence de l’arsenic contrairement à ce que l’on pourrait penser, n'empêche pas le développement de la stomatite bismuthique. S'il survient une érythrodermie, elle est presque toujours d’origine arsenicale.

Cette médication conjuguée novarséno - bismu thique constitue donc actuellement, si l’on s’en tient aux doses usuelles qu'il serait imprudent de dépasser, la meilleure arme thérapeutique que nous ayons contre la syphilis.

C’est celle que nous devons employer pour le € traitement d’attaque », c’est-à-dire celui dont on

Page 1