PES, DOS
attend le maximum d’eflicacité pour la guérison de la maladie.
Cette guérison dépend aussi de la précocité du traitement.
On peut alors se demander si, le traitement d'attaque par cette médication conjuguée novarsénobismuthique, appliqué aussi précocement que possible, sera suffisamment efficace malgré sa brièveté.
Jusqu'à maintenant, le manque de recul n’a pas permis de répondre avec certitude à cette question et les règles prescrites par M. Sézary pour la conduite générale du traitement de la syphilis sont basées « sur l’expérience acquise par l’étude du traitement arsenical ». Aussi, 1lnous met en garde contre la tentation que nous pourrions avoir, devant les bons résultats obtenus par une seule cure novarséno-bismuthique, de ne pas continuer le traitement. « Ce serait une faute grave que de cesser alors le traitement. On ne saurait trop répéter qu'il n’y a pas de médication capable de stériliser la syphilis en une seule injection ou en une seule série d’injections. »
Il conseille donc de diriger le traitement d’attaque dans la syphilis précoce de la façon suivante :
Dès que le diagnostic clinique de syphilis est posé et qu’il est contrôlé par les méthodes de laboratoire on fait, si le sujet est corpulent et normal, une première série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques conduite suivant le tableau de la page 4.
On cesse les injections pendant un mois.