OU INSUFFISANT
Nous avons réuni dans ce chapitre les observations des malades qui ont eu un traitement d'attaque novarséno-bismuthique écourté et irrégulier, ou qui ont interrompu la première série d’injections avant d’avoir atteint une dose totale normale de six à sept grammes de Novarsénobenzol puis, sont restés plusieurs mois ou plusieurs années sans traitement.
Certains de ces malades ont reçu, à quelques centigrammes près, une dose totale de 914 voisine de la normale.
Nous ne les avons pas joints aux malades du chapitre précédent, car cette série d’injections fut irrégulière, soit par la progression des doses de 914 ou de Muthanol, soit par le rythme des injections.
Nous avons classé nos observations suivant l’ordre adopté dans le chapitre précédent.
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A. — PÉRIODE PRÉ-SÉROLOGIQUE DU CHANCRE
I. — OBSERVATIONS DES MALADES DONT LES SÉRO- RÉACTIONS SONT RESTÉES NÉGATIVES APRÈS LA SUSPENSION DU TRAITEMENT.
OgBservarTion XX. — Dossier n° 15963, Hôpital Saint- Louis. M. D... Pascal, âgé de 30 ans, vint consulter le 4 mai 1932 pour un chancre induré de la verge ayant débuté environ vingt jours auparavant et dans la sérosité duquel un examen à l’ultra-microscope montra des tréponèmes.
Les séro-réactions de Hecnr et MEINICKE étaient encore négatives.
On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. La première injection de novarsénobenzol à la dose de 0 gr. 15 détermina des malaises avec de la fièvre. La seconde injection de 914 fut faite dix-sept jours après la première injection. Pendant ce temps, le malade ne resta pas sans traitement, car il reçut quatre injections de Muthanol « simple dose ». Ensuite, la série novarséno-bismuthique fut terminée normalement, mais écourtée. Les malaises observés au début ne se reproduisirent plus.
Du 4 mai au 25 juillet, on injecta un total de 5 gr. 10 de novarsénobenzol (dose maxima 0 gr. 90 X 3) et 1 gr. 82 de bismuth-métal en quatorze injections de Muthanol « simple dose ».
Le malade resta ensuite sans traitement pendant cinq mois et demi.
Pendant ce temps, un examen de sang fait le 4 novembre fut négatif.
Le 14 décembre 1932, le malade n’avait aucun accident syphilitique.
On commença une deuxième série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques, mais après les trois premières injections de 914 et de Muthanol, le malade ne continua pas la série d’injections et resta quinze mois sans traitement.
Au 14 avril 1934, le malade est resté un an et neuf mois sans traitement régulier. Il n’avait aucun accident syphihtique. Les réflexes pupillaires et tendineux étaient normaux.
Les séro-réactions de Hecur et de Meinicke étaient négatives.
Une ponction lombaire montra un liquide céphalorachidien normal.
LM PROC LES RER RER RE de une cle 0,4
AIDUHEINE one ie cle el cie ae ie lue 0 gr. 25 Réaction de Bordet-Wassermann......... négative Réaction du benjoin colloïdal ........... négative
Après une injection de 0 gr. 15 de novarsénobenzol et une injection de Muthanol, le malade resta un an sans revenir.
Le 8 avril 1935, après être resté deux ans et neuf mois sans traitement régulier, le malade ne présentait aucun acctdent syphilitique’ Les séro-réactions étaient négatives.
Depuis cette date, il n’est plus revenu au dispensaire.
OBservaTIoON XXI. — Dossier n° 14051, Hôpital Saint- Mouis. M. D... Jean, âgé de 23 ans, vint consulter le 11 octobre 1929 pour un chancre de la verge avec adénopathie inguinale, dont le début remontait à quinze jours environ.
Dans la sérosité du chancre, l’examen à l’ultra-microscope montra de nombreux tréponèmes.
Lucien, Paul Gallerand 4
Me
Les séro-réactions de HecnrT et de Mreinicxe étaient encore négatives.
On commença une série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Elle fut interrompue par le malade et il reçut seulement 2 gr. 25 de Novarsénobenzol (dose maxima 0 gr. 75 X À) et six injections de Muthanol « simple dose », soit O0 gr. 78 de bismuth métal.
Il resta vingt-deux mois sans traitement.
Le 31 août 1931, lorsqu'il revint au dispensaire, on constata un chancre mou de la verge.
Les séro-réactions de Hecnr et de MeinickE étaient négatives.
On traita le chancre mou et on commença une nouvelle série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques. Le malade la survit régulièrement. Du 4 septembre au 4 novembre 1931, il reçut un total de 7 gr. 65 de novarsénobenzol (dose maxima 0 gr. 90 X 6) et 2 gr. 73 de bismuth métal en douze injections de Muthanol dont trois « simple dose » et neuf « double dose ».
Il cessa les injections pendant six semaines.
Les séro-réactions de Hecar et de MernickE étaient négatives.
Le 14 décembre 1931, on commença une nouvelle série d’injections conjuguées novarséno-bismuthiques, mais le malade l’abandonna après la troisième dose de 0 gr. 75 de 914, car il vomissait après chaque injection malgré l’ingestion d’adrénaline. Du 30 décembre 1931 au 12 mars 1932, il reçut un total de 3 gr. 75 de Novarsénobenzol (dose maxima 0 gr. 75 X 3) et sept injections de Muthanol « double dose », soit 1 gr. 82 de bismuth métal.
Il resta ensuite huit mois sans traitement. |
Le 5 novembre 1932, les séro-réactions étaient toujours négatives.
Après deux injections de Muthanol « double dose », le malade resta huit mois sans traitement.