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proposent, en1895,le curettage réglé et méthodique : consistant dans l’ouverture des noyaux tuberculeux en deux valves, laissantainsi évacuer leur contenu, puis on réunit par première intention ou on draine. Quénu insiste à nouveau, plus que jamais, dit-il, sur ce mode de traitement, le10 mai 1899, à la Société de Chirurgie.Degrenne, en 1887,dans sa thèse, passe en revue les divers traitements locaux et indique leur utilité suivant les cas. Kônig, chirurgien de Berne, publie une statistique très intéressante. Il a traité quarante-cinq cas de, tuberculose testiculaire de 1887 à 1896 par la castration et a toujours obtenu un succès durable. — Félizet, à la Société de Chirurgie le 15 avril 1899, prétend que, le plus souvent, la tuberculose génitale de l’enfant a une marche rapide et que, dans ce cas, toute opération palliative doit étrétréletée A cette méme Société de Chirurgie, le 3 mai 1899, Tuffier invite à respecter letesticule, siège de sécrétions internes, sauf lorsque le volume de cet organe, les douleurs qu’il provoque, la suppuration qui s’y produit, indiquent absolumentune castration de nécessité. Au dernier congrès de Naples pour :la prophylaxie de la tuberculose, en avril 1900, M. Pénières, de Toulouse, rappelle ses travaux sur le traitement des tuberculoses chirurgicales par l’euphorbo-thérapie. Il injecte. au niveau de Ja tumeur ou des abcès,1 à 3 centimètres cubes d’émulsion d’euphorbe, dosée à un quart de milligramme par centimètre cube d’eau glycérinée. Il répète cette injection tous les huit ou dix jours, c’est un traitement de lenteur qu’il ne faut pas brusquer, dit.
AE CRE M. Pénières. D’après son auteur, cette thérapeutique est excellente et peut même sauver le testicule. On ne peut, cependant, se prononcer sur ce mode de traitement, puisqu'il n’a pas fait ses preuves. Qu'il me soit, cependant, permis de dire qu'il est vague et dangereux; M. Pénières, en effet, ne dit pas quelle euphorbe il emploie. Ce fait a une grande importance, car le genre ewphorbia renferme plus de deux cents variétés et son suc, qui à un point commun à toutes les espèces, l’âcreté, varie beaucoup pour la toxicité et la causticité.
Ainsi par exemple, l’ewphorbia myrtifolium sert aux Indiens à empoisonner leurs flèches ; la variété voisine, l’ewphorbia pilulifera prise à l’intérieur et appliquée à l’extérieur sur les morsures des serpents est un parfait antidote. A la section de chirurgie du treizième Congrès de Médecine qui a eu lieu en août 4900, M.Mauclaire, de Paris, engage à traiter la tuberculose testiculaire par une nouvelle méthode conservatrice : les ligatures et les sections du cordon spermatique. L'auteur a pratiqué dix-huit opérations de ce genre, les résultatséloignés, dit-il lui-même, sont bons, satisfaisants et mauvais. Les bons résultats, c’est-à-dire l’atrophie pure et simple de la masse génitale infectée s’obtiennent quand la tuberculose n’est pas fistuleuse ou suppurée. Les résultats satisfaisants sont ceux dans lesquels l’atrophie s'obtient lentement, une fistule se produit et la guérison n’est complète qu’au bout de quatre mois environ. Dans un tiers des cas les résultats sont peu satisfaisants, parce que le testicule et l'épididyme, largementsup-
IE Es purés, continuent à infecter largement la vaginale. Ces fistules durent longtemps et nécessitent des interventions secondaires. M. Mauclaire a, je crois, tenté la dernière opération conservatrice qu’on pouvait pratiquer sur le testicule ; ses résultats ne semblent guère satisfaisants de son aveu même.