‹ Résultats éloignés du traitement des ostéochondrites juvéniles de la hancheChapitre 7 sur 19 · BASES DE JUGEMENTS DES RÉSULTATS · texte numérisé non relu

BASES DE JUGEMENTS DES RÉSULTATS

Nous avons systématiquement éliminé tous les sujets dont le diagnostic a dû être révisé, toutes les ostéochondrites secondaires soit à une réduction de luxation congénitale de la hanche, soit à une quelconque affection du membre atteint, et tous ceux qui enfin étaient porteurs d’une dyschondroplasie, affection de système généralisée à laquelle les auteurs bordelais (ROCHER) tentèrent un instant, au vu des protocoles anatomo-pathologiques, de ramener la coxa-plana.

Deux cas présentent l’un une hypothyroïdie, Pautre un syndrome adiposo-génital : les résultats lointains ne semblent pas influencés par la présence de ces troubles humoraux dont l'intervention possible, à l’origine de la maladie de LEGG, a été maintes fois évoquée par les auteurs américains; l’unilatéralité fréquente (80 p. 100 des cas) de l'affection paraît cependant éliminer toute intervention hormonale. Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas cru devoir séparer ces deux cas de l’ensemble de ceux que nous présenterons ici et que l’on peut considérer comme parfaitement purs.

L'analyse des résultats datant d'au moins trois ans considère à la fois les points de vue radiologique et cli-

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nique, le plus objectivement possible, suivant les données ci-après, valables quelles qu’aient été la forme, la durée ou la précocité du traitement.

Radiologiquement, malgré l’attrait d’objectivité que présenterait un index de référence, ces chiffres n’en demeureraient pas moins inutilisables dans les cas bilatéraux et ne fourniraient qu’une idée grossière quant aux répercussions cliniques, si bien que nous nous limiterons à comparer les variations d’aplatissement de la tête au cours des différentes phases de la maladie de LEGG, par rapport à la normale (100 %). En outre, nous distinguerons avec les auteurs lyonnais l’évolution du type « angulaire» et celle du type «champignon » (TAVERNIER) qui répondent à une réalité anatomique et semblent conditionner les différents modes de guérison clinique qui seront nos critères essentiels (cf. tableau).

Cliniquement, les résultats devront être confrontés aux précédents.

On peut considérer comme excellents les résultats des malades qui ne se plaignent d'aucune douleur; aucun raccourcissement n'étant décelé et les mouvements de flexion, abduction, adduction, rotations externe et interne n'étant pas limités, le patient peut vaquer normalement à ses occupations habituelles.

Les bons résultats seront ceux qui n’admettent qu'une douleur passagère aux variations de climat, un raccourcissement n’excédant pas 2 centimètres et ne provoquant aucune claudication décelable, les différents mouvements étant pratiquement bien conservés et les incidences sociales étant dès lors minimes.

Les résultats médiocres auront pour caractéristiques la douleur vespérale habituelle, un raccourcissement dépassant 2 centimètres, une limitation nette de l’abduction et des rotations interne et externe, moins marquée de la flexion, mais aboutissant pourtant à une boiterie et une

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gêne telles aux différents actes de la vie courante qu’elles retentissent fâcheusement sur la vie professionnelle du malade.

Les mauvais résultats nous montreront des malades avec une arthrose dont ils souffrent très fréquemment et non plus seulement après l'effort, un raccourcissement important, une articulation littéralement bloquée et n’ayant plus guère conservé qu’un certain degré de flexion, cet état se traduisant par une:forte claudication, une impossibilité même de se chausser sans secours et, par conséquent, un handicap considérable dans la vie sociale.

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