RACE REA
incisé : issue d’un liquide jaunâtre, avec gaz et d’odeur aigrelette. Aspiration. Perforation d’un ulcère calleux des dimensions d’une pièce de 2 francs, face antéro-supérieure du pylore. Suture difficile, mais satisfaisante. G. E. A. P. au bouton, Drain sus-pubien à la Rehn.
Suites DOME 22 octobre. T. à 40°. Douleurs thoraciques à la base droite avec dyspnée et cyanose marquée. Auscultation révèle un gros souffle.
Mort avec signes fonctionnels pulmonaires très marqués. L’abdomen est resté souple. Pas de vomissements.
OBS92 7 7G2 Augt32)ans. Entre le te 1925 pour péritonite aiguë,
Aucun antécédent gastrique.
Intervention (Docteur TAVERNIER) : Le 7 juillet 1925, 4° jour.
1° Incision de Roux : montre un peu de pus et de fausses membranes sur l'angle iléo-cæcal : appendice sain. Appendicectomie difficile. On laisse une mèche.
2° Laparotomie sus-ombilicale. Rien à l’ouverture du péritoine. En relevant le foie : un flot de bile s’échappe de la loge sous-hépatique. Il provient d’une perforation antérieure ; première portion du duodénum, assez loin du pylore, ovalaire, à l’emporte-pièce. Suture pénible. Un . plan total ; un plan séro-séreux. Drainage à la gaze, suture à un plan.
Meurt dans la nuit le 8 juillet 1925.
Vérification : Le 9 juillet 1925. Péritonite généralisée, collection purulente dans la fosse iliaque gauche, au niveau du cul-de-sac vésico-rectal, du côté du duodénum ; perforation à l’emporte-pièce limitée par un bourrelet régulier et non induré.
Ogs. 53. — T.. Albert. Entre le 31 mars 1926 pour ulcère perforé.
PART, es
Intervention : Le 31 mars 1926 (Docteur SANTY), 20° heure. Suture après excision des bords de l’ulcère, qui présente une grosse induration au niveau du pylore. G. E. A. au bouton, drain sus-pubien.
Suites opératoires : Troubles, phénomènes pulmonaires. Fistule du grêle au niveau de l’incision sus-pubienne (sonde de Petzer).
Décès le 4 avril 1926. Pas d’autopsie.
O8s. 54. — G... C., 50 ans. Entre le 8 décembre 1927 pour crises abdominales douloureuses.
Antécédents gastriques depuis 5 ans.
Intervention (Docteur RocHEr) : Incision de Roux, liquide louche avec lésion épiplooïque.
2° Incision sus-ombilicale ; fissuration de l’estomac ; épiplooplastie, G. E. A. au bouton.
12 décembre : Météorisme abdominal, hoquet ; mauvais état général, vomissements fécaloïdes.
Mort sans vomissement : 13 décembre.
Autopsie : 14 décembre. Pas de pus, anses grêles énormes, très distendues, avec côlon ascendant et transverse atrophié. Le bouton est en bonne place. Ulcère en voie de cicatrisation adhérent à l’épiploon. L’occlusion siège sur le grêle, à 15 cm. de l’angle iléo-cæcal, au niveau de la cicatrice appendiculaire, nombreuses adhérences, occlusion par torsion.
Ogs. 55. — O..., 33 ans. 26 janvier 1932. Malade opéré il y a 8 ans pour un ulcère perforé du duodénum, qui revient pour des douleurs post-prandiales.
Rien à signaler dans les antécédents héréditaires. Pas d’éthylisme.
Depuis l’âge de 20 ans, ressentait des douleurs, d’horaire variable, au creux épigastrique, très violentes, empêchant le sommeil.
Doi
En 1924 : Tableau classique de la perforation d’un ulcère. Est opéré d’urgence à Paris par le Docteur D’AL- LAINES.
Depuis : pas de troubles.
Depuis 1930, présente à nouveau des douleurs à horaire irrégulier calmées par l’ingestion alimentaire.
Radioscopie (Docteur PonTHus) : 1° La bouche de gastro siège haut dans la grande courbure à la partie moyenne et semble antérieure, Tout semble passer par elle.
2° Cependant l’étude des plis de la muqueuse laisse penser qu’il passe quelques bouchées dans le duodénum.
3° On fait des réserves quant à la présence d’une image anormale sur la petite courbure.
Intervention : 2 février 1932 (Professeur PATEL, DE MourGUES). A. G. Ether. Incision sus-ombilicale médiane :
1° Adhérences pariétales ; 2° Gastro-entérostomie isopéristaltique, qui fonctionne bien, mais qui ne présente pas traces d’ulcère peptique ; 3° Un ulcère extrêmement cicatriciel dans la région pyloro-duodénale.
Gastro-pylorectomie limitée.
Les vaisseaux sont oblitérés.
Fermeture totale.
Décès.
Les cas qui ont présenté des complications immédiates ou proches
O8s. 56. — L... Fernand, 48 ans. Amené à l’Infirmerie de Porte le 30 août 1924 pour ulcère perforé.
Intervention (Docteur GUILLEMINET) : Le 80 août 1924. Ulcère perforé du duodénum à la 40° heure avec péritonite en voie de diffusion. Réopération d’appendicite. Perforation ponctiforme sur face antérieure de la première portion. Tamponnement simple, à cause de la difficulté de l’oblitération. Drain sus-pubien.
Suites opératoires : Mœælena post-opératoire.
3 octobre 1924 : Sort guéri et cicatrisé.
Depuis cette date, pas de nouvelles du malade.
OBs. 57. — G... Eugène, 39 ans. Envoyé dans le Service le 23 décembre 1930, par le Docteur VEYRAT, pour signes de perforation consécutive à un ulcus stomacal.
Intervention : 29 décembre 1930 (Docteur LAROYENNE). Laparotomie médiane sus-ombilicale suivie d’une incision sus-pubienne. On évacue à l’aspiration environ 1 litre de liquide rouge dans toute la partie de l’abdomen. L’exploration montre un très gros ulcère calleux, au niveau de la face supérieure du pylore : une perforation plus grande qu’une pièce de 0 fr. 50. Bien qu’il s’agisse d’un ulcère calleux, il existe peu d’adhérences. Fermeture. Suture rapidé. G. E. A. précolique ; on place un drain dans l’incision sus-ombilicale, 2 drains dans l’incision sus-pubienne.
Suites : Normales. (Petite phase de congestion pulmonaire). ;
8 février 1931 : Le malade souffre de son rein du côté droit.
8 février 1931 : On constate que la jambe ne s’étale pas complètement, pas d’abduction ni d’adduction.
27 février 1931 : Incision d’une psoitis droite, double incision : l’une sur le flanc un peu en arrière, l’autre en avant. Drainage.
1 mars 1931 : La température tombe ; les plaies vont bien.
26 mars 1931 : Radioscopie. Le bouton est visible, la gastro fonctionne bien. Le bouton circonscrit la bouillie passe aussitôt. Le malade va bien.
Depuis cette date, pas de nouvelle du malade.
Os. 58. — O.., 45 ans. 28 janvier 1927. Passé gastrique douloureux. Brûlures à horaire tardif. Aujourd’hui, à 16 heures, au cours du travail, douleurs en coup de poignard épigastrique. ,
Rentré chez lui, boit un bouillon et une verveine qui le font atrocement souffrir.
Vu à 23 heures : facies caractéristique de perforation, assis plié en deux. Ventre contracturé. Cœur lent et arythmique. Cardiopathie ancienne.
Pas de vomissement.
À 24 h. 30 (Docteur SANTY) : Laparotomie ; perforation comme petit crayon : au centre gros ulcère calleux, petite courbure.
Résection au bistouri de l’ulcère.
Suture sur 2 plans au catgut et complément avec franges épiploïques.
G. E. A. P. au bouton pénible.
Incision Murphy. Aspiration de plus d’un litre liquide. Perforation.
31 janvier 1927 : Suites troublées : 1° 24 heures par vomissements aqueux et grosse arythmie.
Premier gaz aujourd’hui.
12 février 1927 : Suites parfaites sans incident. Quitte la clinique. N’a pas évacué le bouton.
7 mars 1927 : Revu ; a de temps en temps petites indigestions. Vu aux rayons. Bouton non encore expulsé à hauteur ombilic vers ligne médiane.
Bon état général.
Les suites ont été d’abord simples, puis : lenteur des évacuations gastriques et la radioscopie montre la persistance du bouton dans l’anastomose.
En raison des accès douloureux, de la perte de poids et de l’inaptitude au travail, on décide de réintervenir.
Réintervention : 3 mai 1927 (CHARMETTES). A. G. Ether. Laparotomie. On trouve le bouton dans la bouche de gastro avec une certaine induration de la muqueuse et de la sous-muqueuse.
On incise au niveau de la soudure gastro-entérique et on extirpe le bouton qui tient encore par des lambeaux de muqueuse insérés entre les 2 parties. On élargie l’anastomose. On la termine à la suture. L'examen de la région pylorique ne permet plus de retrouver la trace de la perforation et le pylore apparaît rétréci.
Suites opératoires : 28 novembre 1928. A été bien pendant quelque temps. Depuis 2 mois souffre à nouveau. À débuté assez brusquement à menton. A radio : estomac contient encore 7 heures après l’ingestion les 2/3 de la bouillie ingérée. Sténose de la bouche par ulcère peptique. Entre aux Charmettes.
3° intervention : 4 décembre 1928. A. G. Sebleich. Laparotomie médiane. On trouve un nouvel ulcère peptique développé à la face antérieure de l’anastomose en train de gagner vers le côlon transverse.
Cet ulcère très étendu a créé une niche dans l'épaisseur du méso-côlon, ni che qui paraît correspondre à la voie récente de perforation.
On désunit l’anastomose et on résèque largement tout le pourtour de l’anastomose sur l’estomac et l’anse grêle.
On résèque jusqu’à ce qu’on voit un tissu sain.
On refait l’anastomose à la suture et on l’isole autant que possible du méso-côlon transverse. ,
20 décembre 1928 : Suites très simples ; le fonctionnement de l’anastomose a été très rapide et sans incident. Le malade va rentrer chez lui.
Re
Depuis malade va bien.
Examen histologique d'un ulcère peptique récidivé (Docteur NoEL) : La pièce est revêtue, sur une partie de sa surface, par un épithélium de type intestinal sécrétant un mucus coloré par le muci-carmin. À cet épithélium, fait suite une large zone ulcérée recouverte par un coagulum fibrineux infiltré de globules rouges et de poyinucléaires.
Au-dessous de ce magma, on retrouve une sous-muqueuse très œdématiée dont les éléments sont très dissociés. Au sein du stroma conjonctif sous-muqueux très épaissi, on rencontre de nombreux polynucléaires éosinophiles, quelques plasmocytes et de gros éléments, assimilables, à notre avis, à des cellules conjonctives mobilisées. Les parois nucléaires sont considérablement épaissies, au point d’obturer complètement la lumière.
Ce stroma conjonctif se densifie au fur et à mesure que l’on se rapproche de la musculeuse qui apparaît dissocié par du tissu scléreux, au sein duquel on retrouve des éléments inflammatoires des types plasmocytes et polynucléaires œsinophiles
En somme : lésions inflammatoires de type chronique.
O8s. 59. — B... Henri, 26 ans. Est amené à l’Infirmerie de Porte le 4 juillet 1919, à 11 h. du soir, pour syndrome de perforation gastrique.
Antécédents gastriques nets. Souffrait depuis deux ans de douleurs à type d’ulcère.
Intervention (Docteur SANTY) : Cavité péritonéale pleine de liquide louche, de couleur sanguinolente. Perforation d’un ulcère juxta-pylorique, versant duodénal, ou plutôt d’une niche de Haudeck. Estomac rempli d’un liquide absolument semblable à celui du péritoine, et qui est retiré par ponction, G. E. A. P. au bouton. Lavage de la cavité péritonéale au sérum. Fermeture complète.
Le 15 juillet : La température, qui s’était maintenue en plateau aux environs de 38°, monte à 39° et plus. Le
24 juillet, à l’auscultation : nombreux râles aux bases et congestion manifeste.
Le 1 août : Le malade est très amélioré, reprend du poids, engraisse. En raison des lésions constatées lors de l'intervention, on décide de réintervenir quand la paroi sera cicatrisée.
Réintervention : Le 17 août. Anesthésie générale ; laparotomie médiane sus-ombilicale ; libération de l’épiploon adhérent. Epaississement œdémateux du petit épiploon ; pour se donner plus de jour, on refend le grand droit perpendiculairement à sa direction du côté droit. Le pylore est dur, mais l’extirpation n’est pas commode. En outre, on sent une induration, ce qui indique que l’ulcère est en bonne voie de cicatrisation. On vérifie la bouche anastomotique ; elle est extrêmement petite ; il semble que l’anse soit sur le point de se détacher de l’estomac, et en raison de cette obturation à brève échéance qui aura certainement pour conséquence la reprise de l’activité de l’ulcère, on fait une nouvelle bouche au-dessus de la première et on termine par une exclusion pylorique par section et suture des deux tranches en 3 plans.
Le 29 août : Petite fistulette probablement du bout duodénal, car on a constaté la présence de bile. Cette fistule donne 4 à 5 jours, et tout rentre dans l’ordre.
25 janvier 1924 : Résultats éloignés parfaits, n’a plus jamais présenté de troubles digestifs.
Depuis cette dernière date, nous n’avons pu retrouver l'adresse de ce malade.
Ogs. 60, — M... Léopold, 59 ans. Entre le 2 mars 1925, pour péritonite.
Antécédents gastriques à ie d’ulcère depuis 1915.
Intervention : 2 mars 1925 (Docteur PERRIN), 6° h. Incision para-rectale droite, vérifie l’appendice qui est sain. On agrandit l’incision et on découvre perforation d’un ulcus prépylorique du volume d’une grosse lentille. Par la perforation sort une quantité abondante de li-
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quide, enfouissement de la perforation ; drain sous-hépatique, pas de G. E. A.
25 mars 1925 : Ablation du drain. A fait une légère congestion de la base droite.
20 avril : Sort guéri, cicatrice un peu faible,
8 juin 1925 : Rentre dans le service pour douleurs gastriques. Douleurs très fortes survenant après le repas de midi, siégeant au creux épigastrique. Les vomissements calment les douleurs. Pas d’hématémèse.
2° Intervention (Docteurs TAVERNIER et PERRIN). Laparotomie sus-ombilicale, adhérence du pylore à la face intérieure du foie. Nulle part trace d’ulcère. On se borne à la libération des adhérences. On fait une G. E. A. à la suture à 2 plans de catgut.
Le 3 juillet 1925 Sort guéri. Bonne cicatrisation.
Depuis cette date, pas de nouvelle du malade.
: O8s. 61. — F... Yvan, 25 ans. Malade amené d’urgence à l’Hôtel-Dieu le 23 février 1924. Souffrait de l’estomac depuis 15 jours.
23 février 1924 : Tableau classique de perforation au café,
Intervention (Docteur VERGNORY). Incision Mac Burney, liquide louche sans gaz. Appendice sain.
Laparotomie sus-ombilicale médiane, fausses membranes. Perforation au niveau de la face antérieure du pylore. Enfouissement. L’épiploon est rabattu sur la perforation. Draïin dans région sus-hépatique. On referme au fil métallique, sans gastro ni drainage sus-pubien.
15 mars 1927 : Malade revient se plaignant de troubles digestifs apparus depuis un an. Pas de douleurs vives à type d’ulcus, mais digestion difficile, avec pesanteur après les repas. Pas de vomissements, pas de moœlena.
Maigri de 5 kilogs cette année.
Depuis cette date pas de nouvelles du malade.
Ogs. 62. — C..., 22 ans. Entré à l’Hôpital le 27 janvier
Opéré il y a 2 ans pour un ulcère perforé d'estomac, à l’Infirmerie de Porte, par le Docteur RICHER.
4 ans auparavant avait commencé à avoir des douleurs survenant 3 heures après les repas. Pas de vomissements ni mœlena. Pas d’amaigrissement, pas d’asthénie.
Intervention : En octobre 1929. Incision de Mac Burney, puis incision sous-ombilicale médiane. On trouve ulcère perforé juxta-pylorique. Enfouissement en 2 plans ; G. E. A. P. au bouton. Drainage.
Depuis bonne santé, maïs, le 25 janvier 1932 : Etourdissement, malaise général très pénible, émission très abondante de matières mêlées de sang.
Amené d’urgence à l'Hôpital, est mis au repos. Pas de nouvelles hémorragies. Très pâle, lèvres décolorées. T. A. 10,5/5,5. Abdomen très souple sans point douloureux.
3 février 1932 : Pas de nouvelle hémorragie. Moins pâle. On recueille ses premières selles pour un Weber. Résultat : positif.
5 février 1932 : Le malade reprend et a des couleurs.
D’après l’examen du Docteur ParLLARD, il semble que la complication hémorragique soit due à l’ulcère primitif (qui a été suturé après perforation, et qui continue à évoluer).
On écarte donc l’hypothèse d’un ulcère peptique de la bouche de gastro. Ce diagnostic est confirmé :
1° Par l’examen clinique : le malade n’a jamais souffert après ses repas, n’a jamais vomi ; cette hémorragie tardive est survenue sans aucun prodrome.
2° Surtout pas d'examen radiologique. La radioscopie montre en effet que la bouche de gastro fonctionne parfaitement et évacue complètement la baryte. Il ne passe rien par le pylore. On ne perçoit aucun point douloureux au niveau de la bouche, et celle-ci a gardé toute sa souplesse.