STE
Ogs. 180. — L.. Auguste, 25 ans. Entré le 8 septembre 1931 pour ulcère perforé.
Passé gastrique.
Intervention : 8 ob 1931 (Docteur POLLOSSON), huitième heure : A. G. éther. Laparotomie S. O. M. Enfouissement. Perforation. G. E. A. P. au bouton. Drain sus-pubien. Fermeture à 3 plans, plus fils métalliques.
Suites : Drain enlevé le 11 septembre 1931 ; simples.
Le 16 octobre 1931 : Sort guéri.
Revu en 1932 : Va bien.
O8s. 181. — D... Jean, 21 ans. Entre à la Porte le 3 octoble 1929 pour ulcère perforé.
Aucun antécédent gastrique.
Intervention : 3 octobre 1929 (Docteur PoLLossoN) : Laparotomie médiane sus-ombilicale. Perforation de la grosseur d’une pièce de 0,50 au milieu d’un énorme ulcère calleux siégeant sur le versant duodénal du pylore.
Fermeture et enfouissement de la perforation en 2 plans, à la soie. G. E. A. au bouton de Jaboulay. Fermeture complète de la paroi en 3 plans.
20 octobre 1929 : Sort guéri.
Pas de nouvelles.
OBs. 182. — T... Georges, 24 ans, 39, rue Paul-Bert. Entre le 13 août 1924 pour perforation gastrique. Passé gastrique ancien.
Intervention : 13 août 1924 (Doctèur DUuNET) : Laparotomie sus-ombilicale médiane. On trouve sur versant pylorique antérieur un tout petit ulcère perforé de 3 mm. de diamètre par lequel s’échappe du mucus gastrique. Enfouissement facile en 2 plans, renforcé par une frange épiplooïque. G. E. A. P. au bouton. Suture de la paroi en 3 plans.
30 août 1924 : Sort guéri.
25 janvier 1925 : Revient parce que depuis 6 mois il souffre après les repas. Pas de vomissement. Une radio faite par M. Cape donne : présence du bouton anastomotique. Hyperpéristaltisme. La baryte s’évacue. lentement par le bouton et le pylore.
27 janvier 1925 : Passe chez M. BÉRARD pour être opéré par M. DuNET. N'a pas été réopéré.
Revu en 1929 : Va bien.
OBs. 183. — P... François. Le malade rentre à l’Infirmerie de Porte avec le diagnostic de périgastrite..
Intervention : 26 septembre 1925 (Docteur GUILLEMI- NET) : La perforation paraît remonter à 10 jours. Draimage de la poche qui paraît parfaitement cloisonnée.
Le 16 novembre, à 4 heures, douleur en coup de poignard, mais pas de vomissement, le lendemain il se purge et tout disparaît. C’est le 26 qu’il rentre à l’hôpital ; auparavant, bonne santé générale.
15 octobre : Température irrégulière. Drainage défectueux de l’abcès sous-phrénique.
L'examen radioscopique montre : diaphragme mobile des deux côtés. Culs-de-sac libres.
15 octobre, sous rachi : Exploration de la plaie. Un orifice supérieur admettant le doigt conduit dans une cavité des dimensions d’un poing (sous le lobe gauche, au-. dessus de la petite courbure. Pus fétide abondant. 3 mèches et 2 drains. Tamponnement de la cavité.
2 décembre 1925 : Malade sorti il y a 3 semaines apyrétique et en voie de cicatrisation, revient avec un peu de température ; la plaie sécrète. On constate un petit diverticule en cul-de-sac dans lequel s’était collecté un petit abcès.
Radioscopie : L’estomac fonctionne dans de bonnes conditions. Il est déformé probablement du fait des adhérences environnantes et s’allonge un peu obliquement de gauche à droite.
Ce or \ Le malade est mort à l’'Hôtel-Dieu le 13 décembre 1929, des suites d’un accident du travail.
O8s. 184. — T.…., 34 ans. Hernie épigastrique épiplocèle, tendue, mais non étranglée.
Ulcus duodéno-pylorique, avec périgastrique en voie de guérison.
Vient pour douleur épigastrique à début brusque.
Vomissements dans la journée. Constipation, pas d’arrêt de gaz. Température: 37°6, pouls 125. Vient en marchant à la porte de l’Hôtel-Dieu.
A l’examen : Douleurs dans la région épigastrique, sans contracture. Il existe une petite masse épigastrique, irréductible et tendue. On porte le diagnostic de hernie épigastrique étranglée, avec réserve pour lésion gastrique.
Intervention (Docteur CREYSSEL-ARNULF) : A. G. éther. Il existe une épiplocèle épigastrique tendue, sans intestin, En vérifiant l’estomac, on est frappé par les fausses membranes. Au toucher : pas d’ulcère perceptible. Mais en extériorisant davantage l’estomac, on voit sourdre quelques gouttes de liquide par un orifice punctiforme. Hypervascularisation de la paroi et de l’estomac, Enfouissement. G. E. A. au bouton.
Suites : Très simples. Guérison au douzième jour.
Un mois après : Revu. Va bien.
Ogs. 185. — M... Jean-Marie, 23 ans. A été opéré à la Porte par le Docteur PERRIN à la quatrième heure pour ulcère perforé de la petite courbure. Presque pas de liquide. Suture à 2 plans. Epiplooplastie. Drain sous-hépatique. Pas de G. E. A.
Le 16 août 1927 : Sort pas encore cicatrisé.
Depuis cette époque, pas de nouvelles du malade.
O8s. 186. — S... Léon, 34 ans. Est amené à l’Infirmerie de Porte le 3 novembre 1925, pour douleurs abdominales.
Antécédents : Bonne santé habituelle.
Douleurs d’estomac très nettes depuis un an. Jamais de vomissements. Pas d’hématémèse.
. Le 1 novebre 1925 : Violentes douleurs abdominales avec nausées et vomissements, Un médecin consulté croit à une asystolie.
Le 3 novembre : L'état étant -stationnaire, le malade est envoyé à l’Hôtel-Dieu.
Intervention : 3 novembre 1925 : Incision sus-ombilicale médiane sur laquelle on branche une incision horizontale, allant jusqu’au bord de la septième côte. Ulcère duodénal perforé près du pylore du diamètre d’une lentille environ. Enfouissement sous deux plans de suture. Gastro-entéro-anastomose transmésocolique post. au bouton de Jaboulay. |
Bonnes suites opératoires.
1932 : Le malade est revu. Il entre Salle Saint-Pothin dans le service du Docteur SANTY.
Les suites opératoires furent ‘excellentes.
3 ans après : Douleurs vagues à siège épigastrique à horaire inconstant.
Il y a un an : Aggravation de ces douleurs jusqu’à ces derniers temps, avec tendance à la diarrhée.
Avant-hier, le malade constate des selles marc de café et entre à l’hôpital.
A l’entrée : Malade très anémié. Transfusion de 300 cc. Lavement ramène du sang rouge.
Intervention : 5 novembre 1932 (Docteur SANTY) : Anesthésie au Schleich. Symphyse étendue qui gêne l'exploration. Estomac très distendu, ayant l'aspect d'estomac de sténose. On retrouve la bouche de gastro faite à la première intervention : elle paraît minuscule. L’anse grêle afférente est couverte par des adhé-
rences et fortement dilatée. On élargit l’ancienne bouche de gastro et on fait une jéjuno-jéjunostomie complémentaire au bouton. Il semble s'être agi de faits liés à l’oblitération progressive de l’ancienne bouche et dus peutêtre à l’ulcère peptique, qui n’a pu être décelé. L'état du malade est très précaire.
Suites opératoires : Dès le deuxième jour, apparition de phénomènes pulmonaires. Expectoration de gros crachats blanchâtres, Tachycardie croissante.
Vérification : le 11 novembre 1932 (Docteur CoLsoN) : Au niveau région pyloro-duodénale : adhérences très serrées, soudant la face inférieure du foie, la région pylorique, le côlon transverse et l’ancienne cicatrice opératoire, les adhérences sont en rapport avec l’ancien ulcère que l’on retrouve vers la partie antérieure du duodénum, à 2 cm. du pylore, sous forme d’une cicatrice souple. Suture correcte de la bouche de gastro. Anastomose jéjunojéjunale, parfaitement étanche, Pas de réaction péritonéale au niveau du foyer opératoire. A 2 cm. de la bouche de gastro, sur l’anse efférente, petite ulcération lenticulaire. Sur le bord libre de l’intestin : réaction sur la surface péritonéale, sous forme d’une membrane vasculaire. Pas de sang dans l'intestin.
Poumons : Congestion bilatérale des bases. Cœur: normal, Foie: normal. Rate: normale.
Ogs. 187. — B... Jean-Marie, 21 ans. Syndrome de perforation gastrique datant de 22 heures.
Passé gastrique datant de 2 ans.
A eu une hématémèse la veille de la perforation.
Entre le 25 mars 1930 à l’Infirmerie de Porte.
Intervention : 25 mars 1930 (Docteur CREYSSEL) : A. G. éther. Incision SOM. A l'ouverture, issue de liquide mélangé de gaz. Grosse perforation face antérieure, région juxta-pylorique au milieu ulcère calleux.
On doit brancher une incision transversale sur le mus-
EN
cle droit, à droite. Suture difficile. Enfouissement. Epiplooplastie, G. E. A. au bouton. Fermeture à 3 plans avec fil métallique de renfort.
Suites opératoires : Congestion pulmonaire fugace au quatrième jour.
Sort guéri au quinzième jour.
Suites éloignées : Bonnes dans les premiers jours, a repris 4 kgs. Digestion bonne pendant un an. A cette da‘e, réapparition de troubles dyspeptiques. Nouvel amaigrissement.
Examen radiologique : Pas d'évacuation par la bouche de G. E. A. Evacuation par le pylore.
Réintervention : 16 juillet 1931 (Docteur CREYSSEL) : L’exploration de l’estomac montre obturation de la bouche de G. E. A, et une induration nette dans région pylorique. Gastro-pylorectomie. Elargissement de la bouche de gastro suivant technique de DELORE.
Suites : Compliquées. Evacuation gastrique défectueuse. Vomissements ne cédant pas aux lavages d’esto-
mac,
Quatrième jour: Fistule duodénale. Cinquième jour : Exitus.
Ogs. 188. — V... Joseph, 46 ans. Amené à l’Infirmerie de Porte de l’Hôtel-Dieu le 8 juin 1925 pour perforation gastrique évidente,
Intervention (Docteur GUILLEMINET) : Anesthésie éther. Incision transversale. Ulcère perforé, petite courbure région prépylorique, d’une largeur d’une pièce de 0,10. Excision des bords sans cependant lever la zone calleuse. Suture à la soie fine. G. E. A, P. au bouton de Jaboulay. Suture en un plan fil métallique, sans drainage in situ. Drain sus-pubien qui donne issue à une grosse quantité (1/3, 1/2 litre) de liquide trouble avec flocons purulents.
10 juin 1925 : Ablation du drain sus-pubien.
13 juin 1995 : Elévation de température. On constate l'existence d’une petite fluxion hémorroïdaire, probablement cause de l’élévation thermique.
8 juillet 1925 : Le bouton de Jaboulay est toujours fixé à la paroi gastrique ; l’estomac se remplit normalement et s’évacue au travers du bouton. Cependant le pylore est resté perméable et on peut suivre des bouchées de bouillie qui s’évacuent par le pylore et suivent le contour du duodénum.
Janvier 1928 : Malade revu, déclare aller très bien.
21 novembre 1932 : Revu. Excellent état général. Aucune douleur. A repris du poids, 20 kgs à peu près. Eventration sus-pubienne et sous-hépatique au niveau cicatriciel opératoire.
Examen radiologique (Docteur BERNAY) : Estomac vertical se vide mal en position debout. En position ventrale : évacuation par la bouche gastro-jéjunale, non douloureuse. Elle est située très près du pylore. Etroitesse de la bouche (périgastrite).
Ogs. 189. — T... Chérif, 33 ans. Entre le 27 janvier 1925 pour douleurs abdominales violentes datant de 3 jours.
Antécédents gastriques depuis un an.
Intervention (Docteur TAVERNIER) : Incision de Mayo. Découvre vésicule entourée d’adhérences et appendice sain. Appendicectomie, La libération de la vésicule ouvre un petit abcès, puis une perforation duodénale. Suture de la perforation. Enfouissement à 2 plans de surjet au catgut, dans un mauvais péritoine. G. E. A. au catgut.
Suture de la paroi sans drainage,
24 février : Sort guéri.
Pas de nouvelles depuis cette date.
Os. 190. — T... Woscick, 28 ans. Entre le 8 juin 1930 pour perforation gastrique.
Intervention (Docteur CREYSSEL), dixième heure : A. G. éther. Laparotomie SOM. Perforation de la dimension d’une tête d’épingle en verre à la partie supérieure, face antérieure du pylore. Suture au catgut. Enfouissement. G. E. A. au bouton. Drain sus-pubien. Fermeture à 3 plans.
Suites simples.
Depuis, pas de nouvelles du malade.
Ogs. 191. — R... Pierre, 53 ans. Entre le 25 juin 1931 pour syndrome de perforation gastrique.
Intervention (Docteur CREYSSEL), dixième heure : Anesthésie locale. Laparotomie SOM. Flot de liquide louche. Perforation région pyloro-duodénale. Au voisinage du bord supérieur du pylore, volume tête d’épingle en verre. On branche une incision transversale droite, car la suture est difficile et les fils coupent. Epiplooplastie. G. E. A. au bouton. Fermeture au fil métallique et au crin. Drainage sus-pubien,
Guérison. .
Depuis, pas de nouvelles de ce malade.
Ogs. 192. — F..., 20 ans. Entre le 26 septembre 1930 pour ulcère perforé,
Intervention (Docteur CREYSSEL), huitième heure : A. G. éther. Laparotomie SOM. Flot de liquide louche ; sur versant duodénal pylore, perforation du volume d’une grosse tête d’épingle. On branche l’incision transversale droite. Suture difficile et imparfaite de la perforation. Hémorragie en nappe obligeant à laisser petite mèche au contact. G. E. A. bouton. Drain sus-pubien. Fermeture à 3 plans.
Suites : Simples, guérison.
Depuis, pas de nouvelles du malade.
Ogs. 193. X.., malade entré le 8 juillet 1928 pour un ulcère perforé de la petite courbure.
Intervention (Docteurs BERTRAND et ETIENNE-MARTIN) : ANC-rérheL:
1° Incision de Mac Burney du type gastrique dans le péritoine, appendice sain, un gros drain dans le Douglas.
2° Laparotomie SOM. Gros estomac distendu. Perforation des dimensions d’une pièce de 0,50 sur la petite courbure, près du pylore. Enfouissement difficile, car les tissus sont infiltrés et cartonnés. Epiplooplastie.
Dans la crainte d’avoir rétréci l’orifice pylorique, on pratique une G. E. A. au bouton.
Fermeture de l’incision en un plan au fil de bronze.
Suites opératoires très simples : Sort guéri au vingtième jour.
Suites opératoires éloignées : À été complètement guéri et n’a plus présenté de troubles gastriques.
Le 30 novembre 1931 : Le malade est pris d’un syndrome abdominal douloureux aigu.
Deuxième intervention le 2 décembre, à 21 h. 30 (Docteurs BERTRAND-ETIENNE-MARTIN) : A. G. éther. Incision pararectale droïte qui sera prolongée en haut jusqu’au bord antérieur de la dixième côte. A l’ouverture du péritoine, il s’écoule un flot de liquide d’odeur fécaloïde jaune verdâtre, en voie de transformation purulante. Les anses intestinales sont rouges, peu dilatées. L’appendice est sain. L’incision prolongée en haut montre que le maximum des lésions siège immédiatement au-dessous du méso-côlon (fausses membranes, épiploon lardacé). A cause de la présence de bulles gazeuses, au milieu du liquide que l’on retire à l’aide de l’aspirateur de Villard, on recherche obstinément une perforation digestive. On
age
finit par trouver une perforation au niveau de la bouche de gastro-entérostomie faite il y a 40 mois, perforation à l’emporte-pièce, siégeant au ras du méso-côlon, large comme la moitié d’une pièce de 0,50. Nous avons hésité sur la conduite à tenir, et nous sommes décidé pour l’opération minime, comme dans un ulcère perforé banal : fermeture à 2 plans de la perforation. Un plan total, un plan séro-séreux qui emprunte en haut le feuillet inférieur du méso-côlon. La perforation étant tout près du bord mésentérique du grêle. Mais on a à ce moment l'impression que la bouche de gastro a été considérablement rétrécie, et, de plus, on s'aperçoit que, pour avoir voulu faire un enfouissement correct l’anse afférent du jéjunum a été coudée. Nous avons alors joué sur la perméabilité probable du pylore, et avons pratiqué une jéjuno-jéjunostomie entre les deux parois de l’anse de la G. E. A. assurant ainsi le libre passage des liquides duodénaux dans l'intestin grêle. L’opération fut terminée par la mise en place d’un Mickulicz à la partie basse de l’incision. Fermeture en un plan de la paroi au fil de bronze.
Suites opératoires : Simples. Désunion de la paroi au neuvième jour après ablation du Mickuliez.
Sort guéri au quaranet-cinquième jour.
1932 : Revu. Va bien.
Os. 194. — B... Roger. Entre le 25 novembre 1931 pour perforation gastrique.
Antécédents gastriques nets.
Intervention (Docteur CREYSSEL) : A. G. éther. Laparotomie sous-ombilicale médiane à laquelle on ajoute une branche transwersale droite. Vaste ulcère calleux région pylorique face antérieure. Suture très difficile, les fils coupent, l’estomac saigne. On réussit à enfouir sous un surjet imparfait et une épiplooplastie.
TU
On croit devoir laisser par prudence une mèche au
contact.
G. E. A. au bouton de Jaboulay. Suture à 3 plans.
Suites simples : Sort guéri le quinzième jour. Depuis, pas de nouvelles de ce malade.
Abréviations
Afin de réduire le texte des observations, nous avons employé les abréviations suivantes :
A. L. : Anesthésie locale.
A. G. : Anesthésie générale, E. G. : Etat général.
G. E. A. P. : Gastro-entéro-anastomose postérieure.
LAP. $. O. M. : Laparotomie sus-ombilicale médiane.