‹ Résultats immédiats et éloignés des interventions pour ulcères gastro-duodénaux perforés (D'après les malades du service de garde de l'Hôtel-de-Dieu de Lyon)Chapitre 42 sur 65 · PRES PC LE · texte numérisé non relu

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que nous le verrons, pour la prophylaxie des occlusions post-opératoires.

b) SUPPURATIONS MÉTASTATIQUES. — Elles sont plus rares. En dehors du cas d’abcès encéphalique que nous avons déjà signalé chez un malade atteint de pléurésie purulente (obs. 39), nous avons rencontré un abcès du foie (obs. 21), qui entraîna la mort d’un de nos malades au quarante-troisième jour. Il avait subi, pour un ulcère de la petite courbure, l'intervention habituelle, sans aucune difficulté apparente. Le vingtième jour, il était en bonne voie de guérison lorsqu'il fut pris de fièvre à grandes oscillations. Il ne se plaignait de rien. On ne trouva rien à la plaie et à l'abdomen. Malgré les injections d’urotropine, il mourut au quarante-troisième jour. La vérification révéla au niveau du foie deux petits abcès de la grosseur d’une mandarine. Dans ce cas, le traitement chirurgical aurait peut-être pu sauver le malade, mais aucun signe n’attira l’attention du côté du foie, et la suppuration hépatique fut une trouvaille d’autopsie.

Nous avons ainsi observé 7 cas d’abcès à distance dans les suites opératoires. Ce chiffre nous paraît relativement élevé. Nous manquons à ce point de vue d'éléments de comparaison, car on ne trouve pas en général dans les statistiques d’études complètes sur les suites opératoires proches. GUILLEMINET et LATREIL- LE, dans un article du Journal de Chirurgie de 1929, signalent bien trois fois un empâtement inflammatoire du Douglas, mais une seule fois cet empâtement est allé jusqu’à l’abcès. La plupart des autres travaux

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sont muets sur ce point. Il nous semble bien que ces complications sont plus fréquentes qu’on ne le pense généralement, La septicité. du liquide gastrique épanché joue certainement un grand rôle dans leur production. Si dans la majeure partie des cas, il est stérile au cours des premières heures, comme le croyait LECEXNE, il nous est arrivé de trouver des microbes, même du streptocoque hémolytique, dans ces pre-, mières heures. Aussi les cultures de liquides ont une grande valeur pronostique et permettent-elles de prévoir, dans une certaine mesure, les complications suppurées secondaires. Ces constatations constituent incontestablement un argument en faveur du drainage des points déclives du pelvis.

Ces complications suppurées sont, en effet, d’apparition relativement tardive, et de symptomatologie fruste. Les malades se sont remontés de leur shock, ont un ventre souple, lorsque généralement, la deuxième ou la troisième semaine, on voit apparaître une fièvre oscillante indice de suppuration. Dès lors on doit penser à l’abcès, en connaître les principales localisations, pour le rechercher méthodiquement.

En résumé, dans ces complications suppurées, il faut distinguer deux ordres de faits : 1° Des simples périlonites enkystées résiduelles se produisant au niveau des points où le liquide septique se collecte : Dougias, fosse iliaque ; 2° Des suppurations infectieuses mélaslatiques, abcès du foie, abcès du cerveau, de pathogénie comparable à celle des complications pul-

monaires par embolie microbienne.

Nous signalerons avant de terminer l’étude de ces complications suppurées, un cas de psoïte (obs. 57), survenue un mois après l’opération. Elle fut traitée par incision et guérie.

Enfin, une parotidite suppurée (obs. 16). Il semble qu'il faille attribuer à cette parotidite l'indication pronostique habituelle, c’est-à-dire très mauvaise, que cette complication imprime à toutes suites opératoires chez des malades affaiblis. |

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