LES OCCLUSIONS ÉLOIGNÉES PAR BRIDES DE PÉRITONITE PLASTIQUE
Nous en avons deux observations. Dans l’observation 79, le malade fut opéré en juin 1928 d’un ulcère duodénal perforé, les suites furent excellentes. Le 6 octobre 1931, ce malade fut ramené d'urgence à la porte de l’'Hôtel-Dieu pour une occlusion aiguë. L’intervention montra qu’il s'agissait d’une occlusion par brides de péritonite plastique. On pratiqua une résection de l’anse grêle étranglée, avec suture bout à bout
au bouton de Vizcarp. Les suites furent excellentes et nous avons depuis de bonnes nouvelles de ce malade.
Dans la deuxième observation (n° 193) il s’agissait d’une occlusion chez un malade qui avait fait une perforation itérative sur un ulcère peptique de la bouche gastro jéjunale. Trois mois après la seconde intervention, il fut hospitalisé à nouveau pour un syndrome d’occlusion aiguë. L'intervention montra qu’il s'agissait d’une bride située dans la fosse iliaque droite, et cause de l’occlusion. Section de la bride. Iléostomie sur la dernière anse grêle dilatée. Guéri-
son.
De ces deux cas, on ne peut rien conclure. Comme dans toute laparotomie, surtout quand il s’agit de lésions inflammatoires, on court un risque d’occlusion tardive. Mais cette proportion est minime.
4° LES ÉVENTRATIONS TARDIVES
Elles sont très fréquentes dans les suites d’ulcère perforé. Elles paraissent relever de plusieurs facteurs: la mauvaise qualité du péritoine sus-ombilical, les suppurations pariétales fréquentes, l’imperfection des sutures faites très rapidement, enfin parfois l’existence d’un drainage à travers la cicatrice de l’incision.
Ce sont très souvent de petites éventrations, bien tolérées. Dans certains cas, elles peuvent poser un problème diagnostique : devant des malades présen-
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tant des phénomènes dyspeptiques, on peut se demander s’il s’agit de tiraillements par adhérences épiplooïques au niveau de l’éventration, (ce qui est à com- Parer aux hernies épigastriques), ou bien s’il s’agit d’une lésion gastrique récidivante sous-jacente.