‹ Résultats immédiats et éloignés des interventions pour ulcères gastro-duodénaux perforés (D'après les malades du service de garde de l'Hôtel-de-Dieu de Lyon)Chapitre 57 sur 65 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Les conclusions thérapeutiques

Une étude analytique telle que celle que nous venons de faire sur un ensemble de cas assez nombreux, en examinant d’une façon aussi objective que possible les faits, doit, pour être de quelque utilité, se terminer par des conclusions thérapeutiques. Au cours des précédents chapitres, nous avons, à propos de tel ou tel ordre de faits, présenté quelques réflexions personnelles, et les principales déductions qui en résultaient. Nous avons même, à propos de telle ou telle complications, exposés la sanction thérapeutique particulière qui nous semblait la plus logique.

Ce que nous voulons indiquer dans ce chapitre, c’est de façon synthétique la ligne de conduite générale qui paraît pour nous être la conclusion de cette étude statistique : nous croyons qu’on peut en tirer des raisons assez précises de choisir, en face d’un ulcère perforé, un type d’opération propre à concilier à la fois les nécessités d’une intervention d'urgence et le souci du résultat éloigné.

Nous dirons tout de suite que s’il nous semble utile de mettre en lumière quelques points particuliers de

la conduite opératoire, c’est uniquement en nous ba-

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sant sur des chiffres, sur des pourcentages, donc sur des faits précis, que nous le ferons. Il n’y aura dans ce chapitre, ni l’exposé de préférences personnelles, ni la traduction des idées de tel ou tel chirurgien, mais simplement la conclusion qui, logiquement, doit découler de l’étude impartiale des faits.

La première conclusion qui ressort de notre statistique, comme de toutes celles qui ont été anterieurement publiées, c’est la nécessité absolue du diagnostic et de l'intervention précoces. Nous avons, vu, en effet, l'augmentation rapide de la mortalité immédiate, ou proche, à mesure que l'intervention est pratiquée plus tardivement. D’autre part, l’acte apératoire, dans les cas opérés plus tardivement, devient plis complexe, oblige à des drainages complémentaires. Certains auteurs y voient un des facteurs des complications secondaires.

Une deuxième conclusion, qui nous semble s’imposer, c’est la nécessité d’une intervention rapide, aussi peu shockante que possible, qui cherche à réduire au minimum les risques si grands de complications pulmonaires; mais ceci, tout en permettant le traitement efficace, direct de la lésion : nous avons vu, en effet, l'immense supériorité du traitement direct sur le simple tamponnement-drainage.

Discuter les moyens de réaliser une telle intervention, c’est poser tout le problème technique du traitement de l’ulcère perforé, c’est-à-dire envisager successivement

1° Le mode d’anesthésie.

2° La voie d’abord.

3° Le choix du type d'intervention à pratiquer sur l'estomac.

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