‹ Résumé complet d'archéologie. Orné de planches. Par M. ChampollionFigeac. Tome premier second Monumens d'architecture, de sculpture et de peinture, comprenant les constructions de tout genre, les statues, basrelief, ... avec une introduction historique et terminé par un vocabulaireChapitre 11 sur 37 · DES COLONNES ET OBELISQUES · texte numérisé non relu

DES COLONNES ET OBELISQUES

campane, sont d’une élégance et d’une richesse extraordinaires.

53 . Grecs. Le plus ancien ordfe chefc lés Grecs fut le dorique (fîg. 2), et c’est lui qui démontre pleinement l’origine égyptienne de l’arcliitecture grecque. Il était court et massif comme les constructions les plus anciennes sur les bords du Nil, et réunit néanmoins une noble simplicité «à beaucoup de grandeur. La colonne dorique avait d’abord beaucoup d’épaisseur et peu d’élévation; elle approchait quelquefois de la forme d’un cône tronqué; elle n’avait pas quatre diamètres inférieurs de hauteur; on lui en donna ensuite un peu plus; telles sont les colonnes des deux temples de Pæstum. On arriva à leur donner cinq diamètres et demi, et cette réforme remonte au temps de Périclès; celles des propylées d’Athènes en ont près de six , et 011 les porta enfin à six diamètres et demi inférieurs, comme au temple de Jupiter Néméen entre Argos et Corinthe. Les Romains portèrent ces proportions jusqu’à 16 modules. La colonne ionique (fig. 3 ) a le caractère d’une beauté mâle et sévère. Llle eut d’abord pouf hauteur huit diamètres, compris le chapiteau, et non la

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base. Celles de WÉrechtheum , à Athènes, ea ont neuf environ , et on les porta quelquefois jusqu’à dix. La colonne corinthienne (fig. 4 ) surpasse toutes les autres en élégance et en magnificence ; tous les charmes de l’art et du goût s’y montrent ordinairement. On lui donnait la même hauteur qu’à la colonne ionique ; son chapiteau seul avait plus d’élévation. Il repose sur une astragale qui lui sert de base et qui termine le fût de la colonne.

54. Étrusques. L’ordre toscan (fig. 5) leur appartient en propre. La hauteur de la colonne toscane, le chapiteau et la base compris, était égale à un tiers de la longueur de l’édifice , le diamètre inférieur était égal au septième de la hauteur, et la diminution du fût allait jusqu’au quart de ce diamètre. Telles sont les proportions données par Yitruve d’après le temple toscan de Cérès à Rome ; il n’en reste aujourd’hui aucun modèle. Ou a cru le retrouver à Pæstum et dans l’amphithéâtre de Véronne; mais les proportions diffèrent sensiblement du toscan primitif dont il est ici question.

55. Romains . La colonne composite (fig. 6) appartient aux Romains ; elle est absolument

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