‹ Résumé complet d'archéologie. Orné de planches. Par M. ChampollionFigeac. Tome premier second Monumens d'architecture, de sculpture et de peinture, comprenant les constructions de tout genre, les statues, basrelief, ... avec une introduction historique et terminé par un vocabulaireChapitre 15 sur 37 · Momies humaines. L’usage, ou bien le dé · texte numérisé non relu

Momies humaines. L’usage, ou bien le dé

90 MONUMF.NS D’ARCHITECTURE.

faut de terrain pour les cimetières, et aussi les excavations faites dans les montagnes pour l’extraction des matériaux employés dans les immenses monumens de l’Egypte , firent que tous les morts y étaient momifiés. Mais l’état du défunt et la dépense qu’il pouvait faire, décidaient encore de son sort. Les pauvres étaient seulement desséchés par le selordinaircou parle natrum, enveloppés dans des toiles grossières et placés ainsi dans les catacombes. Le corps des grands personnages était au contraire l’objet de soins minutieux et entouré de riches ornemens. Des embaumeurs de diverses classes et dont chacun avait des attributions spéciales, étaient chargés d’extraire le cerveau par le nez au moyen de petites pinces appropriées à cet usage, les entrailles et les viscères principaux au moyen d’une incision faite sur le côté; le corps était ensuite épilé, lavé et livré à l’action des sels qui desséchaient les muscles et toutes les parties charnues. Les cheveux étaient frisés ou tressés , et après l’expiration des délais déterminés par des réglemens sévères , surtout à l’égard des corps de femmes, l’embaumement commençait , et voici ce que

TOMBEAUX, MOMIES, CERCUEILS, etC. QI

l’examen d’un grand nombre de momies m’a appris. La tête était remplie jusqu’à moitié du baume le plus parfait; quelquefois on remplaçait les yeux naturels par des yeux d’émail, et on dorait la figure entièrement. Le ventre reprenait sa proéminence en le bourrant d’herbes sèches ou de coton, et en y mêlant du baume. On y mettait aussi quelquefois des figurines en terre émaillée ; un scarabée a été trouvé sous l’oreille droite d’une momie ouverte chez M. Durand , à Paris.

Le corps entier était plongé dans le baume.

On enveloppait ensuite , avec des bandelettes d’étoffes plus ou moins fines , chaque doigt des pieds et des mains , quelquefois après en avoir doré les ongles ; on a vu aussi que chaque doigt était enfermé dans un étui en or. On laissait encore de riches colliers et des bagues à certaines momies. Les bandelettes couvraient ensuite chaque membre séparément , et enfin le corps tout entier ; et , au moyen de serviettes , d’écliarpes , de tuniques quelquefois hors de service, on tâchait de rendre à la momie ses formes naturelles et proportionnées. La tête était l’objet de soins particuliers : j’ai trouvé sur le visage

Ç2 MONUMEKS D’ARCHITECTURE.

d’une momie plusieurs doubles de mousseline très-fine; le premier était d’abord collé sur la chair, les autres sur celui-là, et au-dessus de tous une couche de plâtre qui conservait les traits de la figure et était couverte d’une feuille d’or ; les yeux y étaient peints ; du plâtre très-fin, coulé à l’intérieur de ce masque , a donné le portrait du mort et jusqu’au relief des sourcils. Ces masques sont quelquefois seuls au-dessus des bandelettes, et embrassent toute la tête jusqu’à la poitrine.Un collier s’y rattache ensuite, formé de grains et de cylindres de verroterie, dififérens de couleurs et entremêles de figures de divinités en terre émaillée et plates , attachées aussi au collier. Au-dessous est le devant d’une tunique de même matière , où les couleurs sont également très-variées, mais de manière à former des dessins réguliers de scarabée , de globe ailé , etc. , et une inscription hiéroglyphique perpendiculaire. Les singularités et la variété qu’on remarque dans l’arrangement des momies sont infinies.

Au lieu de collier et de tunique d’émail , on trouve plus ordinairement un cartonnage qui enveloppe toute la momie en forme de

TOMBEAUX, MOMIES, CERCUEILS, etC. q3

gainç; ce cartonnage, de papier ou de toile, est très-solide et recouvert par une couche de plâtre sur laquelle on a appliqué des peintures et même des dorures. Ces peintures sont relatives aux obligations de l’àme, à ses visites à diverses divinités , et l’inscription hiéroglyphique perpendiculaire qui est sur le milieu contient le nom du mort, quelquefois celui de ses père et mère, et ses titres et qualités. Le cartonnage enveloppe souvent la momie toute entière, et il est rapproché par derrière au moyen d’un lacet. Ainsi arrangée, la momie était déposée dans le cercueil.

78. Les cercueils de momies sont ordinairement de bois de sycomore ou de cèdre , et même de cartonnage. Il est d’une seule pièce ; des peintures le couvrent en dedans et en dehors; elles représentent des scènes funéraires , et le nom du mort y est souvent répété. L’âme fait ses offrandes à chaque divinité , et il y a à cet égard une variété de sujets qu’on ne peut indiquer ici en détail. Le couvercle, également d’une seule pièce, est aussi couvert de peintures analogues, quelquefois en dedans et en dehors , et sur sa partie supé-

rieure, le visage est en relief, peint , quelquefois doré; une barbe tressée est attachée au menton quand la momie est celle d’un homme ; l'absence de cet appendice indique les momies de femmes. Un grand collier et des symboles couvrent la poitrine , une inscription perpendiculaire est au milieu et des scènes funéraires sur les côtés. Ce cercueil est quelquefois enfermé dans un second et celui-ci dans un troisième d’assez grande dimension ; ils sont également couverts de peintures et d’inscriptions. Ces cercueils , ainsi terminés, étaient déposés dans les chambres sépulcrales , où on les trouve encore.

Diverses offrandes étaient placées tout auprès , et quelquefois des simulacres d’instruinens de la profession du défunt, des coudées s’il était architecte, des palettes s’il était scribe, etc., enfin des figurines et des vases.

79. Les vases nommés canopes par les amateurs , étaient au nombre de quatre , de matières plus ou moins précieuses, selon la qualité du défunt, et placés auprès de son cercueil. Il y en a en simple argile, et en albâtre oriental zôné de la plus grande beauté.

Ces quatre vases forment une série complète;

CVNOrES, FIGURINES, PAPYRUS, etc. g5 les viscères principaux de la momie y étaient déposés , pliés d’abord dans un linge et noyés ensuite dans le baume. Les cauopes ont une forme de cône renversé ; les quatre de la môme série ou du môme mort, sont égaux en hauteur et en grosseur, mais les quatre couvercles diffèrent tous entre eux ; ils figurent une tôte de femme, une tôte d’épervier , une tôte de schakal et une tôte de cynocéphale. Un cartouche carré tracé sur leur panse , contient plusieurs colonnes perpendiculaires d’hiéroglyphes qui expriment l’adoration du mort à chacune des quatre divmités dont les symboles ornent les couvercles , et le nom du mort qui la leur adresse. Une inscription au pinceau remplace quelquefois l’inscription gravée en creux. Il est rare de trouver réunis les quatre vases de la môme série bien complets.

80. Les figurines offertes en hommage aux morts, sont de celles qu’on rencontre en si grand nombre dans les tombeaux ; elles sont en bois et peintes, en pierre ou en terre émaillée, avec des inscriptions en creux. On retrouve le môme nom du défunt sur toutes celles qui sont dans la môme sépulture, et jetées sur

96 MOWUMENS D’ARCHITECTURE.

le sol autour du cercueil. On en a remarqué

où le nom du défunt est encore en blanc, ce qui autorise à croire que ses parens et ses amis se procuraient de ces figurines chez les fabricans ; la prière funéraire pour le repos de l’ânie y était déjà tracée; il n’y manquait que le nom du mort; on l’ajoutait et on déposait ce témoignage de regret auprès de lui.

Ici le luxe trouvait encore moyen de se montrer ; quelquefois aussi ces figurines étaient déposées dans des caisses divisées en cases où elles étaient amassées. Ces caisses , qui sont peintes, ont de deux pieds environ de longueur et la moitié de hauteur ; un couvert à coulisse ferme l’ouverture de chaque casel^ 81. PapjtTiis. On a trouvé dans quelques momies des manuscrits sur papyrus, de longueurs et de hauteurs très-variables. La dévotion des morts ou des vivans nous a transmis ces restes précieux de la littérature égyptienne, et les manuscrits de ce genre ont été les premiers connus des modernes , parce qu’ils devaient être les plus nombreux , les seuls d’ailleurs dont la conservation fût assurée par l’usage même qu’ou en fit. Ces rouleaux de papyrus se trouvent dans le cer-

TOMBEAUX, PAPYRUS, etc. ijy

cueil ou sous les bandelettes même des momies ; entre leurs cuisses , sur la poitrine ou sous leurs bras. Il y en a qui sont mêlés à l’embaumement , et d’autres qui ont été d’abord embaumés , c’est-à-dire fermés dans un étui cylindrique en baume durci, qu’il faut d’abord ouvrir pour en tirer le papyrus. On en connaît un qui a jusqu’à fi6 pieds de longueur; il est au musée de Turin. Celui du cabinet du Roi, à Paris, n'a que 22 pieds; la longueur des autres varie jusqu’à deux ou trois pieds. Celui de Turin peut être considéré comme complet. Dans tous, le haut de la page est occupé par une ligne de figures des divinités que l’ànie visite successivement. Le reste est rempli par des colonnes perpendiculaires d’hiéroglyphes qui sont les prières que l’àme adresse à chaque dieu ; vers la fin du manuscrit est peinte la scène du jugement. Le grand dieu est sur son trône ; à ses pieds est un énorme crocodile femelle, la gueule ouverte; derrière, la balance divine, surmontée d’un cynocéphale emblème de la justice universelle ; les bonnes et les mauvaises actions de l’àme sont pesées en sa présence ; Thôth écrit le résultat. D’autres scènes, ordinaire-

98 MOA’UMEHS D'ARCHITECTURE.

ment d’agriculture, ornent les pages de ce manuscrits; les papyrus de ce genre sont le Livre funéraire égyptien, et plus ou moins complet selon que le mort pouvait faire plus ou moins de dépense ; peut-être même selon que , par son rang , il avait plus ou moins d’obligations à remplir envers Dieu ; car dans l’opinion des Egyptiens , les rois avaient à les remplir toutes, et les grands plus que les simples particuliers : l’extrait du rituel général pouvait donc être déterminé selon le rang et l’étendue des devoirs. On trouve aussi beaucoup de ces rituels écrits, non en hiéroglyphes , mais en caractères hiératiques , ou tachygrapliie des signes hiéroglyphiques. Les premiers représentent toujours des objets pris dans la nature ou dans les arts humains , et les seconds ressemblent à des caractères alphabétiques et ne conservent que rarement des formes analogues aux hiéroglyphes : la ligne de figures qui occupe le haut de la page , fait toujours distinguer ces extraits du rituel, de tous les autres genres de manuscrits. Ils donnent un grand intérêt aux momies, mais il n’y a aucun moyen de reconnaître si une momie en renferme ou non ; le plus sur, c’est de l’ou-

TOMBEAUX, TUMULI, etC. 99

vrir, toutes les fois que la beauté des peintures dont elle est ornée, et qu’il faudrait sacrifier, ne le défend pas. Toutefois on peut attaquer par derrière les cartonnages peints , en retirer la momie , la fouiller et la remettre en place ; il n’y a là aucun dommage pour l’art , et l’amateur peut souvent.recueillir des objets d’un grand intérêt. La plupart des corps ainsi dépouillés , se conservent longtemps ; mais cette espèce de squelette couvert de sa peau est d’un aspect hideux qui satisfait la curiosité, mais qui ne peut être publiquement exposé dans un cabinet.

82. Tombeaux grecs. Les Grecs honorèrent aussi la mémoire des morts par des monument publics. Ceux des fondateurs des villes et ceux des héros étaient dans l’intérieur des murailles , et les autres en dehors. A Sparte, une loi de Lycurgue permettait cependant d’enterrer les morts autour des temples et dans • la ville. Les plus anciens tombeaux des Grecs étaient des tumuli ou monticules factices ; on en voit encore dans la plaine de Troie, qui ont été décrits par Homère. Plus tard, un * simple cippe, ou colonne tronquée , entouré d’arbres verts , s’élevait au-dessus de la sé- *

IOO MOÎfUMEÏfS d’architecture.

pulture , et une inscription rappelait le nom et les titres du défunt. Le luxe se mêla aussi à ces commémoraisons , et il reste encore des monumens funéraires , où l’architecture et la sculpture ont déployé de grandes perfections. Les tombeaux élevés aux frais du trésor public, à des citoyens illustres , étaient les plus remarquables. Ceux des simples particuliers ne sont ordinairement que d’une seule pierre , dont la forme approche de celle des autels isolés; mais le contenu de l’inscription et l’emblème , ne permettent pas de les confondre. On distingue par ces mêmes moyens les tombeaux des chrétiens ; ceux-ci portent une ou plusieurs croix dans leurs ornemens , accompagnées quelquefois du monogramme du Christ ( le X surmonté d’une croix) , avec ou sans les lettres A et S2, allusion aux paroles du Christ lui-même. Comme l’usage de brûler les morts était très -ancien dans la Grèce, leurs cendres étaient déposées dans une urne qui était placée dans le tombeau ; ces urnes , de matières , de formes et dimensions diverses , portent aussi quelquefois des inscriptions qui expliquent leur usage.

8L Dans la grande Grèce , les tombeaux

TOMBEAUX, TUMULI, etC.' IOI

étaient construits dans la terre en pierres de taille, et cette enceinte était couverte en dalles formant un toit. Le mort y était déposé terre , ses pieds tournes vers l’entrée ; on plaçait à côté de lui, ou on suspendait aux murs par des clous de bronze , des vases peints , de diverses grandeurs , et c’est dans ces tombeaux qu’on a recueilli les beaux vases grecs peints qui font l’ornement de nos cabinets.

84. Les Étrusques creusaient dans le roc vif, des grottes peu profondes, composées quelquefois de plusieurs pièces , mais ayant en général la forme d’une croix. Les murs de ces grottes étaient souvent couverts de peintures relatives aux funérailles et «à 1 état de l’âme après la mort; le corps difcdéfunt était dépose sur le sol ; une porte fermée en défendait l’entrée , et une ouverture à la voûte , remarquée dans quelques-uns de ces tombeaux , y laissait introduire un peu de lumière. On connaît aussi des vases d’argile ronds et terminés en pyramide , et ayant une petite ouverture, qui étaient de véritables urnes cinéraires ; on les découvre dans la

lOS MONUMENTS d’aRCHITECTURE.

Campanie au-dessous de plusieurs couches de laves.

85. Les Gaulois rendirent aussi de grands honneurs aux morts. Imbus par leurs Druides du dogme de l’immortalité de l’âme , ils espéraient aussi son retour dans le corps qu’elle avait d’abord animé , et malgré l’intervalle qui nous sépare de ce peuple , ses monumens funéraires existent encore en grand nombre dans les provinces du centre de la France.

Ils sont de deux espèces.

86. Les Tumuliy ou monticules factices. J’en ai fouillé plusieurs , et j’ai reconnu que le sol était nivelé d'abord ; on le couvrait de dalles brutes, rapprochées le mieux qu’il était possible; le corps était placé dessus , et souvent il conservai# quelques-uns des ornemens qui lui avaient servi durant la vie, tels que colliers en matières communes auxquelles on avait donné la forme d’œufs striés , de disques, etc. , bracelets, poignards et autres armes; des ossemens d’animaux se trouvent aussi mêles à ces débris, enfin des vases de terre noire grossièrement travaillés. Tout cela était recouvert de pierres plates s’élevant en forme de toit circulaire et pyramidal , et

TOMBEAUX, TUMULI, PIERRES FICHEES. Io3 enfin enveloppé de pierres etde terre on se formait un gazon épais. L’élévation de ces monticules est très-variable; le temps les a abaissés, mais il en existe encore de 3,5 et io pieds de hauteur depuis la base. On en connaît même de dimensions dix fois plus considérables, et qui annoncent un personnage éminent. Le meilleur moyen de les fouiller est de faire une tranchée de 2 pieds sur leur plus grand diamètre, et avec plus de précautions à mesure qu’on s’approche du centre. Ces tombeaux sont souvent très-voisins l’un de l’autre, et il paraît aussi que les pierres fehees étaient une dépendance des plus considérables.

87. O11 appelle pierres fichées , des pierres plates de moins de 1 pied d’épaisseur, larges de 1 «à 4 » et longues de 10 à 20 et au-delà , qui sont plantées en terre par leur extrémité la plus large ; ordinairement , et dans les pays où l’inclinaison des couches des rochers est verticale, on enfonçait ces pierres entre deux de ces couches , et engagées par leur propre poids , elles y sont encore debout. Elles sont brutes et sans aucun travail ni ornement; j’en ai vu une semblable

104 MOKBMENS ü’ ARCHITECTURE.

près d’un grand tumulus auquel elle servait comme de signal. Lorsqu’on les trouve absolument isolées, il est possible que le tumulus ait disparu. Il 31’y a pas encore longtemps que les paysans allaient, pendant la nuit, ôindre ces pierres avec de l’huile et les entôurer de fleurs.

88. Pierres levées. Cette autre espèce de monumens gaulois est très-commune en France ; des énormes pierres plates et longues sont placées de charnp^ et parallèlement dans la terre à 3 ou 4 pieds de distance; à l’une des deux extrémités, une autre pierre ferme cette sorte de chambre, et une autre les couvre toutes trois. On a voulu y reconnaître des autels gaulois, mais celles que j'ai fouillées ne permettent pas de douter qu’elles ne fussent des tombeaux. A peu de profondeur, on trouvait bientôt des ossemens humains , des débris d’ornemens, des armes de silex , de serpentine ou de bronze, et des ossemens de petits animaux qui pouvaient y avoir été enterrés avec le mort. On y a trouvé aussi quelquefois, à côté des pierres du tombeau, des os de cheval et d’autres grands quadrupèdes. Le plus remarquable des monumens

TOMBEAUX, MOMIES, SEPULCRES, CtC. Io5

de ce genre est celui qu’on appelle pierre martinc , dans la commune de Livernon, près- Figeac, département du Lot. La pierre supérieure a 23 pieds et demi de long, 9 pieds 2 pouces de large, et près de 2 pieds d’épaisseur. Cette masse énorme repose sur les deux autres pierres parallèles ; elle est en équilibre sur leur renflure , et il suffit de la moindre pression avec un doigt pour lui donner un mouvement d’oscillation qui se prolonge assez long-temps. ( Statistique du département du Lot , par M. Delpon , ouvrage manuscrit , couronné par l’Académie des sciences, en 1821.)

89. Momies gauloises. On appelle ainsi des corps desséchés , trouvés en Auvergne dans le siècle dernier. Us ne portent cependant les traces d’aucune préparation balsamique ; ils sont entourés de linges, et paraissent avoir été ensevelis avec quelques soins. Peut-être leur conservation est-elle due à la nature du sol, plutôt qu’à un embaumement dont on ne connaît que ces deux exemples. Ces momies gauloises sont déposées au cabinet d’anatomie comparée du Jardin du Roi.

Page 1