‹ Résumé complet d'archéologie. Orné de planches. Par M. ChampollionFigeac. Tome premier second Monumens d'architecture, de sculpture et de peinture, comprenant les constructions de tout genre, les statues, basrelief, ... avec une introduction historique et terminé par un vocabulaireChapitre 18 sur 37 · STYLE PARTICULIER A CHAQUE PEUPLE. I · texte numérisé non relu

STYLE PARTICULIER A CHAQUE PEUPLE. I

contre la perfection des statues qui étaient l’ouvrage de leurs prédécesseurs.

99. Style romain. Les Romains , qui n’étaient rien encore qu’une petite bourgade quand les Etrusques cultivaient tous les arts, les imitèrent comme les Grecs l’avaient fait d’abord, et pour parler plus clairement, tous les ouvrages des premiers temps de Rome furent exécutés par des artistes étrusques.

Les plus anciens uionumens de cette ville furent donc conformes au style contemporain de l’art étrusque ; il y a donc parité dans les figures ; les attributs seuls peuvent les faire distinguer, et ces attributs avertissent si la figure se rapporte à la croyance, à l’histoire ou des Etrusques ou des Romains. Il n’y eut donc pas de style romain proprement dit ; on remarque seulement que les figures des premiers temps, exécutées par les Romains , portent , comme eux dans ce temps - là , la barbe et les cheveux longs. Dès la seconde guerre punique, les artistes grecs remplacèrent les artistes étrusques à Rome ; la prise de Syracuse fit connaître aux Romains les beaux ouvrages de la Grèce , et ils tournèrent bientôt en ridicule leurs anciennes sta-

îMÎ MONÜMENS DE SCULPTURE.

tues en argile ; les artistes grecs abondèrent à Rome, et l’histoire de l’art romain se confond dès-lors avec celle des vicissitudes de l’art grec. On pent remarquer seulement, commè une généralité, que les figures romaines sont plus ramassées, moins sveltes , plus graves, et d’une expression moins idéale que les figures grecques, quoique faites également par les artistes grecs (fig. 1 3).

100. Comme remarque générale , nous ajouterons ici que le plus sûr moyen de reconnaître l’origine d’un monument, est dans la nature même des inscriptions, quand il en porte, chaque peuple les ayant tracées dans sa propre langue et avec son propre alphabet. Il faut aussi s’assurer que l’inscription n’est point d’un temps postérieur au monument même, ni l’ouvrage d’un faussaire. Il y a des exemples de cette supercherie.

101. Nous ne dirons rien du style gaulois , les ouvrages qu’on leur attribue sont trop suspects, et, dans tous les cas, d’une 'difformité qui suppose l’enfance de l’art et tout au plus une certaine capacité d’imitation grossière. Telles sont leurs médailles antérieures à la conquête des Gaules par les Romains ;

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