DES MAISONS
occupa ensuite, près de celui-ci, la partie là plus reculée de la maison. Les mœurs grecques condamnaient les femmes à une retraite habituelle; une grande salle était destinée à leurs travaux , entourées de leurs esclaves ; à . la suite était le thalamus , ou chambre à coucher , et avant la salle de travail , X anti-thalamus > ou sallon pour les visites; une salle à manger, et les autres chambres nécessaires au service domestique, se trouvaient auprès.
L’appartement du mari se composait de plusieurs salles de festin , de musique et de jeux , et ensuite était un portique ou galerie pour la conversation et la promenade intérieure; il était près de la bibliothèque et de la galerie des tableaux. Un portier gardait l’entrée delà maison , qui était ordinairement un long corridor, conduisant aux appartemens; un hennés , ou une statue d’Apollon Loxias , ou un autel à ce dieu, ornait cette entrée; de petits corps debâtimens, voisins delà maison, étaient destinés aux étrangers. Il paraît que les maisons grecques n’avaient qu’un seul étage; le pavé était un ciment très-dur; le toit était une plateforme entourée de balustrades , et les jours y étaient pris plutôt que sur
les côtés de la maison. ( On peut -voir le plan d’une maison grecque , dans l’Atlas du Voyage d’Anacharsis, et dans le plan des ruines de Pompeï, levé dans tous leurs détails, par M. Bibent , architecte ).
35. Les Romains, qui vivaient dans un appartement commun avec leurs femmes, adoptèrent aussi pour leur maison , une distribution différente de celle de6 Grecs. La porte conduisait dans X atrium, espèce de porche construit en carré long, d’après les proportions des différens ordres , et plus ou moins orné, selon la dépense qu’on y faisait; les appartemens étaient situés sur les deux côtés longs; au fond était le tablinum ouïes archives , en le traversant on arrivait dans la cour entourée d’un portique, et où se trouvaient les salles à manger , à recevoir les visites , la bibliothèque , la galerie des tableaux et les bains; les ornemens en marbre n’y étaient pas épargnés. La maison de Lépide était la plus belle de Rome; les seuils des portes étaient en marbre de Nu mi die : à Athènes, les maisons de Thémistocle, celle d’Aristide , différaient peu de celle du plus pauvre citoyen.
Les Romains donnèrent plusieurs étages à
leurs maisons , et pour prévenir l’insalubrité qui en résultait, Auguste borna leur hauteur à 70 pieds, que Trajan réduisit même à 60.
Du reste, on comprend très-bien que l’on ne peut donner ici que des généralités sur des constructions où la variété des goûts et des fortunes dut en introduire beaucoup dans le plan, l’étendue, la richesse et la commodité des maisons. Ce fut dans leur villa ou maison de campagne, que les Romains déployèrent un luxe sans bornes; les objets d’art et les productions des peuples les plus éloignés , ajoutaient à la profusion des autres ornemens et à l’élégance des mosaïques , des stucs et des peintures : c’est dans la villa des empereurs ou des citoyens les plus riches, qu’ont été retrouvées les plus belles productions des arts de l’antiquité.
SECTION III
Des temples.