DE LA LUNE. I7I
ment point d’autres causes, puisque son intensité dépend de la quantité de lumière que la terre lui transmet (i).
Au reste, nous avons déjà dit que la lune paraît n’avoir qu’une atmosphère extrêmement rare et point de liquides à sa surface , d’où l’on doit conclure qu’elle n’a point d’êtres vivans, ou du moins qu’ils diffèrent totalement de ceux des planètes. Avouons cependant que de véritables savans sont d’une opinion contraire, et prétendent même distinguer à sa surface les travaux de ses liabitans.
Quoi qu’il en soit, le pouvoir extraordinaire de nos télescopes nous permet de distinguer dans la lune des espaces qui n’ont pas un quart de lieue. (Voyez la carte de la lune, pl. II ). Nous y voyons ainsi une multitude de taches plus ou moins brillantes et de figures très-diverses , que nous reconnaissons pour des montagnes et des vallées à la pe -
(1) Cependant le docteur Leslie, célèbre physicien anglais, vient de renouveler tout récemment l’opinion de la phosphorescence de la lune, qu'il pense être une comète fixée autour de la terre par la puissance de son attraction.
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nombre qui les environne , et à la forme pointue ou obtuse qu’elles nous offrent quand les cornes commencent à être éclairées : par ce moyen , on est même parvenu à mesurer la hauteur de ces montagnes : elles sont beaucoup plus élevées que celles de la terre. On donne entr’autres à celle qu’on nomme Ste.- Catherine , n° 2 5 de la carte, 3 lieues de hauteur perpendiculaire.
La lune , observée au télescope , perd totalement l’espèce de figure grossière qu’elle montre à l’œil nu. Nous avons déjà dit qu’il *• est probable qu’elle ne renferme pas de liquides ; ainsi, les taches ne sont pas des mers, comme on le croit généralement, mais des vallées et des enfoncemens. Quelques-uns sont très-profonds , et la tache désignée sous le nom d ' Aristarqtie f n° 3, a même donné à penser à quelques astronomes que la lune était percée en cet endroit. D’autres taches semblent des volcans, et plusieurs savans leur attribuent la chute des aérolithes sur notre terre : récemment encore , des taches ont présenté des apparences qu’il est difficile d’attribuer à d’autres causes qu’à des éruptions volcaniques. II existe plusieurs séléno •*