‹ Résumé complet d'astronomie ... Par C. BaillyChapitre 31 sur 48 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

Des Comètes.

L’apparition des comètes a été clans tous les âges le sujet de la terreur du vulgaire, qui les considérait comme des présages de guerre, de peste, ou d’autres grandes calamités. Encore en 1773, l’annonce d’un mémoire, dans lequel Lalande déterminait celles des comètes observées qui peuvent le plus approcher de la terre, répandit un effroi universel ; et ce n’est point sans peine que les astronomes parvinrent à rendre la sécurité aux esprits prévenus. Cependant la comète de 1811, qui ne fut accompagnée d’autre catastrophe que d’une abondante récolte d’excellent vin, joint à la connaissance plus généralement répandue de ce que sont les comètes, ‘commença à les réhabiliter dans les esprits , et on s’habitua peu à peu à ces voyageurs qu’on sait venir de plus loin , mais appartenir au même système que nous.

D’ailleurs combien de comètes restent inaperçues , si ce n’est des astronomes , et ce sont souvent les plus rapprochées de la terre ! N’en découvre-t-on point presque chaque

année, souvent même plusieurs , dans quelque partie du ciel ?

Autrefois on regardait les comètes comme des phénomènes météoriques, et ce futTycho- Brahé qui prouva le premier qu’elles étaient à une plus grande distance de nous que la lune. Maintenant on sait que ce sont des corps soumis comme les planètes à l’empire du soleil; mais, au lieu de circuler autour de lui dans des ellipses assez rapprochées du cercle, elles parcourent des ellipses extrêmement allongées ou même indéfinies comme les paraboles , en sorte qu’elles quittent dans ce cas les lois de notre soleil, et vont sans doute se mettre à la suite de quelque autre étoile. Au lieu de parcourir une orbite peu différente du plan de l’écliptique, et de tourner toutes autour du soleil d’occident en orient comme les planètes et les satellites , les comètes coupent l’écliptique sous toutes sortes d’angles, circulent dans tous les sens et avec toutes sortes de vitesses, se meuvent dans toutes les directions et sur tous les plans : au lieu d’être toujours visibles , le grand allongement de leur orbite les fait apparaître momentanément et dans des positions très-diverses ; enfin, au lieu d’ê-

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tre des globes circulaires nettement tranchés comme la terre, elles offrent des figures irrégulières , souvent bizarres ; leur noyau mal défini, souvent transparent, est entouré de chevelures , de queues plus ou moins singulières , dont les dimensions sont souvent prodigieuses, et leur constitution physique mal connue, diffère totalement de celle des planètes. ( Voyez la Carte du système solaire,

pl. IL)

Mille systèmes ont été inventés à l’occasionnes comètes ; mais il semble plus raisonnable de penser que ces astres ne sont point toifs semblables , et , vouloir les ramener à un type unique, n’est-ce point soumettre le chaos à une règle? Tantôt on suppose que ce sont d’énormes corps massifs environnés d’une atmosphère fort légère, peut-être lumineuse ; tantôt ce sont des amas de matières gazeuses ou étliérées : les uns en font des soleils éteints, les autres des corps destinés à alimenter le feu du soleil. Que penser de toutes ces opinions, et de celle de plusieurs savans qui attribuent à des comètes condensées et fixées autour des planètes, la formation des satellites? En compensation de boule-

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versemens terribles, nous pourrions donc avoir l’espoir d’étre accompagnés d’une seconde lune.

Newton le premier calcula la marche de la comète de 1680; il reconnut que les irrégularités apparentes de sa marche s’expliquaient par la révolution de la terre, et que, comme les planètes, elle suivait les lois de Képler, mais en se mouvant dans des ellipses très-allongées ; depuis on a découvert que toutes les comètes se soumettent a ux mêmes règles. On peut donc connaître le temps de leur révolution, et prédire leur retour , excepté pour celles qui, au lieu d’avoir un mouvement elliptique, décrivent une parabole ; car l’observation et le calcul , pendant la période de la révolution où la comète est visible, ne peuvent saisir la différence de ces deux courbes ; et , dans le dernier cas , au lieu de reparaître à l’époque fixée, elle disparaît pour jamais. En outre le retour annoncé ne peut être qu’approximatif, à cause des perturbations considérables que la comète doit nécessairement éprouver dans sa course par l’attraction des planètes dont elle s’approche : c’est ainsi qu’une comète , qui devait revenir tous les

î8a des co-iiirEs.

dix ans , n’a plus reparu , sans doüte troublée dans sa marche en passant très-près de Jupiter. On conçoit en effet qu’en traversant dans tous les sens les orbites planétaires , les comètes peuvent tellement s’approcher des planètes, que leur mouvement soit changé en parabole ou quelque autre courbe, et qu’elles soient dès-lors forcées de quitter notre système. Il peut encore arriver que l’action de la planète soit assez prépondérante pour la forcer de circuler autour d’elle , l’entrainer avec elle dans son mouvement annuel, et en changeant sa révolution, son état, sa nature, liquéfier ou condenser sa substance, en un mot, s’en faire un satellite; enfin , si c’est un événement contraire à toutes les probabilités , il est cependant dans l’ordre des choses possibles qu’une comète vienne à rencontrer une planète, et on conçoit qu’alors elle pourra ^a briser, la détruire , la bouleverser de fon&en comble. C’est ainsi que les astronomes , en supposant à la fameuse comète de 1680 une période de révolution de 5 y 5 an$f trouvent que ce fut la même qui répandit un si grand effroi au temps de Jules-César, et en suivant plus loin la même

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période, qu’elle dut aussi paraître à l’époque <lu déluge : la même comète doit revenir dans l’année îsd/j.

Il paraît donc que chaque comète se meut autour du soleil dans une courbe particulière, dont cet astre occupe le foyer, et que cette courbe est une ellipse très-excentrique. Nous verrons plus tard que les comètes se meuvent aussi autour du soleil, de manière à décrire des aires égales dans des temps égaux, en sorte qu’il est démontré cjue la même loi générale delà nature, la gravitation universelle, les retient dans certaines limites , et qii’uue force impulsive dont elles sont douées, les empêche , aussi bien que les planètes, de tomber au centre commun d’attraction. Mais le temps très-coui t et la très-petite partie de la course périodique pendant lesquels les comètes nous permettent de les examiner, rendent fort difficiles les calculs et les observations nécessaires pour déterminer la nature de l’orbite et la durée de la révolution. La

moindre erreur produit sur le résultat total une différence très-considérable, et le retour de la comète ne peut être annoncé avec certitude et d’une manière rigoureuse.

Trois observations sont nécessaires pour mettre les astronomes à même de calculer le retour d’une comète, et c’est à les faire avec exactitude que doivent s’attacher ceux qui en découvrent; mais c’est ce qui a été fait pour bien peu des comètes anciennement observées. Lorsqu’une comète paraît, le rôle d’un astronome est donc de déterminer les points où se place la comète pendant son apparition, la distance qu’il y a entre la courbe qu’elle a décrite et le foyer, c’est-à-dire le soleil, enfin les nœuds , c’est-à-dire les points d’intersection de la courbe delà comète avec les lignes de l’écliptique et des équinoxes.

Avec ces élémens il pourra connaître le périhélie de l’orbite de la comète; et, sachant la durée de son apparition , prédire l’époque de son retour. Il pourra aussi , recherchant dans les tables des anciennes comètes observées la période calculée, affirmer que c’est la même comète qui avait paru à telle époque. Pour calculer ces retours avec précision, il est nécessaire de tenir compte des perturbations que la comète devra éprouver dans son trajet de la part des autres astres.

On trouve mentionnée dans les auteurs

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l'apparition de plus de 5 oo comètes, et encore combien en est-ii qui ont échappé soit par leur petitesse, soit par leur position relativement à la terre ! A la vérité , beaucoup sont sans doute les mêmes qui se représentaient «à certaines périodes; mais, quoi qu’il eu soit, à peine en est-il i 3 o dont on ait donné des observations assez précises pour prédire et reconnaître leur retour. Halley , après avoir observé de la sorte la comète de 1682, trouva que les élémens de celles de 1456, 1 53 1 , 1607, s’y rapportaient : il reconnut ainsi une période de yS ans, et prédit le retour de la comète pour 17 5 g seulement, parce qu’elle serait un peu retardée par l’attraction des planètes. Clairaut essaya même de déterminer le jour du périhélie et toutes les circonstances du mouvement. Ces prédictions furent confirmées , et , d’après de nouveaux calculs, cette comète reviendra en 1 835. C’est celle dont la marche est la mieux connue et la plus certaine. En 1818, on a découvert une petite comète, presque toujours invisible à l’œil nu , et dont le retour est si fréquent qu’011 devrait l’assimiler aux planètes si son ellipse n’était fort allongée; sa période

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est de 3 ans et 4 mois , et en effet elle a reparu en 1822. On l’avait déjà observée en 1795 , 1801 et i 8 o 5 . Elle a beaucoup d’analogie avec Cérès , et a été vue avec et sans noyau, avec et sans queue, nouvelle preuve des continuelles variations de ces corps. Elle reparaîtra vers la fin de l’été de i 8 a 5 , et doit passer au périhélie le 16 septembre.

Cette comète et la grande de 1819 ont servi à reconnaître la diaphanéité de leur masse; en effet, on a calculé qu’à certains jours elles avaient passé devant le disque du soleil, et cependant les observations des taches, n’en ont fait reconnaître aucune qu’on pût leur attribuer. Leur substance est donc assez rare, assez transparente pour que, interposée entre le soleil et nous, elle demeure invisible. On savait déjà que la lumière des étoiles non seulement traverse leurs queues , mais encore le noyau de celles qui paraissent avoir été bien observées : car si des astrono- • mes savans constatent l’apparition de comètes dont les queues étaient énormes , la vitesse prodigieuse, tout l’aspect singulier et effrayant, ce 11’est que dans des auteurs étrangers à l’astronomie qu’on trouve la des-

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cription de comètes plus grandes que le soleil, comme celle de l’an 117 , ayant la forme d’une épée qui s’étendait du zénith à l’horizon , comme celle de 4°°> observée à Constantinople par Gainas; ou même aussi grandes et aussi brillantes que la lune, comme plusieurs dont font mention certains historiens. Cependant Hévélius rapporte que celle de i65a égalait le diamètre de la lune, mais qu’elle était pâle et comme troublée. On en a vu plusieurs dont le diamètre apparent surpassait déplus de quatre fois celui de Jupiter ou de Vénus.

Le temps pendant lequel les comètes nous sont visibles , varie beaucoup , mais il ne dépasse guère six mois, et plusieurs n’ont paru que pendant quelques nuits. Parmi les plus remarquables de celles qui ont été visibles pendant fort long-temps, on cite celle de l’an 64 , au temps de Néron ; celle de 6o3, au temps de Mahomet ; celle de 1 340 , lors de l’irruption de Tamerlan; celle de 1729. La comète de 18 11 fut visible depuis le mois de mai jusqu’au mois d’octobre, et celle de 1819, aussi pendant plusieurs mois.

La distance des comètes à la terre , et leur

vitesse de translation , présentent de grandes différences. Il en est dont le mouvement est si lent et qui sont si éloignées, qu’on les prendrait pour des étoiles fixes ou des nébuleuses, tandis qu’il en est qui parcourent plus de 20 millions de lieues par jour. En général leur vitesse, qui augmente toujours en approchant du soleil, est d’autant plus considérable qu’elles en passent plus près.

On a constaté que la comète qui parut en 1770, parcourut en un seul jour 5 o°; celle de 1760, plus de 4i°; celle de 1664, 164° en 17 jours. La comète qui approcha le plus de la terre, car elle n’en était pas à 800,000 lieues , est celle qui parut en 1770 : au reste elle ne parait lui avoir causé aucun dérangement.

Ce qui rend les comètes si remarquables , ce sont les formes bizarres que leur donnent les queues ou les chevelures qui les accompagnent presque toujours. Quelquefois cependant elles présentent un noyau plus ou moins considérable , assez distinct, et seulement un peu troublé; mais le plus ordinairement une queue blanchâtre et comme pliosphorique les suit , ou bien les précède , ou bien les entoure, prenant alors l’aspect d’une cheve-

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lure (Voyez , dans la Carte du Système solaire , les comètes A et D) , en raison de leur position relativement au soleil ; car le résultat constant des observations démontre que cette queue est toujours diamétralement opposée au soleil , et on en donne l’explication en disant que c’est la lumière de cet astre qui repousse devant elle la substance de la comète : mais outre que le faisceau de lumière le :

plus considérable 11e peut imprimer le moindre mouvement au levier le plus léger, outre que cette explication ne peut s’accorder avec l’opinion la plus probable sur la nature delà lumière, elle n’est guère satisfaisante en raison des dimensions prodigieuses de quel- *

ques-unes de ces queues : en effet, on en a vu qui s’étendaient du zénith à l’horizon , 011 en a reconnu qui avaient plus de 100 millions de lieues ; la queue de la comète de 1769 occupait un espace de 97 0 , celle de la comète de 1819 avait 4 millions de lieues, et si elle eût été plus considérable, la terre y eût été plongée : encore M. Olbers pense-t-il que cela nous est arrivé en effet, mais seulement à sou extrémité.

A vrai dire, toutes les explications qu’on

igo DES COMÈTES,

a voulu donner de ces prolongemens bizarres de la matière cométaire n’ont aucune probabilité, et comme leur nature est entièrement inconnue, on ne peut dire ce qu’il nous arriverait si nous étions enveloppés par une queue de comète; mais celle de 1770 avant passé au milieu du système des satellites de Jupiter, et aucun dérangement n’ayant été aperçu par suite à la surface de la planète, il paraît que cela n’aurait aucun résultat fâcheux. En 1783, un brouillard sec, qu’011 a dit phosphorescent , régna continuellement pendant trois mois dans presque toute l’Europe , et on l’attribua «à une queue de comète qui nous enveloppait, mais cette explication ne peut être admise, parce que ce brouillard n’existait point en mer à pareille latitude.

Les queues de comètes présentent différens aspects : le plus souvent elles augmentent en étendue , et diminuent en intensité à partir delà comète; mais celle de 1744 avait la forme d’un éventail divisé en plusieurs branches ; celle de la fameuse comète de ifi8o avait aussi l’aspect le plus bizarre; celle de la comète de 1811 était divisée en deux parties dont la divergence a beaucoup varié, et qui

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étaient courbées en sens contraire. ( Ces trois comètes sont représentées dans la carte du Système solaire , planche //, celle de 1744 > en C ; celle de 1680, en C ; celle de 1811 , en F..) La comète qu’on a observée le a 3 janvier 18 a 4 a présenté cette singularité remarquable que, contre la disposition ordinaire, la queue était dirigée vers le soleil. Au reste, il est digne de remarque que la queue de la !

même comète et la comète elle-même changent presque toujours de forme , d’aspect et d’éclat en très-peu de jours. Newton dit que « les queues augmentent à mesure que la co- « mète approche du soleil, et sont surtout « très-longues et très-lumineuses après le pé- *

« rihélie : alors aussi elles sont ordinairement « convexes du côté où la comète se meut, et « ce côté est mieux tranché et plus brillant.

«< Quand la queue est parvenue à sa plus « grande longueur, elle diminue bientôt pour « s’évanouir ensuite entièrement, ce que suit « de près la disparition totale de la comète.

« C’est un amas de matière très-rare et de la « plus grande transparence, puisque l’éclat « des étoiles les plus faibles 11’est point atté- « nué en les traversant. » *

On a beaucoup agité la question de savoir quelle est la nature physique des comètes , et si elles sont lumineuses par elles-mêmes : il est constant qu’Hévélius et Lahire se sont trompés en croyant distinguer des phases à celle de 1682; et n’est-il pas bien difficile d’expliquer comment une matière aussi rare et aussi tenue que la substance des queues des comètes , peut réfléchir assez de lumière solaire pour devenir aussi éclatantes que plusieurs l’ont été? Quoi qu’il en soit , le physicien, par la polarisation qu’éprouve la lumière en traversant certains corps (1), sait maintenant distinguer la lumière directe de la lumière réfléchie, et l’on peut attendre de ce moyen la solution de cette question.

Dirons-nous que toutes les comètes ne sont point de la meme nature? que quelques-unes ne paraissent rien autre chose qu’un amas de vapeurs peu distinct , très-transparent , peu lumineux? que d’autres sont de même nature , mais présentent une portion plus dense . et plus opaque , appelée le noyau , plongée dans la matière rare et vaporeuse? Dirons nçus»que la plupart des comètes sont entou-

' 1) Voyez le Traité des fluides impondérables.

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î-écs d’une atmosphère assez dense pour réfléchir en partie la lumière solaire, et l’empêcher d’arriver en abondance jusqu’à la partie solide ou le noyau qui, quoique plus brillant que le reste, n’approche point de l’éclat des planètes ? ou bien que le noyau n’est lui-même qu’une partie, mais plus condensée, de cette matière très-rare peut-être lumineuse?

On sait que la grande comète de 1780, après avoir dépassé le périhélie, projeta une queue énorme, et qu’elle n’était alors distante du soleil que de la sixième partie du diamètre de cet astre, en sorte qu’il devait lui cacher la plus grande partie des cieux. D’après cela, concluerons-nous avec Keill « que la « chaleur qu’elle a eu à supporter dépasse « toute imagination, et était sans doute « plus de 3 ooo fois celle du fer rouge? en « concluerons-nous que les corps des co- « mètcs, qui peuvent soutenir une si grande « chaleur, doivent être très-dlnses, très-durs, « très-résistans , et que si elles n’étaient que « des amas de vapeurs , elles se dissiperaient * entièrement à l’approche du soleil ? »

Mais plutôt ne dirons-nous point avec

Iÿ4 des aérolithes.

Herscliel « qu’une matière nébuleuse , extré- « mement rare et faiblement lumineuse, est « partout répandue dans l’espace ; qu’il s’y « trouve quelques points plus denses qui for- « ment des centres d’attraction autour des- « quels le reste se réunit peu à peu ; que par « cette condensation et ce déplacement, il se « forme des corps qui peuvent circuler autour « du centre commun de gravité ; que la con- « densation, poussée à un certain point, pro- « duit les comètes , et que les planètes sont « dues à une condensation plus parfaite? »

Nous abandonnons ces idées aux méditations des lecteurs et aux recherches des savans; mais , dans le chapitre suivant , nous allons leur trouver de nouvelles applications.

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