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mités, il aboutit aux paies. Ceux-ci sont donc pour nous les points de l’axe du monde rendus sensibles par le repos des astres qui y sont placés : le pale boréal , septentrional ou arctique nous est visible; le pôle austral , méridional ou antarctique nous est caché, et pour nous est ipresqui antipode.
Toutes les étoiles parcourent des lignes parallèles à un autre cercle qui divise la sphère en deux parties égales , et est perpendiculaire aussi bien à l’axe du monde qu’au plan du méridien ; c’est X équateur ou ligne équinoxiale. L’équateur est donc la roue également distante des pôles et qui partage le inonde en deux hémisphères ; celui que nous habitons est le nord, l’autre le sud : de même le méridien qui passe par les deux extrémités de l’essieu du monde, partage la sphère en deux autres parties, l’djf et Y ouest : ce sont 1 à les quatre points cardinaux du ciel.
Quand un observateur est placé sur une surface unie comme la mer, il se voit entouré par un grand cercle qui sépare la partie visible des deux de celle que la terre lui cache : ce cercle , qui semble l’endroit du globe en contact avec le ciel, est Y horizon. La
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ligne perpendiculaire à ce cercle et qui passe par l’observateur donne les pôles de l’horizon : celui de ces pôles qu’on imagine placé dans l’espace au-dessus de la tête de l’observateur est le zénith; celui qu’on suppose traverser le globe au-dessous de ses pieds, est le nadir.
11 est évident que chaque observateur a un horizon différent : chaque heu ne voit donc pas en même temps la même moitié du ciel , et des astres visibles pour un lieu ne le sont point pour d’autres. Mais un observateur tourné vers le pôle nord a toujours le sud derrière lui , l’est à sa droite, 1 ouest à sa gauche, le zénith sur sa tète, le nadir sous ses pieds, le méridien passant sur sa tête et sous ses pieds par le nord, le zénith, le sud
et le nadir.
Il résulte de cette observation que si l’horizon est différent pour chaque lieu de la terre , il en est de même des points cardinaux qui sont ses divisions ; il en est de même du zénith et du nadir qui sont ses pôles; enfin , il en est de thème du méridien pour tous les observateurs qui ne sont pas placés sur une même ligne du nord au sud. Mais ces différences n’altèrent point en lui les pro-
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priétés que nous lui avons reconnues. Le méridien renferme toujours les points cubninans des combes des astres, il indique toujours le midi et le minuit par les points d’intersection qu’y fait le passage du soleil; seulement ce n’est pas au même instant que ces phénomènes apparaissent dans les différens lieux.
Tous les astres nous semblent faire leur révolution autour de nous en 24 heures environ, c’est-à-dire qu’on a partagé en 24 parties appelées heures , le temps de leur retour périodique au méridien : ils paraissent donc parcourir dans cet espace de temps les 36 o degrés 0 qui servent à diviser tous les cercles de la sphère. Ces heures , aussi bien que ces degrés , sont eux-mêmes divisés en 6o parties appelées minutes ' , et ces minutes en 60 secondes". On conçoit que sachant d’avance à quelle heure tel phénomène céleste apparaît dans un lieu de la terre, on peut connaître la place qu’on y occupe , par la comparaison de l’heure à laquelle le même phénomène s’y manifeste ; en effet , puisque les astres parcourent uniformément les 36 o° de la sphère, si le phénomène observé arrive, par exemple, une heure plus tôt ou plus tard dans le second
DIVISIONS
lieu que dans le premier , on en conclura qu’on est distant de ce lieu, à l’est ou à l’ouest, de i 5 ° ou de la 24 e partie de 36 o°. C’est ce qu’on appelle la longitude d’un lieu , l’un des deux élémens nécessaires pour connaître sa position exacte (1).
La latitude , le second de ces élémens, est la plus courte distance d’un lieu «à l’équateur : elle est donc septentrionale ou australe , selon que ce lieu appartient à l’un ou à l’autre hémisphère. La latitude est indiquée par la hauteur du pôle au-dessus de l’horizon, hauteur qui lui est toujours égale; ainsi, dire qu’à Paris la latitude est de 48° 5 o' 14^, c’est dire que l’axe du monde et l’horizon y font cet angle. La latitude est donc nulle sous l’équateur, et sous le pôle elle est égale à 90°.
Des observations analogues à celles qui fournissent les latitudes et les longitudes terrestres, indiquent la position des astres dans
( 1 ) On prenait autrefois pour point de départ le méridien de l’ilc de Fer, la plus occidentale des Canaries; mais maintenant, en France, on compte les longitudes à partir du méridien de l’Observatoire de Paris, et en Angleterre, à partir de celui de Greenwich près Londres : ils diffèrent entre eux de ?. u 25*. La longitude est 01 ientale ou occidentale jusqu'à i8o° du point de départ.