‹ Résumé complet d'astronomie ... Par C. BaillyChapitre 6 sur 48 · DE LA SPHÈRE · texte numérisé non relu

DE LA SPHÈRE

la sphère étoilée. Ainsi , le temps qui s’est écoulé entre le passage d’une étoile au méridien et celui du point du ciel qu’on a choisi pour repaire , fait connaître son ascension droite : on la compte ordinairement à partir du lieu idéal de X équinoxe de printemps y.

De même, la position d’une étoile entre le pôle et l’équateur, est ce qu’on appelle sa déclinaison , laquelle est, par conséquent, boréale ou australe. Ainsi, la distance à l’équateur et celle à un méridien donné, qui, appliquées aux lieux de notre glohe, s’appellent latitude et longitude , appliquées aux corps célestes , s’appellent déclinaison et ascension droite. La position d’un astre dans le ciel est connue , lorsque ces deux points sont déterminés.

Quand on connaît l’ascension droite et la déclinaison des astres , rien n’est plus facile que de construire un glohe qui donnera la représentation fidèle des cieux. Il suffit de décrire, pour chaque étoile, un cercle parallèle à l’équateur pour la déclinaison , et un méridien à la distance convenable de celui qu’on a choisi comme point de départ, pour l’ascension droite ; les points d’intersection seront nécessairement les positions des

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étoiles. On appelle globe céleste cette représentation exacte de la sphère étoilée, il aide beaucoup à l’intelligence parfaite de l’astronomie. Les planisphères ou mappemondes célestes , représentent- cette sphère sur une carte , c’est-à-dire sur une surface plane ; ils donnent cependant une idée de la construction des cieux, comme les cartes géographiques donnent une idée de la terre. (Voyez planche I, figure i.)

La recherche de la latitude et de la longitude du soleil, pour chaque jour de l’année , fait voir qu’il ne demeure point dans la ligne équinoxiale, mais décrit des cercles parallèles à l’équateur et qui s’en écartent peu à peu de chaque côté de 23 ° 27' i; ce cercle de la révolution annuelle que le soleil semble décrire, est Y écliptique. Le zodiaque , qui le contient, est une bande qu’on imagine dans le ciel et qui renferme les révolutions apparentes de la lune et des planètes : il s’étend environ à 8° de chaque côté de l’écliptique et est partagé en 1 a parties de 3 o° chaque , occupées par des signes ou constellations particulières. Les deux points de l’écliptique , qui coïncident avec l’équateur, sont les équinoxes ; ceux où le soleil

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en est le plus loin, sont les solstices , et les deux: cercles parallèles «à L’équateur qui passent par les solstices, sont les tropiques : ils forment les limites de la zonctorride t c’est-à-dire des lieux qui voient le soleil au zénith. Ceux pour lesquels cet astre rase l’horison au moins durant un jour, commencent à être placés sous les cercles polaires , ou zone glaciale : aux pôles mêmes on n’a qu’un jour et une nuit de six mois. Les climats qui s’étendent depuis les tropiques jusqu’aux cercles polaires, forment la zone tempérée : le soleil n’y parait jamais au zénith ni à l’horizon. (Voyez la pl. I, fig. a., et la pl. III, fig. io.)

Tous les cercles, tous les points qu’on suppose exister dans le ciel, on les répète sur la terre. Ainsi, le lieu de sa surface, qui est exactement placé sous le pôle nord du monde , est aussi son pôle nord : on dit que la sphère est parallèle pour les habitans des pôles dont l’horizon coïncide avec l’équateiu*, qu’elle est droite pour les habitans de l’équateur qui ont les pôles «à l’horizon , enfin qu’elle est oblique • pour les habitans des autres lieux auxquels l’équateur ne paraît ni parallèle ni perpendiculaire à leur horizon.

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